Auteur/autrice : Rédaction ICONIQ. Politique

  • Fort de Brégançon : dans les coulisses du dernier été présidentiel de Macron

    Fort de Brégançon : dans les coulisses du dernier été présidentiel de Macron

    Emmanuel et Brigitte Macron ont posé leurs valises au Fort de Brégançon pour leur dernière villégiature officielle avant la fin du mandat présidentiel. Un rocher, une forteresse, un symbole de la République qui s’ouvre peu à peu au regard des Français.

    Un îlot au cœur de la diplomatie française

    Depuis l’été 2017, Emmanuel Macron a fait du Fort de Brégançon bien plus qu’une simple résidence de vacances. Perché sur un îlot rocheux culminant à 35 mètres au-dessus de la Méditerranée, dans la commune varoise de Bormes-les-Mimosas, ce fort militaire du XVIe siècle est devenu sous son mandat un véritable outil diplomatique. C’est ici qu’il a reçu Vladimir Poutine en août 2019, dans un tête-à-tête qui avait fait le tour du monde. C’est ici encore qu’il a accueilli le chancelier allemand Friedrich Merz en 2025 pour un conseil des ministres franco-allemand organisé en plein air, sur l’une des terrasses dominant la mer. La forteresse provençale, longtemps réservée au cercle intime du chef de l’État, s’est progressivement imposée comme une antichambre du pouvoir à ciel ouvert, où les grandes décisions européennes se prennent parfois entre deux cigales.

    Macron et Poutine au Fort de Brégançon 2019
    Emmanuel Macron et Vladimir Poutine au Fort de Brégançon en 2019 – © Presidential Executive Office of Russia Creative Commons

    Une résidence officielle depuis 1968 ouverte aux curieux

    Le Fort de Brégançon est la résidence estivale officielle des présidents de la République depuis 1968, date à laquelle Georges Pompidou en fit un lieu de villégiature présidentielle. Depuis, chaque locataire de l’Élysée y a laissé sa trace, de la décoration seventies commandée par Pompidou au designer Pierre Paulin, dont la banquette tricolore Amphys trône toujours dans le vestibule, jusqu’à la piscine hors-sol installée par les Macron en 2018 pour 34 000 euros, au milieu d’une controverse médiatique. Depuis 2014, à la suite d’une décision de François Hollande, le fort s’est ouvert au public en dehors des séjours présidentiels, sous conditions strictes. Visites guidées, groupes de vingt personnes maximum, réservations à prendre parfois six mois à l’avance. En 2025, quelque 3 500 visiteurs ont eu le privilège de franchir ces murs chargés d’histoire.

    Localisation Fort de Brégançon sur Google Maps
    Localisation Fort de Brégançon à Bormes-les-Mimosas – © Google Maps – Capture d’écran

    Bormes-les-Mimosas, au carrefour de la Méditerranée et du pouvoir

    Nichée entre la plage de Cabasson et la presqu’île de Giens, dans le golfe de Giens, la commune de Bormes-les-Mimosas héberge chaque été la présidence de la République. L’îlot où se dresse la forteresse est relié au continent par une petite passerelle. De la plage publique, les baigneurs peuvent contempler la silhouette du fort depuis l’eau, ses tours arrondies, ses murs de pierre dorée et la végétation dense de pins qui l’entoure. Impossible d’en approcher davantage pendant les séjours présidentiels : la sécurité est maximale, le périmètre maritime contrôlé. Mais quelques semaines après le départ du couple Macron, l’Office de tourisme de Bormes-les-Mimosas reprendra les visites, avec son succès habituel. Le directeur David Goncalvès le confirme : la résidence présidentielle est l’activité la plus sollicitée de la commune, dans le top 5 en termes de billetterie et de chiffre d’affaires.

    Allée d'accès au Fort de Brégançon
    Allée d’accès au Fort de Brégançon – © Gnrc Creative Commons

    L’intérieur du fort, un mas provençal à la décoration présidentielle

    Ceux qui ont franchi les remparts décrivent un intérieur qui a progressivement abandonné son austérité militaire pour adopter l’aspect d’un mas provençal cossu, sans ostentation excessive. Seul le salon tranche avec l’ambiance générale, grâce à sa décoration très seventies signée Pierre Paulin. En 2016, un partenariat avec le Mobilier national et le musée Fabre de Montpellier a enrichi les pièces de tableaux de Pierre Soulages, Hans Hartung ou Roger Bissière. Le bureau présidentiel reste le clou de la visite guidée. Équipé d’une table ovale pour les réunions et d’un grand écran pour les visioconférences, il rappelle aux visiteurs que la République ne prend jamais de congés. En 2020, des travaux de rénovation de la cuisine et de la salle de bains ont été engagés pour plusieurs millions d’euros, suscitant de nouvelles critiques sur le coût de la résidence officielle.

    Un dernier été symbolique avant la passation de pouvoir

    Ce séjour de 2026 revêt une dimension particulière. Emmanuel Macron arrive à Brégançon pour la dernière fois en tant que président en exercice, avant la fin de son mandat en mai 2027. Les médias rappellent qu’il y a façonné ses vacances comme un véritable laboratoire politique, mi-familial, mi-diplomatique, recevant ses proches comme des chefs d’État, organisant des conseils restreints entre deux baignades. Une exposition lui est d’ailleurs consacrée actuellement à la Maison Élysée à Paris, retraçant ses étés varois. Ce dernier passage à Brégançon cristallise les interrogations sur l’après-Macron : quel usage le prochain locataire de l’Élysée fera-t-il de ce fort chargé d’histoire, entre diplomatie informelle et villégiature républicaine ? La question est déjà dans les couloirs du pouvoir.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Le programme du voyage apostolique de Léon XIV en France dévoilé : Paris, Lourdes et Metz

    Le programme du voyage apostolique de Léon XIV en France dévoilé : Paris, Lourdes et Metz

    Le Vatican a rendu public le programme détaillé du voyage apostolique de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre prochains. Quatre jours intenses entre Paris, Lourdes et Metz, avec des centaines de milliers de fidèles attendus.

    Vendredi 25 septembre : une première journée parisienne chargée

    Le pape Léon XIV posera le pied en France le vendredi 25 septembre à 10h à l’aéroport d’Orly. La journée démarre fort : après la cérémonie d’accueil, il se rend directement à l’Élysée pour une visite de courtoisie au président Emmanuel Macron, suivie d’un discours devant les autorités françaises, la société civile et le corps diplomatique. À 15 heures, il se rendra au siège de l’Unesco, second pape à y prendre la parole après Jean-Paul II en 1980. En fin d’après-midi, il présidera les Vêpres à la cathédrale Notre-Dame de Paris en présence des évêques, prêtres, diacres et religieux de toute la France. La soirée se conclura en apothéose avec une veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, à Saint-Denis, à 21 heures.

    Samedi 26 septembre : de la Concorde à Lourdes

    Le samedi 26 septembre débutera par un temps fort humain et social : à 9 heures, Léon XIV se rendra à la Maison Bakhita, centre d’accompagnement des personnes migrantes créé par le diocèse de Paris dans le 18ème arrondissement. Une visite symbolique qui remplace une étape dans un établissement de soins palliatifs, écartée du programme en raison de la légalisation de l’euthanasie en France. À 10h15, il rencontrera à l’Institut catholique de Paris les membres de l’assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes. Le temps fort de la journée sera la messe célébrée à 15 heures place de la Concorde et sur les Champs-Élysées, avec 500.000 fidèles attendus selon le diocèse de Paris. En fin d’après-midi, le pape s’envolera pour Lourdes, où il se recueillera dès son arrivée à la grotte des apparitions de Massabielle.

    Dimanche 27 septembre : immersion spirituelle à Lourdes

    La journée du dimanche sera entièrement consacrée au sanctuaire marial de Lourdes. À 9 heures, Léon XIV rencontrera les évêques de la Conférence des évêques de France dans l’hémicycle Sainte-Bernadette. La messe solennelle sur la prairie du sanctuaire suivra à 11 heures, avec la prière de l’Angélus. L’après-midi, le pape rencontrera les volontaires et les malades accueillis par l’hospitalité Notre-Dame avant un moment privé avec des religieuses contemplatives au Carmel de Lourdes. La journée s’achèvera à 21 heures par la prière du chapelet et la procession aux flambeaux sur l’esplanade, l’un des temps les plus attendus de tout le voyage.

    Lundi 28 septembre : Metz et la dimension européenne

    Dernière étape du voyage apostolique, Metz donnera au déplacement une portée clairement européenne. Après son arrivée à l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine, Léon XIV participera au Centre des congrès Robert-Schuman à une rencontre interreligieuse puis à une table ronde intitulée « Aux racines de l’Europe, pour la paix et l’unité ». Selon la presse locale, de nombreux dirigeants européens auraient été invités, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky, sans confirmation officielle à ce stade. Le pape célèbrera ensuite la messe dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz à 16 heures, marchant ainsi sur les traces de Jean-Paul II, venu en 1988. Départ prévu pour Rome vers 19 heures.

    Le pape Léon XIV à Metz - France 2026
    Église catholique en Moselle – ©Diocèse de Metz

    Une rencontre privée avec des victimes d’abus

    Au-delà du programme officiel, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a confirmé qu’une rencontre privée du pape avec des victimes d’abus commis au sein de l’Église est en préparation. Les victimes elles-mêmes seront associées à la conception de ce temps de rencontre, dont les modalités précises n’ont pas encore été arrêtées. L’Église de France a mis en ligne un site officiel pour suivre la visite : pape-france.fr. Les inscriptions gratuites aux cérémonies ouvriront le 10 août, avec 10.000 volontaires mobilisés par le diocèse de Paris pour assurer l’accueil et la logistique de cet événement exceptionnel.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Éric Ciotti signe un arrêté qui interdit de laisser un animal seul dans un véhicule

    Éric Ciotti signe un arrêté qui interdit de laisser un animal seul dans un véhicule

    À Nice, le maire Éric Ciotti a signé un arrêté municipal interdisant de laisser un animal seul dans un véhicule lors des fortes chaleurs, en vigueur jusqu’au 15 octobre. Une mesure forte pour protéger les animaux des négligences estivales.

    Un arrêté municipal pour protéger les animaux

    C’est une décision qui fait écho à une réalité tragique et récurrente chaque été. Le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), a annoncé ce jeudi 6 août avoir signé un arrêté municipal interdisant formellement de laisser un animal seul dans un véhicule sur le territoire de la ville. Applicable jusqu’au 15 octobre prochain, cet arrêté s’active dès lors que la température extérieure atteint 20 degrés, ou en cas de vigilance canicule ou sécheresse déclenchée par les autorités compétentes. Une mesure concrète, pensée pour répondre à un danger réel que beaucoup sous-estiment encore.

    Des températures létales en quelques minutes

    Pour justifier cette décision, le maire de Nice a rappelé un chiffre alarmant : lorsqu’il fait 40 degrés dehors, la température à l’intérieur d’un véhicule peut grimper jusqu’à 100 degrés en moins d’une heure. Une réalité physiologique bien documentée, qui transforme n’importe quelle voiture garée au soleil en véritable four. Les animaux, incapables de réguler leur température comme les humains, sont les premières victimes de ces situations. Chats, chiens et autres compagnons peuvent succomber à un coup de chaleur en un temps record, même fenêtre entrouverte. « Aucun animal ne doit mourir de la négligence des hommes », a martelé Éric Ciotti.

    La police municipale autorisée à intervenir

    L’arrêté ne se limite pas à une interdiction symbolique. Désormais, la police municipale niçoise ou tout autre service compétent sera autorisée à intervenir pour sauver un animal en détresse, y compris en ouvrant le véhicule de force si nécessaire. Une mesure coercitive assumée, qui donne aux agents un cadre légal clair pour agir sans délai. Nice n’est pas la première ville à franchir ce pas : Vence, également dans les Alpes-Maritimes, avait déjà pris un arrêté similaire dès le 8 avril 2026, interdisant de laisser un chien enfermé dans une voiture dès lors que cela représente un risque pour l’animal.

    Que faire si vous constatez un animal en danger ?

    Face à un animal enfermé dans une voiture en plein soleil, le réflexe premier doit être de vérifier si les propriétaires se trouvent à proximité. Si ce n’est pas le cas, le ministère de l’Intérieur recommande d’appeler rapidement la gendarmerie, la police ou les secours. Briser une vitre sans y être forcé reste formellement interdit. Toutefois, l’article 122-7 du Code pénal prévoit un état de nécessité : en cas de danger imminent et urgent, et en présence d’au moins deux témoins, un particulier peut intervenir et se porter garant de sa bonne foi si le propriétaire du véhicule venait à engager une action en justice.

    Les bons gestes en cas d’urgence

    Une fois l’animal récupéré, les gestes à adopter sont précis. Il faut le placer à l’ombre sans attendre, le rafraîchir progressivement avec de l’eau pas trop froide, lui proposer à boire par petites quantités et, dans tous les cas, consulter un vétérinaire le plus rapidement possible. Un coup de chaleur peut laisser des séquelles durables, même sur un animal qui semble s’en être remis. L’initiative niçoise arrive à point nommé alors que la France se prépare à affronter une cinquième vague de chaleur annoncée pour la semaine prochaine.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Le Parlement interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une première en Europe

    Le Parlement interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une première en Europe

    Le Parlement français a définitivement adopté le 21 juillet 2026 une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une première en Europe, saluée par Emmanuel Macron comme une « avancée majeure ».

    Un vote historique

    279 voix pour, 81 contre. C’est le score sans appel de l’Assemblée nationale ce mardi soir, quelques heures après l’approbation du texte par le Sénat. La France devient ainsi le premier pays d’Europe à franchir ce cap législatif, devançant ses voisins qui débattent encore de mesures comparables. Pour Emmanuel Macron, ce vote clôture l’un des chantiers les plus symboliques de la fin de son mandat, qu’il portait depuis plusieurs mois face aux géants de la tech.

    L’Assemblée nationale – Freepenguin / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

    Macron : « La France ouvre la voie »

    « La France ouvre la voie en Europe pour la protection de nos enfants, de nos adolescents. On continue. » Le chef de l’État a réagi rapidement, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux eux-mêmes. Il a aussi posté sur X : « Je m’y étais engagé, c’est désormais voté », en remerciant les parlementaires. Avant d’ajouter qu’il revenait désormais au Conseil constitutionnel de statuer, puis à l’État de rendre la mesure réellement applicable sur le terrain. Un calendrier serré, avec une entrée en vigueur visée dès le 1er septembre 2026.

    Le défi technique : comment vérifier l’âge ?

    C’est là que le bât blesse. Obliger TikTok, Instagram, Snapchat ou X à vérifier l’âge de leurs utilisateurs sans collecter massivement des données personnelles sensibles relève du casse-tête. Plusieurs pistes sont envisagées, dont le recours à des tiers de confiance agréés par l’État. Mais les experts restent prudents sur la faisabilité d’une mise en oeuvre complète avant septembre. Les plateformes qui ne s’exécutent pas s’exposent à des sanctions financières significatives.

    Une application progressive

    La loi entrera en vigueur en deux temps. Dès le 1er septembre, les réseaux sociaux sans système de contrôle de l’âge seront considérés en infraction. Dans un second temps, des exigences techniques plus strictes seront imposées à l’ensemble des plateformes concernées.

    Le portable au lycée aussi interdit

    La loi va plus loin que les seuls réseaux sociaux. Elle étend l’interdiction du téléphone portable au lycée, sur le modèle de ce qui existe déjà dans les écoles primaires et les collèges depuis 2018. Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur des établissements, notamment pour des usages pédagogiques encadrés. Cette disposition s’inscrit dans un mouvement de fond visant à réduire l’emprise des écrans sur la jeunesse française, thème devenu incontournable dans le débat public et scientifique ces dernières années.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • 14-Juillet : un défilé historique sur les Champs-Élysées

    14-Juillet : un défilé historique sur les Champs-Élysées

    Pour son dixième et dernier défilé du 14-Juillet en tant que chef des armées, Emmanuel Macron a présidé ce mardi une parade militaire aux dimensions historiques sur les Champs-Élysées.

    Le dernier 14-Juillet d’Emmanuel Macron

    La journée avait une saveur particulière. En présidant ce défilé, Emmanuel Macron a accompli pour la dernière fois un rituel républicain qu’il a exercé dix fois depuis 2017. Arrivé à 9h50 sur les Champs-Élysées, le président de la République a passé en revue les troupes avant que les honneurs ne lui soient rendus à 10h13. Autour de lui, les gradés et dignitaires savaient que la page allait se tourner. Sur X, Macron a salué les militaires ukrainiens présents dans le défilé avec un message sobre : « Pensées au peuple ukrainien qui lutte pour sa liberté et, avec elle, pour celle de tous les Européens. » Un geste fort, dans un contexte géopolitique tendu, qui a marqué les esprits.

    Emmanuel Macron au défilé du 14 juillet 2026 aux Champs-Élysées – ICONIQ. ©

    35 nations pour le « réveil stratégique de l’Europe »

    Cette édition 2026 s’est voulue résolument tournée vers l’alliance européenne et atlantique. Trente-cinq pays membres de la Coalition des volontaires, cette initiative portée par la France et le Royaume-Uni pour garantir une paix durable en Ukraine après le conflit avec la Russie, étaient représentés sur le défilé. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le général Alexus Gregory Grynkewich, commandant suprême de l’OTAN, avaient été conviés à cette démonstration de cohésion. Pour la première fois dans l’histoire du 14-Juillet, une interaction dynamique entre les troupes au sol et l’appui aérien a été présentée au public, illustrant la complémentarité des composantes terrestre, navale et aérienne face aux menaces contemporaines.

    Légion étrangère défilé 14 juillet 2026
    Défilé du 14 juillet 2026 aux Champs-Élysées – ICONIQ. ©

    Des chiffres records sur les Champs-Élysées

    Les statistiques de cette édition 2026 donnent le vertige. Au total, 6 686 femmes et hommes ont foulé le bitume des Champs-Élysées, un record absolu pour un défilé du 14-Juillet. Dans les airs, 98 avions ont survolé Paris à 300 mètres d’altitude entre l’Arc de Triomphe et la place de la Concorde, dont 90 appareils français et huit avions étrangers. Trente-trois hélicoptères ont ensuite pris le relais, représentant l’armée de l’air et de l’espace, l’armée de Terre, la Marine nationale, la Gendarmerie, la Sécurité civile et la Douane. Sur la chaussée, 315 véhicules, dont une centaine de motos, et 193 chevaux de la Garde républicaine ont complété ce tableau monumental. L’ouverture du défilé aérien a été assurée par neuf Alphajet de la Patrouille de France escortés par deux Mirage 2000 de l’armée ukrainienne, un symbole fort de solidarité franco-ukrainienne.

