Catégorie : À la Une

  • Inoxtag, nouvelle icône Fortnite

    Inoxtag, nouvelle icône Fortnite

    Inoxtag devient le premier créateur français à intégrer les Séries Icônes de Fortnite. Son skin arrive en boutique le 27 octobre.

    Une annonce historique au Dôme de Paris

    Le 24 octobre 2026, lors de la Paris Games Week, Inoxtag a vécu l’un des moments les plus marquants de sa carrière. Sur la scène d’un tournoi Fortnite OG qu’il organisait lui-même au Dôme de Paris, devant des milliers de fans, Epic Games a officialisé son intégration aux Séries Icônes du jeu. Le compte Fortnite France a confirmé l’information à 22h01, quelques minutes après qu’Inoxtag lui-même ait partagé une courte vidéo de sa tenue sur X en écrivant : « 9 ans plus tard. Je vous remercierai jamais assez. » Une formule sobre, mais chargée d’émotion pour celui qui joue à Fortnite depuis ses débuts en 2017. La scène était grandiose : le créateur est apparu assis devant une statue géante à son effigie, vêtu d’une tenue violette et noire qui préfigurait déjà son futur skin en jeu.

    Premier Français dans une série réservée aux plus grands

    Les Séries Icônes de Fortnite existent depuis janvier 2020 et le skin du streamer américain Ninja, premier créateur à avoir eu le sien dans le jeu. Depuis, Epic Games a progressivement ouvert cette collection à des profils très variés : streamers, sportifs, musiciens. En janvier 2021, l’Espagnol TheGrefg avait présenté son skin lors d’un live Twitch suivi par plus de 2,4 millions de spectateurs en simultané, un record mondial à l’époque. Des noms comme Pokimane, LeBron James ou Ariana Grande figurent également dans cette liste. Jusqu’à présent, aucun créateur français n’avait rejoint ce cercle. Inoxtag brise cette barrière et s’impose comme le représentant tricolore d’une franchise mondiale comptant des centaines de millions de joueurs.

    Un skin pensé autour de l’Everest

    Epic Games n’a pas encore détaillé officiellement le contenu exact du pack, ni son prix en V-Bucks. Mais les informations qui ont circulé dès la soirée du 24 octobre dessinent déjà les contours de ce qui s’annonce comme l’une des collaborations les plus personnelles de la série. Selon plusieurs comptes spécialisés en datamining, le pack d’Inoxtag comprendrait plusieurs styles de tenue, un accessoire de dos, une pioche et une emote signature. Ce qui retient l’attention : un écran de chargement serait directement inspiré de l’ascension de l’Everest, le projet fou que le youtubeur a réalisé en 2024 et documenté dans Kaizen, son film disponible sur YouTube. Une façon pour Epic Games de célébrer non seulement le créateur de contenu, mais aussi l’aventurier qu’il est devenu aux yeux du grand public.

    Kaizen, l’Everest, et une popularité hors du commun

    Inoxtag, de son vrai prénom Inès, a grandi sur YouTube en postant des vidéos de Fortnite dès 2017. Il fait partie de la première génération de créateurs français à avoir construit une communauté massive autour du jeu. Mais c’est en septembre 2024 que sa popularité a franchi un nouveau palier avec Kaizen, le documentaire retraçant ses douze mois de préparation pour gravir l’Everest, accompagné du guide Mathis Dumas. Le film a été vu par des dizaines de millions de personnes et a fait parler bien au-delà de la sphère gaming. Cette exposition inédite a renforcé son image auprès d’un public large et multigénérationnel, ce qui n’a sans doute pas été étranger à la décision d’Epic Games de l’intégrer aux Séries Icônes.

    Disponible le 27 octobre dans la boutique Fortnite

    Le skin d’Inoxtag sera officiellement disponible à l’achat dans la boutique Fortnite à partir du 27 octobre 2026. Cette sortie coïncide avec une période chargée pour le jeu, qui accueille simultanément une collaboration avec One Piece : le bus de combat sera remplacé par le célèbre bateau de la série manga, et plusieurs personnages iconiques feront leur apparition dans la boutique. Pour les fans d’Inoxtag, l’événement représente bien plus qu’un simple cosmétique : c’est la reconnaissance officielle d’un parcours de neuf ans, de la chambre d’ado aux sommets du gaming français. Puis, avec ce skin couleur violet et noir, une petite pièce de son univers entrera définitivement dans l’histoire du jeu le plus joué au monde.

    La rédaction ICONIQ. Créateurs

  • Anyme : révélation francophone aux NMA

    Anyme : révélation francophone aux NMA

    À 23 ans, Anyme vient de remporter le trophée de révélation masculine aux NRJ Music Awards 2026.

    Une ascension qu’il n’avait pas imaginée

    Le 23 octobre 2026, la cérémonie des NRJ Music Awards a consacré Anyme dans la catégorie révélation masculine francophone de l’année. Un résultat qui a surpris beaucoup de monde, sauf les 11 millions d’abonnés qui le suivent sur YouTube, Twitch, TikTok et Instagram. Car Anyme, de son vrai nom Maxence Turlot, n’a jamais voulu être une star de la musique. Il se définit avant tout comme streamer et humoriste, et la musique reste pour lui, selon ses propres mots, « un kiff, un hobby ». Cette authenticité assumée est précisément ce qui lui a valu une adhésion massive auprès d’une génération lassée des postures artificielles du monde du showbiz.

