Le DJ français Kavinsky, figure emblématique de la French Touch et auteur du mythique Nightcall, a été retrouvé mort à son domicile parisien. Il avait 50 ans.
Une disparition brutale
C’est le parquet de Paris qui a confirmé la nouvelle mercredi 29 juillet 2026 à l’Agence France-Presse. Vincent Belorgey, connu sous le nom de scène Kavinsky, a été retrouvé sans vie à son domicile parisien le mardi soir. Une enquête en recherche des causes de la mort a immédiatement été ouverte afin de déterminer les circonstances du décès, les services primo-intervenants n’ayant découvert aucun élément suspect sur place. Le musicien aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet prochain.
L’auteur de Nightcall
Né à l’hôpital Lariboisière dans le nord de Paris, Vincent Belorgey s’est lancé dans la musique au début des années 2000. Pianiste autodidacte, il construit son personnage autour d’une esthétique rétro-futuriste et d’un son synthwave immédiatement reconnaissable. Il assure notamment des premières parties des Daft Punk et se produit aux côtés de SebastiAn, DJ Mehdi, Justice et Cassius, les grandes figures de la scène électronique française. Mais c’est Nightcall, titre sombre et hypnotique, qui le propulse dans une autre dimension quand il intègre la bande originale du film Drive (2011) avec Ryan Gosling.
Une icône de la French Touch
Kavinsky incarnait une certaine idée de la musique électronique à la française, ancrée dans une esthétique de films noirs américains et de jeux vidéo des années 80. Avec ses lunettes de soleil et son blouson varsity rouge et blanc devenus signature, il construisait un personnage aussi fort que sa musique. Aux côtés des Daft Punk, Justice ou Cassius, il représentait une génération qui a placé la French Touch au sommet du monde. Son album Outrun (2013) reste une référence du genre synthwave, un disque cohérent de bout en bout, construit comme la bande originale d’un film qui n’existe pas.
La consécration aux JO de Paris 2024
Deux ans avant sa mort, Kavinsky avait vécu l’un des sommets de sa carrière. Lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024, au Stade de France, il s’était produit aux côtés de la chanteuse belge Angèle et du groupe Phoenix. Le trio avait repris Nightcall devant des millions de spectateurs dans le monde entier, offrant au morceau une seconde jeunesse et confirmant son statut d’hymne universel. Une image forte, devant son pays, pour un artiste qui avait longtemps préféré rester dans l’ombre de son personnage.
La France perd une voix singulière
Les réactions à l’annonce de sa mort ont été immédiates. Catherine Pégard, ministre de la Culture, a salué sa mémoire sur le réseau social X : « La France perd l’une de ses voix les plus singulières. A la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières. » Dans le milieu de la musique électronique, le choc est total. Kavinsky laisse derrière lui une discographie rare mais parfaite, un personnage unique et un morceau, Nightcall, qui traversera encore bien des décennies.
La rédaction ICONIQ. People

Laisser un commentaire