    Avions défilé 14 juillet 2026 Rafale
    Défilé du 14 juillet 2026 aux Champs-Élysées – ICONIQ. ©

    Une démonstration de force et de pédagogie

    Au-delà du spectacle, le ministère des Armées avait conçu cette édition comme un exercice de pédagogie pour le grand public. La structure hiérarchique et fonctionnelle des forces armées a été mise en scène, de la collecte de renseignements en temps réel à la précision des frappes aériennes, en passant par la logistique et les soins au combat. Des engins insolites ont retenu l’attention, comme l’engin de franchissement de l’avant, un véhicule amphibie de 44 tonnes capable de se déployer en dix minutes pour former un pont flottant permettant le passage d’un char Leclerc. Le 2e régiment des hussards, unité spécialisée dans le renseignement humain, est apparu avec des drones DT-46 tractés derrière ses blindés légers, signe d’une armée pleinement intégrée dans la guerre moderne.

    Blindés VAB défilé 14 juillet 2026
    Défilé du 14 juillet 2026 aux Champs-Élysées – ICONIQ. ©

    Hommage aux 400 ans de la Marine nationale

    Le clou du spectacle était réservé à la Marine nationale, qui célèbre cette année ses 400 ans d’existence, depuis sa fondation par le cardinal de Richelieu en 1626. Composée de 39 000 marins, elle assure la protection et la défense des intérêts nationaux sur tous les océans, et s’est récemment illustrée lors du blocus maritime du détroit d’Ormuz au Moyen-Orient. Le tableau final du défilé a rendu un hommage vibrant à cette institution, avec la Musique de la marine nationale associée au Bagad de Lann-Bihoué, dont les sonorités bretonnes ont évoqué l’ancrage maritime et les traditions navales de la France. Les drapeaux des pays invités ont été mis en valeur, avant que La Marseillaise ne vienne conclure une cérémonie d’une ampleur rarement égalée. En parallèle à Paris, des cérémonies se tenaient à Nice, dix ans après l’attentat meurtrier du 14-Juillet 2016, avec un défilé militaire place Massena et un spectacle de drones sur la promenade des Anglais.

    Marine nationale défilé 14 juillet 2026
    Défilé du 14 juillet 2026 aux Champs-Élysées – ICONIQ. ©

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Présidentielle 2027 : Jean Lassalle lance une cagnotte de 100 000 euros pour financer sa candidature

    Présidentielle 2027 : Jean Lassalle lance une cagnotte de 100 000 euros pour financer sa candidature

    Jean Lassalle, ancien député des Pyrénées-Atlantiques et candidat aux présidentielles de 2017 et 2022, a annoncé le lancement d’une cagnotte en ligne pour financer une troisième candidature à l’Élysée. Objectif fixé : 100 000 euros.

    Un appel aux dons lancé sur Facebook

    C’est via un message publié sur Facebook que Jean Lassalle a officialisé le lancement de sa cagnotte, le 8 juillet 2026. L’ancien élu béarnais, fondateur du parti Résistons, y appelle ses sympathisants à contribuer financièrement pour lui permettre de prendre le départ de la course à l’Élysée en 2027. « Sans finances, il est impossible de démarrer une campagne », écrit-il, ajoutant que nombreux sont ceux qui le sollicitent pour qu’il se présente à nouveau. L’objectif chiffré est clair : réunir au moins 100 000 euros d’ici l’automne pour décider s’il s’engage officiellement.

    Une candidature conditionnée au succès de la collecte

    Jean Lassalle ne s’est pas encore déclaré candidat. Il a précisé, au micro d’Ici Béarn Bigorre, qu’il attendrait les résultats de la cagnotte avant de trancher. « Je verrai à l’automne ce que donne la cagnotte, si elle me permet d’y aller », a-t-il indiqué. S’il juge les fonds suffisants, il devrait annoncer officiellement sa candidature dans les prochains mois. La question des 500 parrainages nécessaires pour valider une candidature ne l’inquiète pas : il estime ne pas avoir de difficulté à les réunir, fort de sa notoriété acquise lors de ses deux précédentes campagnes.

    Un combat contre le « système » des grands partis

    Au-delà de la question financière, Jean Lassalle dénonce une inégalité structurelle dans l’accès au scrutin présidentiel. « Les élites ont préparé un champ de campagne électorale uniquement pour les gros partis. Les autres ne peuvent pas se présenter. C’est pas la démocratie », a-t-il déploré. L’ancien élu, longtemps encarté UDF puis MoDem avant de fonder Résistons en 2016, se pose en candidat indépendant, porteur de sujets que personne d’autre, selon lui, n’aborde. Il avait obtenu 1,2 % des suffrages en 2017 et 3,1 % en 2022.

    Un parcours politique marqué par l’engagement local

    Maire du village de Lourdios-Ichère pendant quarante ans et député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques durant vingt ans, Jean Lassalle incarne une forme de politique de terrain, ancrée dans les territoires ruraux. Il avait perdu en 2024 au premier tour des législatives dans son fief béarnais, quelques semaines après avoir mené une campagne pour les européennes où il avait recueilli 2,4 % des voix. Son retour dans la course présidentielle serait donc sa troisième tentative consécutive pour peser sur le débat national.

    Un contexte présidentiel 2027 encore incertain

    La présidentielle de 2027 s’annonce d’ores et déjà comme un scrutin ouvert, avec plusieurs candidatures en cours de consolidation. Du côté de la majorité, François Bayrou, Hervé Marseille et Élisabeth Borne discutent encore du candidat qu’ils soutiendront. Jean Lassalle, lui, entend peser dans le débat comme il l’a toujours fait : en dehors des appareils, avec le soutien direct des citoyens. Sa cagnotte est désormais en ligne et les contributions sont ouvertes.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • La CEDH accepte d’examiner le recours de Nicolas Sarkozy, une décision qui peut tout changer

    La CEDH accepte d’examiner le recours de Nicolas Sarkozy, une décision qui peut tout changer

    La Cour européenne des droits de l’homme vient de déclarer recevable le recours de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bismuth. Une décision rare et significative qui ouvre la voie à un possible renversement de sa condamnation devant les juridictions françaises.

    La CEDH accepte d’examiner le recours de Nicolas Sarkozy

    Le 9 juillet 2026, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a officiellement communiqué à la France la requête déposée par Nicolas Sarkozy à la suite de sa condamnation définitive dans l’affaire des écoutes téléphoniques, dite affaire « Bismuth ». Cette condamnation, prononcée par la Cour de cassation le 18 décembre 2024, l’avait sanctionné d’un an de prison ferme. La CEDH a jugé la requête recevable, franchissant ainsi un filtre que 90 % des recours ne passent pas. Pour Maître Patrice Spinosi, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation représentant l’ancien chef de l’État, il s’agit d’une « victoire d’étape » et de « la reconnaissance du sérieux juridique de notre argumentation ».

    Secret professionnel de l’avocat au coeur du litige

    Le recours repose sur la violation des droits fondamentaux de la défense. Plus précisément, il vise l’atteinte au secret professionnel entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, protégé par les articles 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les écoutes téléphoniques de leurs conversations constituent, selon la défense, les seuls éléments ayant fondé la condamnation. Devant les juridictions françaises, Nicolas Sarkozy n’a jamais varié sur ce point : il a toujours soutenu qu’il ne pouvait être poursuivi en raison de propos tenus avec son propre avocat. La Cour européenne a reconnu le sérieux de cette argumentation en acceptant d’instruire le dossier.

    Le communiqué officiel de Maître Spinosi

    Dans un communiqué de presse daté du 9 juillet 2026, Maître Patrice Spinosi a détaillé les enjeux juridiques et les étapes à venir. Une phase contradictoire s’ouvre désormais : les autorités françaises ont été officiellement saisies et le ministère des Affaires étrangères devra présenter un mémoire pour répondre aux atteintes aux droits fondamentaux alléguées par Nicolas Sarkozy. Statistiquement, près de 50 % des requêtes ayant franchi ce filtre aboutissent à une condamnation de l’État français concerné.

    Communiqué Spinosi CEDH Sarkozy page 1
    Communiqué de presse Maître Patrice Spinosi
    Communiqué Spinosi CEDH Sarkozy page 2
    Communiqué de presse Maître Patrice Spinosi

    Une décision qui fera jurisprudence

    Si l’affaire concerne directement Nicolas Sarkozy, ses conséquences pourraient aller bien au-delà de son seul cas. Comme le souligne Maître Patrice Spinosi, l’arrêt que rendra la CEDH concernera toute personne placée sous écoute en France, ainsi que dans l’ensemble des États membres du Conseil de l’Europe. Il précisera les conditions dans lesquelles doit s’exercer le droit au secret professionnel entre un avocat et son client. L’arrêt est attendu dans le courant de l’année 2027.

    Vers une possible réhabilitation judiciaire

    Si la France est condamnée par la CEDH, Nicolas Sarkozy pourrait saisir la Cour de révision et de réexamen afin de solliciter l’annulation de sa condamnation et la tenue d’un nouveau procès. Cette nouvelle procédure nationale serait expurgée des conversations interceptées avec son avocat, lesquelles constituaient les seuls éléments ayant fondé sa condamnation. Une condamnation de la France constituerait ainsi la première étape concrète d’une réhabilitation judiciaire. Dans l’entourage de l’ancien chef de l’État, on se réjouit déjà : « C’est déjà une victoire pour nous. »

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Marine Le Pen condamnée mais éligible en 2027

    Marine Le Pen condamnée mais éligible en 2027

    La cour d’appel de Paris a condamné ce mardi Marine Le Pen à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Elle reste éligible, mais son avenir présidentiel est désormais sous haute tension.

    La décision de la cour d’appel

    Ce mardi 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a rendu son verdict dans l’affaire des assistants parlementaires fictifs du Front national. Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, est condamnée à trois ans de prison dont un an ferme, à exécuter sous bracelet électronique. Elle devra également payer une amende de 100 000 euros. La peine d’inéligibilité prononcée est de 45 mois, dont 30 avec sursis. La cour a estimé qu’elle avait déjà purgé 15 mois d’inéligibilité depuis sa condamnation en première instance le 31 mars 2025, ce qui la rend juridiquement éligible à l’élection présidentielle de 2027.

    Une organisation délibérée selon la cour

    L’avocat du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve, s’est dit satisfait de la décision à la sortie de la salle d’audience. « La cour a confirmé le détournement de fonds publics dont a été victime le Parlement européen. Elle a retenu la mise en place d’une organisation pendant des années, qui avait pour objectif de détourner les fonds publics. Il y avait là une gravité évidente », a-t-il déclaré. « Ils ont volé l’argent du contribuable européen et du citoyen français. Nous le disons depuis des années et ça a été confirmé deux fois. » L’affaire porte sur des assistants parlementaires d’eurodéputés du FN, rémunérés par le Parlement européen mais travaillant en réalité pour le parti.

    De nombreux cadres du RN également condamnés

    Marine Le Pen n’est pas la seule à avoir été condamnée ce mardi. Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du RN, écope d’un an de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité avec sursis et 5 000 euros d’amende. Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du FN, est condamné à trois ans de prison avec sursis, un an d’inéligibilité et 50 000 euros d’amende. Nicolas Crochet, expert-comptable du RN, prend trois ans de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et 70 000 euros d’amende. Julien Odoul, député RN, est condamné à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité avec sursis. Bruno Gollnisch, absent de l’audience, est condamné à trois ans de prison et un an d’inéligibilité.

    Le bracelet électronique, obstacle à une campagne présidentielle

    Si la question de l’éligibilité est tranchée en faveur de Marine Le Pen, celle du bracelet électronique pose un problème politique majeur. La dirigeante d’extrême droite avait elle-même fermé la porte à une campagne sous ces conditions. Interrogée par BFMTV fin février, elle avait déclaré sans ambiguïté : « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions. » Un positionnement qui la place dans une situation délicate. Après le verdict, elle a quitté le palais de justice entourée de ses proches, dont Bruno Bilde et son assistante Catherine Griset, sans s’arrêter pour prendre la parole devant les journalistes.

    La parole attendue ce soir au 20h de TF1

    Marine Le Pen devrait s’exprimer pour la première fois sur ce verdict ce mardi soir, lors du journal de 20 heures de TF1. Ses partisans attendent de savoir si elle maintient sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 malgré la condamnation au port du bracelet, ou si elle renonce à briguer l’Elysée. La décision de la cour d’appel marque en tout cas un tournant majeur dans la vie politique française, à moins d’un an du scrutin présidentiel. Le RN devra désormais composer avec une cheffe de file condamnée pénalement, quelle que soit la suite judiciaire de l’affaire.

    Marine Le Pen – JT LE20H TF1 ©

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Racisme contre Kylian Mbappé : la lettre ouverte lunaire de la sénatrice paraguayenne au capitaine des Bleus

    Racisme contre Kylian Mbappé : la lettre ouverte lunaire de la sénatrice paraguayenne au capitaine des Bleus

    La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, auteure de propos racistes contre Kylian Mbappé après la défaite du Paraguay face à la France, a récidivé en publiant une lettre ouverte accusant le capitaine des Bleus de misogynie et en exigeant ses excuses.

    Des insultes racistes qui ont choqué le monde entier

    Tout commence après la victoire de la France face au Paraguay en Coupe du Monde (1-0). Dans la foulée du match, la sénatrice Celeste Amarilla, 61 ans, déverse sur X une salve d’attaques d’une violence inouïe contre Kylian Mbappé. Elle l’y décrit comme un « Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid », ajoutant qu’il « tétait des noix de coco » au lieu du « lait maternel » et que « les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés ». Des propos immédiatement condamnés en France, au Paraguay, et par toute la communauté footballistique internationale.

    Mbappé répond avec fermeté

    Face à ces attaques, Kylian Mbappé ne s’est pas tu. Le capitaine des Bleus a publié une réponse directe et sans ambiguïté sur ses réseaux sociaux. « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction », a-t-il écrit. « Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette Coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays. Je ne laisserai jamais aux gens comme elle, la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde. » Un message salué par le président Emmanuel Macron, la ministre des Sports Marina Ferrari et le président de la FIFA Gianni Infantino, qui a condamné « sans équivoque » les propos racistes de la sénatrice.

    Amarilla repart à l’attaque et retourne l’accusation

    Loin de s’excuser, Celeste Amarilla a publié dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet une longue lettre ouverte, en espagnol et en français, à l’attention de Mbappé. Elle y retourne l’accusation en prétendant être victime de sexisme. « Tu me méprises en raison du genre, justement tu m’offenses parce que je suis une femme », écrit-elle. Elle y évoque une « violence de genre pure et dure » et une « violence politique contre une femme arrivée là avec le vote populaire de son peuple ». Une rhétorique qui a déclenché une vague d’indignation supplémentaire.

    Des menaces d’actions légales contre Mbappé

    La sénatrice conclut sa lettre par un ultimatum au joueur. « Rétracte-toi avec moi, honore ta citoyenneté française et présente tes excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre », menace-t-elle. Elle affirme par ailleurs s’être « repentie » d’avoir « maltraité » Mbappé avec des insultes, reconnaissant que ses tweets initiaux avaient été supprimés, mais des captures d’écran avaient déjà circulé massivement. « Je me suis rendu compte que je répétais des schémas que je déteste », concède-t-elle, sans toutefois présenter d’excuses claires.

    Une polémique qui dépasse le cadre sportif

    L’affaire a rapidement dépassé le seul cadre du football pour devenir un sujet politique majeur. Le gouvernement paraguayen lui-même a pris ses distances, condamnant via son ministère des Affaires étrangères des propos « contraires aux valeurs et principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect de la dignité humaine ». La tentative d’Amarilla de transformer une affaire de racisme en question de sexisme n’a convaincu personne. Elle illustre au contraire la profonde incompréhension d’une élue qui, en cherchant à esquiver sa responsabilité, a accentué le tollé autour de son nom.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Édouard Philippe dévoile son slogan de campagne à l’Adidas Arena

    Édouard Philippe dévoile son slogan de campagne à l’Adidas Arena

    Ce dimanche 5 juillet, Édouard Philippe a tenu son premier grand meeting de campagne à l’Adidas Arena à Paris, devant 4 000 à 5 000 personnes. Le maire du Havre a dévoilé son slogan : « Croire en nous ». Un discours mêlant anecdotes personnelles, promesses concrètes et attaques directes contre ses adversaires.

    Un premier meeting pour entrer dans la course

    Le maire (Horizons) du Havre a franchi une étape décisive dans sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Devant plusieurs milliers de sympathisants réunis à l’Adidas Arena à Paris, Édouard Philippe a tenu son premier meeting de campagne et révélé son slogan : « Croire en nous ». Se présentant comme un « fils de dockers du Havre » et un « fils de la classe moyenne », l’ancien Premier ministre a d’emblée voulu ancrer sa candidature dans une image de sérieux, de proximité et de vérité. « Un responsable politique est beaucoup plus ce qu’il est que ce qu’il prétend être sur les réseaux sociaux », a-t-il lancé, dans une pique à peine voilée vers ses concurrents.

    Un effort collectif juste : la promesse centrale

    Sur le fond, Édouard Philippe a articulé sa campagne autour de la réduction du déficit public et d’un programme d’efforts partagés. « Je demanderai des efforts, mais des efforts justes, partagés et étalés dans le temps », a-t-il affirmé. Il assume de dire aux retraités qu’ils devront « contribuer davantage au financement de notre modèle social », aux actifs qu’il faudra « travailler plus longtemps » et à l’État qu’il devra « se serrer la ceinture et donner l’exemple ». Un discours de vérité assumé, à contre-courant des promesses de campagne habituelles. « Tout n’est pas perdu, pour peu qu’on dise la vérité et qu’on tienne enfin ce qu’on promet. »

    Une refonte massive de l’école, « depuis Jules Ferry »

    L’un des axes forts du discours d’Édouard Philippe concerne l’éducation. Il a promis « la refonte massive de l’école la plus importante peut-être depuis Jules Ferry », car c’est « la clé du redressement français ». Au programme : un soutien scolaire universel combinant intelligence artificielle personnalisée et brigades d’enseignants, une autonomie accrue pour les directeurs d’établissement, et un métier d’enseignant « recruté différemment, mieux formé, mieux accompagné, envié, honoré et respecté ».

    Immigration, écologie et attaques contre Le Pen et Mélenchon

    Édouard Philippe a également abordé l’immigration, promettant de « sauver le droit d’asile en écartant fermement ceux qui l’utilisent à contre-emploi ». Sur l’écologie, il a voulu se démarquer : « Mon écologie à moi, cela ne sera pas l’écologie des symboles, cela sera l’écologie à impact », avec le nucléaire, les renouvelables et la rénovation des logements. Ses mots les plus durs ont été réservés à Jean-Luc Mélenchon, « celui qui veut partout la conflictualité », et au RN, accusé de pratiquer « un « en même temps » qui ne s’assume pas : social dans le Nord, libéral dans le Sud, porte-voix des classes populaires dans les campagnes, mais goûtant des petits-fours à Monte-Carlo ».

    « Croire en nous » : un slogan, une ambition

    Avec le slogan « Croire en nous », Édouard Philippe veut incarner une France qui se redresse, unie et exigeante envers elle-même. Son message : l’intérêt des enfants comme boussole du prochain quinquennat, la dette publique comme urgence absolue, et la vérité comme méthode. Après ce premier meeting très attendu, la campagne d’Édouard Philippe entre dans une nouvelle phase, à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027.

    La rédaction ICONIQ. Politique