F1 : Hamilton signe sa première victoire en rouge au GP d’Espagne

Lewis Hamilton remporte le Grand Prix d’Espagne 2026 sous les couleurs Ferrari, une 106e victoire historique acquise au terme d’une course maîtrisée sur le circuit de Barcelone-Catalunya, trente ans jour pour jour après Schumacher.

Un début de course sous tension

Parti en pneus tendres, Lewis Hamilton savait que sa stratégie serait décisive sur un circuit de Barcelone connu pour son exigence pneumatique. Le septuple champion du monde a joué la montre dès les premières boucles, gérant ses gommes avec la précision d’un horloger suisse. George Russell (Mercedes) tentait de placer la pression depuis le deuxième rang, prêt à exploiter le moindre faux pas du Britannique. Mais Hamilton, serein dans son baquet Ferrari, n’a jamais semblé en difficulté. La première phase de la course s’est déroulée dans un ordre relatif, les équipes scrutant les données de dégradation pour préparer leurs arrêts respectifs. C’est ce travail en coulisses, discret mais fondamental, qui allait s’avérer déterminant dans l’issue du Grand Prix.

L’undercut raté, la stratégie trois arrêts assumée

Quand Russell tente l’undercut, Ferrari ne réagit pas immédiatement. Un choix assumé. Plutôt que de se précipiter dans les stands pour couvrir la Mercedes, les ingénieurs de Maranello ont opté pour une stratégie à trois arrêts, acceptant temporairement de céder du terrain pour mieux frapper en fin de course. Hamilton a continué de pousser, maintenant des chronos compétitifs tout en préservant ses gommes. Cette lecture de course, fruit d’une collaboration grandissante entre le pilote et son équipe en cette deuxième saison commune, illustrait une Ferrari en pleine confiance. Le plan était risqué mais cohérent : arriver en fin de Grand Prix avec des pneus frais pendant que les adversaires se débattraient avec un jeu de gommes vieillissant.

Le coup du destin : Alonso, la VSC et le tour parfait

C’est au tour 9 que la course a basculé définitivement. Fernando Alonso, engagé dans une belle prestation pour Aston Martin, s’immobilise en bord de piste, victime d’une panne mécanique. La direction de course déploie la Voiture de Sécurité Virtuelle. Pour Ferrari, c’est le signal attendu. Hamilton rentre immédiatement pour son troisième changement de pneumatiques, profitant des intervalles réduits pour effectuer son arrêt à moindre coût. Lorsqu’il ressort des stands, le Britannique est en tête avec six secondes d’avance sur Russell. Le coup tactique était parfait. La VSC, timing idéal, avait transformé un pari risqué en coup de maître. Hamilton n’avait plus qu’à gérer son avance pour s’offrir une victoire méritée, construite sur la patience et la stratégie plutôt que sur la seule vitesse brute.

Une victoire historique à 20 secondes de Russell

Lewis Hamilton a franchi la ligne d’arrivée avec environ vingt secondes d’avance sur George Russell, deuxième pour Mercedes, et Lando Norris, troisième avec McLaren. Un podium 100 % britannique qui fera date dans les annales de la Formule 1. Pour Hamilton, c’est la 106e victoire de sa carrière, et surtout la première sous les couleurs rouges de Ferrari — le Graal que tout le paddock attendait depuis son transfert retentissant. Max Verstappen termine quatrième, Oscar Piastri cinquième. Isack Hadjar signe une belle sixième place, Pierre Gasly septième. En dehors du podium, la journée était néanmoins marquée par deux abandons cruciaux : Kimi Antonelli (Mercedes) lâche à trois tours de l’arrivée sur défaillance moteur, voyant son avance au championnat fondre de 68 à 41 points. Charles Leclerc (Ferrari) abandonne lui aussi, victime d’un problème de direction assistée, privant la Scuderia d’un possible doublé.

Barcelone, Ferrari, et l’ombre de Schumacher

Le symbolisme de cette victoire dépasse les seuls chiffres. Il y a exactement trente ans, en 1996, un certain Michael Schumacher signait sa première victoire sous les couleurs Ferrari… à Barcelone. Lewis Hamilton reproduit aujourd’hui, à la virgule près, ce moment fondateur de l’histoire de la Scuderia. Une coïncidence que personne n’a manqué dans le paddock, ni dans les tribunes du circuit de Catalunya. Hamilton, visiblement ému lors des interviews d’après-course, a rendu hommage à l’équipe qui lui a permis de franchir ce cap symbolique. Avec 41 points de retard sur Antonelli au championnat, la bataille pour le titre reste ouverte. Mais pour ce dimanche barcelonais, une seule certitude s’impose : Lewis Hamilton est entré un peu plus dans la légende.

La rédaction ICONIQ. Sport

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *