« Je les soutiens » : Wembanyama prend position sur les manifestations

Victor Wembanyama ballon

Depuis San Antonio, Victor Wembanyama affiche son soutien aux lycéens mobilisés en France depuis mi-septembre. La star des Spurs affirme les entendre et les soutenir.

Une prise de parole après le match contre Atlanta

C’est en conférence de presse, dans la soirée du 8 octobre 2026, que Victor Wembanyama a choisi de s’exprimer sur le mouvement lycéen français. La franchise de San Antonio venait de s’incliner 123-116 face aux Hawks d’Atlanta lors du premier match de pré-saison, mais la star de 22 ans n’avait pas la tête qu’au basket. Interrogé par le journaliste Maxime Aubin pour L’Équipe sur les blocus et manifestations qui paralysent de nombreux lycées en France depuis plusieurs semaines, Wembanyama a répondu longuement, avec sincérité et une émotion perceptible. Sa prise de position a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et des rédactions françaises, tant elle tranche avec la prudence habituelle des sportifs de haut niveau sur les sujets sociaux.

Des racines nanterriennes au coeur du propos

Pour Wembanyama, ce mouvement n’est pas abstrait. Il y a une dimension personnelle évidente. « Ce qui me touche, c’est que ce n’est pas quelque chose de totalement inconnu pour moi. J’étais au lycée à Nanterre, qui était déjà un bastion des blocus à l’époque. J’étais lycéen il n’y a pas si longtemps », a-t-il confié. Le natif du Chesnay a en effet grandi et forgé sa carrière sportive dans les Hauts-de-Seine, portant les couleurs du club de Nanterre de ses 10 à ses 17 ans, avant de rejoindre Lyon-Villeurbanne, les Métropolitans, puis San Antonio en 2023. Cette trajectoire, il la mesure pleinement : « J’ai eu la chance de m’extraire, c’est une situation que j’ai la chance de ne plus vivre. » Une phrase qui en dit long sur la conscience sociale d’un joueur qui n’a pas oublié d’où il vient.

Victor Wembanyama entraînement
Victor Wembanyama. Crédit : Instagram / @wemby

« Je les entends et je les soutiens »

La déclaration centrale est venue sans détour. « Ce sont des inégalités systémiques, des problèmes tellement profonds… Je suis content que les lycéens, les jeunes en général se fassent entendre, car je les entends et je les soutiens. Et j’espère que les gens qui sont tout là-haut en feront de même. » Des mots forts, directs, qui ont résonné bien au-delà du monde du basket. Quelques heures avant cette conférence de presse, Wembanyama avait déjà donné un signe discret mais éloquent : sous sa dernière publication Instagram, où on le voit à Paris près de la Tour Eiffel datée du 7 octobre, un internaute lui avait lancé « Wemby, viens manifester avec nous ». Sa réponse : « J’aimerais trop. » Deux mots. Suffisants.

Un engagement extra-sportif qui s’affirme

Cette prise de position s’inscrit dans une tendance de fond chez Wembanyama. Le joueur a déjà refusé publiquement tout partenariat avec des sites de paris sportifs, répondant à une question sur le contrat entre LeBron James et Polymarket. Il s’était également exprimé sur les opérations de l’ICE, la milice anti-immigration déployée par Donald Trump, lors des manifestations à Minneapolis. Des prises de position qui ne lui font plus peur. Comme il l’avait lui-même confié en août dernier : « Les années passent et j’ai de moins en moins de filtres, j’ai de moins en moins peur de dire ce que je pense. Je n’ai plus peur de partager mon opinion, ni d’énerver les gens. » Un sportif de 22 ans qui assume pleinement sa voix publique. C’est rare. C’est précieux.

Une saison NBA qui s’annonce historique

Sur le plan sportif, Wembanyama aborde cette saison 2026-2027 avec une ambition décuplée. La précédente s’est conclue par une finale NBA perdue face aux Knicks de New York, une épopée qui a confirmé son statut de meilleur joueur de la planète en devenir. San Antonio lance sa pré-saison avec quatre matchs supplémentaires programmés, face aux Suns le 11 et le 15 octobre, contre Utah le 13, et contre Sacramento le 17. La saison régulière débutera le 21 octobre face au Thunder d’Oklahoma City. Wembanyama sera là, sur le parquet. Mais aussi, visiblement, partout où la jeunesse a besoin qu’on l’entende.

La rédaction ICONIQ. Sport

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *