Fondatrice du compte @Tejpartexto, Audrey Gagnaire revient sur les trois textos les plus marquants qu’elle a reçus de la part de sa communauté et en décrypte les dessous.
Quand quelques mots peuvent tout faire basculer
Invitée dans une interview accordée à ICONIQ., Audrey Gagnaire partage les échanges les plus étonnants, drôles ou bouleversants reçus sur son compte. Ruptures inattendues, messages maladroits ou situations totalement improbables : elle analyse chaque texto et explique ce qu’il révèle sur les relations amoureuses d’aujourd’hui.
Créatrice de @Tejpartexto, elle rassemble chaque jour une large communauté autour de conversations authentiques envoyées anonymement par ses abonnés. Son regard mêlant humour, analyse et bienveillance a fait de son compte une référence sur les réseaux sociaux.
Au cours de cette interview, Audrey Gagnaire revient sur les histoires qui l’ont le plus marquée, décrypte les mécanismes derrière ces échanges et livre son analyse sur les comportements amoureux à travers ces textos devenus viraux.
Lena Situations frappe fort pour conclure dix ans de vlogs d’août : la créatrice de contenus la plus suivie de France a annoncé un show exceptionnel à l’Accor Arena de Paris, le 31 août 2026.
Une annonce qui fait l’effet d’une bombe
Ce n’est pas une simple vidéo qui a acté la fin des vlogs d’août. C’est un show à l’Accor Arena. Lena Mahfouf, alias Lena Situations, a dégainé l’annonce le 31 juillet sur Instagram avec une affiche percutante : « Lena Situations, le 31 août, Celui où ils disent au revoir. » Une référence directe à la série Friends, dont la créatrice est une fan absolue, et dont les épisodes suivent ce même format de titrage. « On ne savait pas trop comment vous dire au revoir, alors on a loué l’Accor Arena », écrit-elle dans la légende du post. Efficace, imparable.
Tout a commencé en 2016. Lena Situations est encore étudiante en communication, seule à Paris pendant l’été. Par boredom créatif autant que par instinct, elle lance un concept simple : filmer son quotidien chaque jour d’août et publier la vidéo de la veille avec 24 heures de décalage. Les journées sont banales, les balades dans Paris sans chichis, les cafés avec des amis. Rien de spectaculaire. Et c’est précisément pour ça que ça marche. Dans un paysage YouTube alors dominé par les voyages de rêve et les life de luxe en vacances, ses vlogs d’août tranchent par leur sincérité. Les spectateurs s’y reconnaissent. Le format décolle immédiatement.
D’une chambre parisienne à l’Accor Arena
Été après été, les vlogs d’août se transforment. La production monte en gamme, les destinations aussi. Les vues explosent : plusieurs millions par épisode au fil des saisons. Lena Situations est devenue une personnalité connue bien au-delà des frontières françaises, invitée au Met Gala, présente à des événements internationaux, à la tête de sa propre marque, Hôtel Mahfouf. Ses vlogs ont suivi cette trajectoire, troquant les terrasses de quartier pour les hôtels cinq étoiles et les accès VIP. Mais la recette, elle, est restée la même : montrer la réalité, sans filtre forcé.
La saison 10, la dernière
Dès la saison 9, Lena Situations laissait entendre que la fin approchait. Le 25 juillet 2026, elle l’a officialisé : la 10e saison des vlogs d’août sera la dernière. « On allait pas partir comme ça… on passe un dernier été ensemble ? », écrit-elle sur Instagram. Une formule qui résume tout : la nostalgie de ce qui s’achève et la promesse d’un dernier moment fort avec sa communauté. Des millions d’abonnés qui l’ont suivie depuis ses débuts attendent maintenant ce 31 août avec une pointe de mélancolie.
Un rendez-vous historique pour la création de contenus française
Remplir l’Accor Arena, salle de 20 000 places, reste une performance rare. Peu d’artistes y parviennent, et encore moins de créateurs de contenus. Lena Situations rejoint ainsi un cercle très fermé de youtubeurs français ayant franchi ce cap. Au-delà du symbole, ce show marque une étape dans l’histoire du contenu numérique en France : une créatrice partie d’une chambre parisienne avec une caméra finit sur la plus grande scène de la capitale. Le 31 août, l’Accor Arena ne sera pas une salle de concert comme les autres. Ce sera dix ans de souvenirs partagés, compressés en une seule soirée.
Google DeepMind vient de lever le voile sur Gemini Robotics 2, une nouvelle génération de modèles d’IA capables de piloter des robots humanoïdes de la tête aux pieds, avec une dextérité et une autonomie inédites.
Un contrôle total du corps
Là où son prédécesseur ne gérait que le haut du corps, Gemini Robotics 2 pilote désormais l’intégralité d’un robot humanoïde : jambes, bras, mains. Le robot peut marcher, s’accroupir, s’étirer et manipuler des objets en même temps. Testé sur Apollo 2 d’Apptronik, le modèle a par exemple réussi à saisir un arrosoir au sol, faire quelques pas et le déposer sur une étagère, une tâche qui exige coordination et équilibre simultanés. « Il s’agit d’une étape importante vers l’acquisition des compétences nécessaires pour accomplir des tâches complexes en conditions réelles, exigeant une coordination de tout le corps », souligne Google DeepMind dans son communiqué officiel.
Une dextérité sans précédent
Au-delà de la locomotion, Gemini Robotics 2 apporte une dextérité fine aux robots. Apollo 2, équipé de mains à 22 degrés de liberté, est désormais capable de faire des nœuds, de fermer un sac zippé ou d’effectuer des gestes délicats qui nécessitent une précision millimétrique. Ces capacités étaient jusqu’ici hors de portée des systèmes robotiques grand public. Le modèle de vision-langage-action (VLA) traduit directement les instructions en gestes physiques, sans passer par des étapes de programmation intermédiaires.
Gemini Robotics ER 2 : le cerveau derrière les gestes
Gemini Robotics 2 ne fonctionne pas seul. Il travaille en binôme avec Gemini Robotics ER 2, un modèle distinct qui joue le rôle de cerveau décisionnel. Ce dernier analyse les instructions, observe l’environnement, planifie les étapes et coordonne l’exécution avec le modèle VLA, tout en surveillant la progression de la tâche jusqu’à son terme. Cette architecture duale permet aux robots de corriger leurs erreurs en temps réel, de s’adapter à des situations nouvelles et d’exécuter des enchaînements complexes sans intervention humaine. Gemini Robotics ER 2 rend également possible la collaboration entre plusieurs robots pour des tâches qu’un seul ne pourrait accomplir seul.
Un modèle embarqué pour fonctionner sans internet
Google DeepMind présente également Gemini Robotics On-Device 2, successeur du modèle embarqué capable de tourner directement sur le robot sans connexion internet. Sa grande nouveauté réside dans sa capacité d’adaptation rapide : en moins de quelques heures et avec moins de 200 exemples, il peut s’ajuster à des configurations physiques radicalement différentes, qu’il s’agisse d’un robot humanoïde avec des mains ou d’un bras mécanique avec des pinces. Cette flexibilité, obtenue grâce à des techniques avancées de « transfert de mouvement », ouvre la voie à un déploiement bien plus large dans des environnements industriels variés.
Encore loin du quotidien, mais les bases sont là
Google DeepMind reconnaît que la vitesse de déplacement des robots doit encore progresser avant d’envisager un usage généralisé. Ces annonces s’inscrivent dans un projet de long terme visant à créer une IA capable d’évoluer aux côtés des humains dans le monde physique. Avec Gemini Robotics 2, l’entreprise pose des jalons techniques solides, mais la robotique de service grand public reste encore une perspective d’avenir. Ce qui est certain, c’est que la course à l’intelligence robotique s’accélère, et Google entend bien ne pas la rater.
Le DJ français Kavinsky, figure emblématique de la French Touch et auteur du mythique Nightcall, a été retrouvé mort à son domicile parisien. Il avait 50 ans.
Une disparition brutale
C’est le parquet de Paris qui a confirmé la nouvelle mercredi 29 juillet 2026 à l’Agence France-Presse. Vincent Belorgey, connu sous le nom de scène Kavinsky, a été retrouvé sans vie à son domicile parisien le mardi soir. Une enquête en recherche des causes de la mort a immédiatement été ouverte afin de déterminer les circonstances du décès, les services primo-intervenants n’ayant découvert aucun élément suspect sur place. Le musicien aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet prochain.
L’auteur de Nightcall
Né à l’hôpital Lariboisière dans le nord de Paris, Vincent Belorgey s’est lancé dans la musique au début des années 2000. Pianiste autodidacte, il construit son personnage autour d’une esthétique rétro-futuriste et d’un son synthwave immédiatement reconnaissable. Il assure notamment des premières parties des Daft Punk et se produit aux côtés de SebastiAn, DJ Mehdi, Justice et Cassius, les grandes figures de la scène électronique française. Mais c’est Nightcall, titre sombre et hypnotique, qui le propulse dans une autre dimension quand il intègre la bande originale du film Drive (2011) avec Ryan Gosling.
Une icône de la French Touch
Kavinsky incarnait une certaine idée de la musique électronique à la française, ancrée dans une esthétique de films noirs américains et de jeux vidéo des années 80. Avec ses lunettes de soleil et son blouson varsity rouge et blanc devenus signature, il construisait un personnage aussi fort que sa musique. Aux côtés des Daft Punk, Justice ou Cassius, il représentait une génération qui a placé la French Touch au sommet du monde. Son album Outrun (2013) reste une référence du genre synthwave, un disque cohérent de bout en bout, construit comme la bande originale d’un film qui n’existe pas.
La consécration aux JO de Paris 2024
Deux ans avant sa mort, Kavinsky avait vécu l’un des sommets de sa carrière. Lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024, au Stade de France, il s’était produit aux côtés de la chanteuse belge Angèle et du groupe Phoenix. Le trio avait repris Nightcall devant des millions de spectateurs dans le monde entier, offrant au morceau une seconde jeunesse et confirmant son statut d’hymne universel. Une image forte, devant son pays, pour un artiste qui avait longtemps préféré rester dans l’ombre de son personnage.
La France perd une voix singulière
Les réactions à l’annonce de sa mort ont été immédiates. Catherine Pégard, ministre de la Culture, a salué sa mémoire sur le réseau social X : « La France perd l’une de ses voix les plus singulières. A la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières. » Dans le milieu de la musique électronique, le choc est total. Kavinsky laisse derrière lui une discographie rare mais parfaite, un personnage unique et un morceau, Nightcall, qui traversera encore bien des décennies.
Zinedine Zidane est officiellement le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. Nommé ce mardi 28 juillet par la Fédération française de football, « Zizou » prend la succession de Didier Deschamps pour les quatre prochaines années.
Un rêve de toujours, cinq ans d’attente
Depuis qu’il a quitté le banc du Real Madrid en 2021, Zinedine Zidane n’avait qu’une idée en tête : prendre la tête des Bleus. Lors de sa conférence de presse d’intronisation, il l’a confié sans détour : « La seule chose que je voulais faire après Madrid, c’était entraîner l’équipe de France. Je m’y suis tenu. » Un accord aurait été scellé avec le président de la FFF dès janvier 2025, le lendemain de la décision de Deschamps de ne pas prolonger. Pendant cinq ans, Zidane a refusé toutes les offres des clubs, gardant ce poste comme objectif unique. « J’ai eu des propositions, je les ai toutes refusées pour l’équipe de France. J’en suis fier. » Ce mardi matin, devant les médias réunis au siège de la Fédération, il avoue même : « Je suis un peu ému, même si vous ne pouvez pas le voir. »
Arrivant après un Mondial 2026 conclu par une troisième place arrachée face à l’Angleterre, Zidane veut s’inscrire dans la continuité de ce que Deschamps a construit. « Le parcours était magnifique, le jeu pratiqué aussi. J’étais sur place, j’ai profité de l’atmosphère. » Il ne compte pas tout bouleverser, mais apporter sa propre marque : « Je vais faire ce que je sais faire, dans la continuité, pour que l’équipe de France continue de gagner. » Le nouveau sélectionneur n’a pas encore échangé avec Kylian Mbappé : « Le plus important pour lui, c’est de se reposer. On aura l’occasion d’en parler en septembre. »
Un staff fidèle, des premiers matchs en Ligue des nations
Zidane prendra officiellement ses fonctions le 1er août et présentera son staff début septembre. Il devrait s’appuyer sur des visages connus : David Bettoni et Hamidou Msaidie, ses adjoints au Real Madrid, sont pressentis pour l’accompagner. Fabien Barthez est évoqué pour le poste d’entraîneur des gardiens. « Mon staff technique est déjà en place, c’est pratiquement celui que j’ai eu au Real Madrid. Je suis plutôt un fidèle. » Les premiers matchs se dérouleront en Ligue des nations : déplacement en Turquie le 25 septembre, puis en Belgique le 28. Le premier match à domicile face à l’Italie, chargé de symboles pour Zidane qui a joué et parlé la langue, est prévu le 2 octobre au Stade de France.
