À 20 ans, Paul Seixas devient le plus jeune vainqueur de l’histoire du Tour de Lombardie

Paul Seixas, coureur cycliste de la Decathlon CMA CGM

À 20 ans, Paul Seixas remporte en solitaire le Tour de Lombardie 2026, décroche son premier Monument et devient le plus jeune vainqueur de l’histoire de la course.

Une attaque imparable dans le Civiglio

Ce samedi 10 octobre, sur les routes du lac de Côme, Paul Seixas a offert au cyclisme français l’un de ses plus beaux dimanches depuis des années. Le Tricolore a fait la décision dans l’avant-dernière ascension de la journée, le Civiglio (4,1 km à 9,8%). Sans produire une attaque fracassante, il a simplement changé de rythme à mi-côte, placer une accélération soutenue qui a d’abord largû Remco Evenepoel et Isaac Del Toro, puis fait craquer Tom Pidcock et Giulio Ciccone à moins d’un kilomètre du sommet. Au sommet du Civiglio, Seixas disposait déjà d’une vingtaine de secondes d’avance sur ses poursuivants. La course était pliée.

La descente maîtrisée, la légende signée

Il a ensuite parfaitement négocié la descente avant de franchir le San Fermo della Battaglia (2,7 km à 7,2%), dernière difficulté du parcours, sans jamais faiblir. Seixas est entré en vainqueur à Como, seul, les bras levés. Il devient ainsi le plus jeune vainqueur de l’histoire du Tour de Lombardie et signe le premier succès tricolore dans un Monument depuis Julian Alaphilippe en 2019. « C’est fou ! Je ne réalise pas pour l’instant. On dirait que c’est un rêve. Aujourd’hui mes jambes me faisaient rêver », a-t-il confié dans les minutes suivant sa victoire.

Paul Seixas en course sur route
Kakoula10 / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0

Un palmarès déjà impressionnant à 20 ans

La victoire de samedi n’est pas un coup de chance. Paul Seixas construit depuis le début de la saison un palmarès qui force le respect. En avril, il avait remporté la Flèche Wallonne au Mur de Huy avant de terminer deuxième de Liège-Bastogne-Liège, derrière Tadej Pogacar. Avant le Tour de Lombardie, il sortait d’une 15e place décevante aux Championnats du monde, où des crampes dans le final l’avaient privé d’un meilleur résultat. Il était revenu en Italie revanchard. Sa réponse a été fracassante.

Un contexte favorable, une victoire méritée

L’absence de Tadej Pogacar, cinq fois vainqueur de l’épreuve, contraint d’arrêter sa saison après une chute sur la Vuelta, avait ouvert la course. Mais face à des adversaires du calibre d’Evenepoel, Del Toro ou Pidcock, la victoire de Seixas ne doit rien au hasard. Il a piloté la course avec une maturité qui dépasse son âge, ménageant ses forces avant de frapper au bon moment, sur le bon col, avec la bonne dose d’énergie. Ses coéquipiers de la Decathlon CMA CGM ont également été exemplaires dans leur travail de protection en amont.

Une nouvelle étoile du cyclisme français

Le cyclisme français tient peut-être son futur grand champion. À 20 ans, Paul Seixas affiche déjà un niveau de régularité et une intelligence de course rares. Avant lui, des légendes comme Eddy Merckx ou Bernard Hinault avaient marqué l’épreuve. Son nom rejoint désormais le palmarès de la Classique des feuilles mortes. Pour un premier Monument à 20 ans et 16 jours, l’exploit est historique. Le reste de sa carrière promet d’être fascinant à suivre.

La rédaction ICONIQ. Sport

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