Racisme contre Kylian Mbappé : la lettre ouverte lunaire de la sénatrice paraguayenne au capitaine des Bleus

La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, auteure de propos racistes contre Kylian Mbappé après la défaite du Paraguay face à la France, a récidivé en publiant une lettre ouverte accusant le capitaine des Bleus de misogynie et en exigeant ses excuses.

Des insultes racistes qui ont choqué le monde entier

Tout commence après la victoire de la France face au Paraguay en Coupe du Monde (1-0). Dans la foulée du match, la sénatrice Celeste Amarilla, 61 ans, déverse sur X une salve d’attaques d’une violence inouïe contre Kylian Mbappé. Elle l’y décrit comme un « Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid », ajoutant qu’il « tétait des noix de coco » au lieu du « lait maternel » et que « les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés ». Des propos immédiatement condamnés en France, au Paraguay, et par toute la communauté footballistique internationale.

Mbappé répond avec fermeté

Face à ces attaques, Kylian Mbappé ne s’est pas tu. Le capitaine des Bleus a publié une réponse directe et sans ambiguïté sur ses réseaux sociaux. « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction », a-t-il écrit. « Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette Coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays. Je ne laisserai jamais aux gens comme elle, la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde. » Un message salué par le président Emmanuel Macron, la ministre des Sports Marina Ferrari et le président de la FIFA Gianni Infantino, qui a condamné « sans équivoque » les propos racistes de la sénatrice.

Amarilla repart à l’attaque et retourne l’accusation

Loin de s’excuser, Celeste Amarilla a publié dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet une longue lettre ouverte, en espagnol et en français, à l’attention de Mbappé. Elle y retourne l’accusation en prétendant être victime de sexisme. « Tu me méprises en raison du genre, justement tu m’offenses parce que je suis une femme », écrit-elle. Elle y évoque une « violence de genre pure et dure » et une « violence politique contre une femme arrivée là avec le vote populaire de son peuple ». Une rhétorique qui a déclenché une vague d’indignation supplémentaire.

Des menaces d’actions légales contre Mbappé

La sénatrice conclut sa lettre par un ultimatum au joueur. « Rétracte-toi avec moi, honore ta citoyenneté française et présente tes excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre », menace-t-elle. Elle affirme par ailleurs s’être « repentie » d’avoir « maltraité » Mbappé avec des insultes, reconnaissant que ses tweets initiaux avaient été supprimés, mais des captures d’écran avaient déjà circulé massivement. « Je me suis rendu compte que je répétais des schémas que je déteste », concède-t-elle, sans toutefois présenter d’excuses claires.

Une polémique qui dépasse le cadre sportif

L’affaire a rapidement dépassé le seul cadre du football pour devenir un sujet politique majeur. Le gouvernement paraguayen lui-même a pris ses distances, condamnant via son ministère des Affaires étrangères des propos « contraires aux valeurs et principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect de la dignité humaine ». La tentative d’Amarilla de transformer une affaire de racisme en question de sexisme n’a convaincu personne. Elle illustre au contraire la profonde incompréhension d’une élue qui, en cherchant à esquiver sa responsabilité, a accentué le tollé autour de son nom.

La rédaction ICONIQ. Politique

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