Zidane face aux défis du racisme et de l’Italie
Lors de la conférence de presse, Zidane n’a pas esquivé les sujets qui fâchent. Sur les attaques racistes subies par les joueurs pendant le Mondial, il a été direct : « On est dans un beau pays, avec cette mixité. J’ai grandi dans un quartier avec de la place pour tout le monde. Il faut combattre le racisme. » Il s’est également exprimé sur Christophe Gleizes, journaliste actuellement détenu à l’étranger : « Je veux juste qu’il rentre chez lui. » Quant au match contre l’Italie, chargé de mémoire personnelle pour l’auteur du coup de tête en finale de 2006, il reconnaît le caractère « particulier » de la confrontation : « J’y ai joué, je connais du monde, je parle italien. » Un retour aux sources pour celui qui, à 54 ans, s’apprête à vivre le chapitre le plus attendu de sa carrière d’entraîneur.
Huit jours après l’élimination des Bleus en Coupe du monde 2026, Kylian Mbappé a acheté une page dans plusieurs journaux français pour remercier les supporters. Un geste fort et émouvant.
Un mois d’émotion, et une promesse : on n’a pas fini
La Coupe du monde 2026 s’est terminée sans trophée collectif pour les Bleus. Kylian Mbappé le reconnaît sans détour dans sa lettre : « Ça fait mal, et ça fera encore mal un moment. » Le capitaine de l’équipe de France est néanmoins reparti avec le titre de meilleur buteur de l’histoire de la compétition, avec dix réalisations lors de ce Mondial américain. Un record individuel qu’il prend « avec fierté », mais qu’il tempère aussitôt : « Ç’aurait été tellement mieux avec la coupe en plus. » Plutôt que de s’appesantir sur la déception, il choisit de célébrer ce qui a été accompli, sur et en dehors du terrain. « On n’a pas fini de jouer ensemble », promet-il en conclusion. Une phrase qui sonne comme un rendez-vous, autant qu’un au revoir.
Un hommage aux supporters, partout dans le monde
Mbappé décrit avec précision les images qui l’ont marqué pendant ce Mondial : les supporters veillant tard selon leurs fuseaux horaires, les stades bondés, les drapeaux sur les épaules, les enfants aux yeux brillants. « Des hommes et des femmes de toutes origines et toutes générations confondues, réunis autour du même plaisir, celui du partage », écrit-il. Il souligne que cette histoire de la Coupe du monde s’est « écrite à plusieurs millions de mains, pas seulement onze sur le terrain ». Un message d’unité porté sans effets de manche, dans un texte sobre et direct, qui tranche avec l’agitation habituelle des réseaux sociaux.
Des remerciements du vestiaire jusqu’aux coulisses
La lettre ne s’arrête pas aux supporters. Mbappé remercie ses coéquipiers, « sans qui je n’aurais jamais pu marquer autant », et rappelle que le titre de meilleur buteur est « autant celui du collectif que le mien ». Il adresse également un message à Didier Deschamps, qui quitte son poste de sélectionneur après cette compétition : « J’ai déjà dit ce que j’avais à dire, il le sait. » Puis viennent les kinés, cuisiniers, préparateurs, chauffeurs, « tous ceux que personne ne voit jamais et sans qui rien de tout cela ne serait possible ». Une reconnaissance rare, qui dit beaucoup sur la façon dont le capitaine des Bleus conçoit le collectif.
La lettre publiée dans la presse : le texte intégral
Le 27 juillet 2026, Kylian Mbappé a fait paraître sa lettre dans plusieurs titres nationaux et régionaux : Le Parisien, L’Équipe, Ouest-France, La Provence, La Dépêche du Midi, La Voix du Nord. Ci-dessous, le document tel qu’il a été publié.
Lettre de Kylian Mbappé adressée aux Français publiée dans la presse – Le 27 juillet 2026. (DR)
Le football comme passion universelle, au-delà des résultats
Mbappé conclut sa lettre en revenant à l’essentiel : « Le football, au fond, reste un jeu. » Un jeu travaillé toute une vie pour le maîtriser, mais dont les règles n’ont pas changé depuis l’enfance : « ballon, cage, envie de marquer. » C’est cette universalité qui rassemble, selon lui. À 27 ans, après trois Coupes du monde et une première expérience comme capitaine à ce niveau, Kylian Mbappé envoie un signal clair : la page du Mondial 2026 est tournée, mais sa trajectoire en bleu est loin d’être terminée. La prochaine étape ? La Coupe du monde 2030, qui se jouera notamment au Maroc, en Espagne et au Portugal.
Mathieu van der Poel a offert un final de légende à la 113e édition du Tour de France ce dimanche sur les Champs-Élysées, pendant que Tadej Pogacar décrochait son cinquième maillot jaune, entrant dans le cercle très fermé des plus grands champions de l’histoire.
Van der Poel résiste aux sprinteurs dans un final haletant
La 21e et dernière étape de ce Tour de France 2026 n’a pas failli à sa réputation de fête. Au terme d’une journée de 88,7 kilomètres entièrement disputée dans Paris, avec trois ascensions de la butte Montmartre par la rue Lepic, Mathieu van der Poel a levé les bras sur les Champs-Élysées au terme d’un sprint d’anthologie. Le Néerlandais d’Alpecin-Premier Tech était parti avec Tadej Pogacar lors du dernier passage à Montmartre. À 5 kilomètres de l’arrivée, les deux hommes comptaient encore 13 secondes d’avance sur leurs premiers poursuivants. Le peloton des sprinteurs, emmené par les Decathlon CMA CGM, fondait sur le duo. Van der Poel a tenu. À la flamme rouge, tout se jouait à rien. Sur l’avenue, le Néerlandais a résisté au retour de Jasper Philipsen, son propre coéquipier, et de Mads Pedersen, pour s’offrir une victoire de prestige parmi les plus belles de sa carrière. Philipsen a même légèrement freiné à l’approche de la ligne pour laisser passer son leader.
Le scénario fou de la dernière ascension de Montmartre
Tout s’est joué rue Lepic. Victor Campenaerts entre le premier dans la montée, mais Pogacar contre immédiatement et van der Poel répond présent. En haut de la Butte, le duo s’échappe avec une poignée de secondes d’avance. Evenepoel fait la jonction dans la descente avant de lâcher prise. Pedersen aussi revient brièvement, formant un quatuor de rêve, avant que Pogacar et van der Poel ne s’isolent dans les derniers kilomètres. L’entente entre les deux hommes est parfaite. Ils se relaient, repoussent les offensives du peloton et gardent l’écart juste suffisant pour résister jusqu’au bout. Un spectacle rare, offert par les deux meilleurs coureurs de leur génération lors de la dernière ligne droite d’un grand Tour.
Pogacar sacré pour la 5e fois, dans le cercle des légendes
L’autre image de cette arrivée, c’est celle d’un Tadej Pogacar en maillot jaune rayonnant sur les Champs-Élysées. Le Slovène de l’équipe UAE Emirates remporte son cinquième Tour de France, égalant un record qui le place aux côtés des plus grandes légendes du cyclisme mondial. Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain avaient chacun décroché cinq Grande Boucle. Pogacar les rejoint. Dominateur tout au long des trois semaines de course, il a remporté cinq étapes sur cette édition 2026 et n’a jamais cédé le maillot jaune une fois qu’il l’a endossé. Jusqu’au bout, il a animé la course, s’offrant même un dernier feu d’artifice à Montmartre alors que son titre était déjà assuré. L’image d’un champion complet, capable de tout gagner et de tout donner même quand l’enjeu est symbolique.
Tour de France – Crédit : Hugo Luc / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Les autres distinctions du Tour 2026
Mads Pedersen s’empare définitivement du maillot vert du meilleur sprinteur, lui qui complète le podium de l’étape derrière van der Poel et Philipsen. Richard Carapaz repart avec le maillot à pois de meilleur grimpeur, belle récompense pour l’Équatorien. Isaac Del Toro avait longtemps brillé dans le maillot blanc du meilleur jeune avant une crevaison dans le final parisien, qui ne lui a toutefois pas coûté ce classement. Mention spéciale au Français Paul Seixas, coureur Decathlon CMA CGM, dont la fraîcheur et l’abnégation au service du peloton tout au long des trois semaines ont conquis le public. Le Lyonnais termine 4e au général, et la « Seixasmania » aura été l’un des fils conducteurs de ce Tour. Quinn Simmons, de l’équipe Lidl-Trek, reçoit pour la deuxième année consécutive le titre de « super équipier » du Tour.
Paris comme écrin d’une édition historique
Ce Tour de France 2026 restera comme l’un des grands millésimes récents. Trois ascensions de la butte Montmartre en guise de final, avant les Champs-Élysées : le parcours parisien, légèrement raccourci pour soulager les services de secours, a offert un cadre à la hauteur de l’événement. L’atmosphère dans la rue Lepic, lors de chacun des trois passages, était celle d’une vraie classique de printemps. Les milliers de spectateurs massés sur les trottoirs ont acclamé leurs héros jusqu’à l’arrivée. Pogacar entre dans l’histoire. Van der Poel s’offre une des victoires les plus prestigieuses de l’avenue. Et le cyclisme, une fois de plus, aura démontré qu’il sait offrir des récits à la mesure de ses champions.
Après six mois d’enquête et six épisodes du Monde sur la famille Arnault, le PDG de LVMH sort du silence. Une réponse cinglante, signée de sa main, entre ironie élégante et défense méthodique d’un empire.
« La dernière famille royale » : un titre qu’il préfère à The Terminator
Le texte s’ouvre sur une pirouette. Bernard Arnault apprend qu’il est désigné par Le Monde comme « le chef de la dernière famille royale de France ». Il raconte l’avoir découvert entre deux tasses de thé, ses enfants prévenus par WhatsApp lui demandant s’ils devaient désormais lui faire la révérence. « Je leur ai répondu qu’un simple bonjour Monsieur suffirait, comme d’habitude. Ils ont éclaté de rire. » La formule lui plaît mieux que « The Terminator », surnom qui lui valait en 1984 lors de la reprise de Boussac. Plus élégant, affirme-t-il, et meilleur pour les ventes chez Dior. En répondant, il sait qu’il offre au feuilleton le projecteur qu’il espérait. Il l’assume. Et il écrit pour épargner de l’énergie à tous ceux qui parlent de « la fissure d’une famille pour vendre du papier ». Ceux-là, précise-t-il, attendront longtemps.
Lettre de Bernard Arnault – LVMH Presse (X)
Reprenons, point par point
Arnault passe en revue les éléments de l’enquête avec un mélange d’ironie et de précision. Sur les cravates Hermès confisquées aux visiteurs : « C’est faux. Nous la leur laissons. Nous leur en proposons simplement une seconde, plus discrète, pour l’ascenseur. » Sur ses fréquentations présidentielles, il plaide coupable de Mitterrand à Macron, mais s’étonne qu’on lui reproche uniquement ses murmures français alors qu’il a également murmuré à trois premiers ministres britanniques, deux chanceliers allemands et un empereur du Japon. Pas une ligne sur ces murmures-là. Pour un groupe dont 75 % du chiffre d’affaires se réalise hors d’Europe, la hiérarchie éditoriale lui échappe. Sur la stratégie du « business first », sa réponse est mordante : « J’attends les suivants : L’Oréal vend des produits de beauté, Danone s’intéresse à l’alimentation, Renault fabrique des voitures. On tiendra jusqu’à Noël. »
Lettre de Bernard Arnault – LVMH Presse (X)
La pression sur les médias et l’accusation de défiscalisation
Le passage sur la presse est le plus attendu. Arnault répond à l’accusation de faire pression sur ses médias. Il relève que l’un des actionnaires individuels du Monde est, « dans la vie civile », son gendre. « Il faudra qu’on m’explique un jour, calmement et sans ironie, la géométrie exacte de l’indépendance éditoriale française. Je la trouve fascinante. Je paierais volontiers la formation. » Sur la défiscalisation des arts, il détaille ses contributions : 200 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame, 50 millions pour un institut de recherche en mathématiques à Polytechnique, la Fondation Louis Vuitton et ses 1,5 million de visiteurs annuels. Il rappelle que ce cadre a été voté en 2003 par le Parlement, sur proposition du ministre de la Culture. « J’ai donné, et cela paraît suspect. Si le dispositif blesse à ce point, il reste à convaincre le législateur de l’abroger. En attendant, j’assume. Personne ne m’y a obligé. »
La famille Arnault : une question de vocabulaire
Sur la famille, Arnault est direct. Il reconnaît que l’enquête a reconstitué la sienne, en pensée, autour d’une table. Mais il refuse le cadre narratif imposé. « Chez les Arnault, apparemment, on ne discute pas, on complote ; on ne délibère pas, on rivalise. C’est romanesque. » Dans le monde réel, ses enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s’appellent le dimanche. Ce qui, dans une famille ordinaire, s’appelle un dimanche, chez les Arnault devient une intrigue. « C’est une affaire de vocabulaire. Nous préférons les dimanches. » Il adresse ensuite une pique directe aux autrices de l’enquête : elles avaient décrit les Wertheimer, propriétaires de Chanel, comme discrets, mécènes, loin des projecteurs. Les Arnault, eux, ont accepté de les recevoir six mois durant. « Je vous soupçonne, très clairement, d’avoir puni la transparence. »
Lettre de Bernard Arnault – LVMH Presse (X)
Le luxe, une responsabilité qui se transmet sur des générations
La lettre se clôt sur un registre plus grave. Bernard Arnault défend le modèle du luxe comme secteur de long terme, pensé en générations plutôt qu’en trimestres. « Un cognac dort entre 10 et 50 ans avant d’être vendu. Un vignoble se transmet sur quatre-vingts ans. Un savoir-faire de malletier ou de verrier se forme en vingt ans et se perd en trois. » Cette durée engendre une responsabilité qui ne lui appartient pas personnellement, mais aux 220 000 collaborateurs du groupe, aux 40 000 qui travaillent en France, aux familles qui en vivent, aux Maisons dont ils ne sont « que les dépositaires ». Il regrette que l’enquête n’ait pas consacré une phrase aux centaines d’ateliers de production sur le sol national ni aux milliers d’apprentis formés aux métiers d’art. « On a préféré inventorier les garde-robes et passer aux rayons X un dîner de famille. C’est un choix éditorial. » La lettre s’achève sur une invitation lancée avec le sourire : l’apéritif à la Fondation, les vins français. Et quant au Monde, il continuera à en pratiquer les mots croisés, qui, eux, « sont excellents ».
MISE À JOUR : À la suite de cette lettre, le lundi 27 juillet, Bernard Arnault rejoint X : @BernardArnault
J’ai été très sensible aux nombreux messages que vous m’avez adressés à la suite de ma lettre ouverte au Monde.
Je tenais à vous en remercier toutes et tous, directement et personnellement, ici, sur X.
Après neuf ans de rendez-vous estivaux incontournables, Lena Situations a annoncé ce vendredi 25 juillet la fin de ses célèbres vlogs d’août. La saison 10 sera la dernière.
Un rendez-vous estival devenu institution
Depuis 2017, chaque été, Lena Mahfouf, alias Lena Situations, transformait le mois d’août en véritable événement sur YouTube. Le principe était simple mais redoutablement efficace : chaque jour du 1er au 31 août, une vidéo publiée à heure fixe, tournée la veille, donnant à voir sa vie entre voyages, rencontres, backstages et moments de complicité avec ses proches. Neuf saisons, des millions de vues, une communauté soudée autour de ce rendez-vous estival. Les vlogs d’août ne sont pas seulement devenus un format YouTube parmi d’autres. Ils ont imposé un standard, inspiré d’innombrables créateurs et créé une attente collective rare sur les plateformes françaises. À chaque retour de saison, ses abonnés comptaient les jours. Cette régularité, cette fidélité de la créatrice à son audience, explique l’ampleur de la réaction provoquée par l’annonce.
L’annonce, en vidéo
C’est dans une vidéo postée vendredi soir que Lena Situations a officialisé la nouvelle. Intitulée « Toutes les belles choses ont une fin », la séquence de 39 secondes la montre en vieille dame, entourée de ses meilleurs amis Solène Callarec et Marcus, imaginant leur « 62e saison des vlogs d’août ». Le ton est humoristique, l’image décalée, mais le message est clair et sans ambiguité : « Les vlogs d’août, saison 10, la dernière. »
Un format qui a marqué une génération
Ce qui rend l’annonce d’autant plus frappante, c’est la place qu’ont prise ces vlogs dans la culture numérique française. Pour toute une génération d’internautes, août rime avec Lena. Les vlogs d’août ont accompagné des vacances, des rentrées, des moments de vie. Ils ont suivi la trajectoire fulgurante d’une jeune femme passée de lycéenne passionnée de mode à figure centrale du paysage créatif français, avec des collaborations de luxe, des passages sur les plus grands tapis rouges et une marque de cosmétiques en plein essor.
Une saison 10 prometteuse
Si l’annonce a semé la déception chez de nombreux fans, Lena Situations tient à rassurer son audience. « C’est le début des surprises, je vais vous régaler pour fêter cette décennie ! », a-t-elle promis. La saison 10 s’annonce donc comme une célébration, un bilan festif de dix ans de création estivale. Les abonnés peuvent s’attendre à des invités surprises, des projets inédits et des séquences à la hauteur de cet anniversaire particulier. Le rendez-vous commence le 1er août.
La fin d’une époque, le début d’une autre
Arrêter les vlogs d’août ne signifie pas la fin de Lena Situations. La créatrice continue de développer ses projets, sa marque et sa présence sur les réseaux. Mais la fin de ce format précis marque indéniablement une page qui se tourne, pour elle comme pour sa communauté. Neuf ans de constance et de générosité, ça ne s’improvise pas. Et ça ne s’oublie pas non plus.
Pour promouvoir « Comment devenir milliardaire ? », son spectacle désormais disponible sur Canal+, Xavier Niel a sorti l’artillerie lourde : parodies virales, fausse messe noire et autodérision totale. Le résultat fait le tour du web.
Un spectacle inclassable débarque sur Canal+
En septembre 2024, Xavier Niel avait pris d’assaut la scène de l’Olympia pour une représentation unique de « Comment devenir milliardaire ? ». Un show de 56 minutes à mi-chemin entre la conférence de développement personnel et le one-man-show, où le fondateur de Free raconte son parcours atypique d’entrepreneur avec une autodérision assumée. Pizzas distribuées dans le public, guests vidéo avec Squeezie et Léna Situations, ego trip calibré et Nâdiya en clôture pour chanter « Et c’est parti » : ce cours magistral sur l’entrepreneuriat ne ressemblait à aucun autre. Le spectacle est désormais disponible sur Canal+ et en VOD sur la chaîne cryptée, et le milliardaire a décidé de ne pas lésiner sur la promotion.
La fausse interview Brut qui affole les réseaux
Premier format lancé pour promouvoir le show : une parodie de l’émission Brut, le média en ligne spécialisé dans les immersions chez les personnalités. Xavier Niel y incarne un suspect idéal des théories complotistes, notamment celle qui prête un côté sataniste au numéro de répondeur Free, le fameux « 666 ». Dans cette vidéo, il invite le journaliste dans son sous-sol avec accès direct aux catacombes, une de ses passions avouées. Il y retrouve un certain Fabrice, cataphile déclaré, qui lui aurait soufflé l’idée du numéro « 666 ». Entre une confidence du patron de Pfizer sur un Covid prétendument orchestré et des câbles Orange sabotés en direct, le ton oscille entre absurde et cringe assumé, et les internautes adorent.
Xavier Niel parodie Brut pour promouvoir son spectacle
Deuxième coup d’éclat : Canal+ a produit avec Xavier Niel une parodie de l’émission « Patron Incognito », le format culte de M6 où des dirigeants se glissent incognito parmi leurs salariés. Dans cette version, Niel se grime grossièrement en étudiant pour se fondre parmi les élèves de l’École 42, l’établissement qu’il a fondé pour former des développeurs informatiques. Le résultat est volontairement bancal, les références à l’argot de la Gen Z fusent, « chokbar », « banger », « ça me quoicoutouche dans mon quoicoucœur », et le milliardaire joue le jeu jusqu’au bout, visiblement à l’aise dans le registre du second degré.
Canal+ parodie « Patron Incognito » avec Xavier Niel
Xavier Niel n’en est pas à son coup d’essai sur les réseaux. Très présent sur X, il s’est déjà frotté au « Hot Ones » de Kyan Khojandi et a récemment participé au talk-show The Bridge aux côtés d’Inoxtag et Paul Mirabel. Il a aussi parodié les vidéos de motivation personnelle qui pullulent sur TikTok et Instagram, avec une citation devenue culte : « Les dinosaures n’avaient aucun mindset. Résultat : ils sont morts. » Le tout ponctué d’un appel à « investir sur soi-même », référence ironique aux formations en ligne bidon que son spectacle initial raillait déjà. Le message derrière le délire est clair : Niel veut être le plus sympa des milliardaires, aux antipodes de l’image lisse de son beau-père Bernard Arnault.
Une campagne qui divise autant qu’elle séduit
Si beaucoup saluent l’audace et l’humour de la démarche, certains internautes restent imperméables au charme. Ils rappellent que Canal+, diffuseur du spectacle, appartient au groupe de Vincent Bolloré, au cœur de vives polémiques dans le monde des médias et du cinéma français. D’autres pointent les démêlés judiciaires passés de Niel et refusent de laisser l’autodérision effacer les controverses. Peu importe : la campagne tourne, les vidéos cumulent des millions de vues, et « Comment devenir milliardaire ? » s’impose déjà comme l’un des événements médiatiques inattendus de l’été 2026.