    De TikTok à Twitch : une ascension en deux ans

    Tout commence en 2021 sur TikTok, où Maxence Turlot publie des vidéos humoristiques sous le pseudo Anyme023. Mais c’est en mars 2024 que tout bascule : un live TikTok dans lequel il parodie avec exagération les tics des rappeurs, notamment sur le titre Temps en temps de Koba LaD et Zola, devient viral en quelques heures. La machine est lancée. Il investit alors Twitch, plateforme de streaming en direct, et y construit une communauté fidèle grâce à des contenus aussi décalés qu’imprévisibles. Construire une cabane dans son appartement, s’initier à la poterie en live, composer un morceau devant sa caméra… Chaque stream est une expérience unique. En moins d’un an, il atteint 2,7 millions d’abonnés sur Twitch, s’imposant parmi les tout premiers streamers français.

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Des chiffres musicaux qui défient l’industrie

    Sans maison de disques, sans album et sans prétention artistique affichée, Anyme a pourtant réalisé des performances musicales que bien des artistes professionnels lui envient. Son titre Shamballa cumule plus de 65 millions de streams et a été certifié disque de diamant, distinction réservée aux œuvres ayant dépassé les 500 000 ventes équivalentes. Son autre morceau, Toute la nuit, dépasse les 44 millions d’écoutes. Des chiffres qui témoignent d’un lien direct et puissant avec son audience, qui consomme sa musique comme elle consomme ses streams : sans filtre, sans intermédiaire. Il incarne une nouvelle génération de créateurs pour lesquels les frontières entre entertainment, humour et musique n’existent plus.

    Une cérémonie qui consacre les nouveaux médias

    En remettant le trophée de révélation masculine à Anyme, les NRJ Music Awards envoient un signal fort à l’industrie musicale. La cérémonie, qui récompense traditionnellement des artistes issus du circuit classique label et radio, reconnaît pour la première fois de façon aussi explicite l’influence des plateformes numériques et des créateurs de contenu sur la culture populaire. Anyme rejoint ainsi une liste de lauréats dont le parcours détonne : pas de maison de disques, pas de contrat d’édition, juste une communauté massive et des streams qui s’accumulent. Son discours de remerciement, sobre et sincère, a circulé rapidement sur les réseaux. « C’est un truc de fou », a-t-il confié, visiblement ému, en remerciant son public.

    Et maintenant ?

    Anyme a été clair sur ses intentions : pas question de basculer dans une carrière musicale à temps plein. Il continuera à streamer, à faire rire, à publier ce qu’il veut, quand il le veut. La musique restera un espace de liberté, pas une obligation commerciale. Ce positionnement, rare dans un milieu où le succès génère souvent une pression à professionnaliser, lui vaut le respect de sa communauté. Il prouve qu’à l’ère des créateurs indépendants, un trophée ne change pas forcément une trajectoire, il la confirme. À 23 ans, Anyme a déjà redéfini les règles du jeu.

    La rédaction ICONIQ. Créateurs

  • Tesla Roadster : il roule, il vole, il stupéfie

    Tesla Roadster : il roule, il vole, il stupéfie

    Après neuf ans d’attente, Elon Musk a dévoilé le Tesla Roadster de série. Équipé de propulseurs SpaceX, le bolide électrique défie les lois de la physique : il roule à l’envers, décolle et réalise des tonneaux dans les airs.

    Neuf ans pour redéfinir l’automobile

    Novembre 2017. Elon Musk monte sur scène et présente un prototype qui fait souffler un vent de folie dans l’industrie automobile : le Tesla Roadster de deuxième génération. Des performances annoncées délirantes, des propulseurs SpaceX promis en option, et une date de livraison qui ne cessera de reculer. Neuf ans plus tard, dans la nuit du 15 au 16 octobre 2026, la version de série est enfin officiellement dévoilée lors d’une démonstration en direct sur X et YouTube. « Vous allez voir des choses folles ce soir », a lancé Elon Musk en ouverture, avant d’ajouter : « C’est mieux qu’une voiture de James Bond. » Difficile de lui donner tort au vu de ce qui a suivi. Le carnet de réservations est désormais ouvert en France, moyennant des acomptes allant jusqu’à 250 000 euros.

    La voiture qui roule à l’envers

    La première démonstration laisse sans voix. Le Roadster s’engage sur une piste en forme de C qui monte vers le ciel. Arrivé en bout de rampe, à 20 mètres au-dessus du sol, le véhicule se retrouve à l’envers et reste plaqué contre la piste, immobile, défiant la gravité. Les jauges à l’écran affichent un appui de plus de 4,6 tonnes et une inclinaison à 170 degrés. Le secret : un système de ventilation multimode qui aspire l’air sous le véhicule, générant un appui aérodynamique colossal, même à vitesse nulle. Des ailerons actifs et des ventilateurs motorisés complètent le dispositif pour optimiser la traction dans toutes les conditions. Ce n’est plus une voiture, c’est une ventouse motorisée à 250 000 euros.

    Les propulseurs SpaceX entrent en scène

    La deuxième démonstration enfonce le clou. Le Roadster s’élance en bout de rampe et, au lieu de s’écraser au sol, des propulseurs à gaz froid issus de la technologie SpaceX le font pivoter dans les airs. La voiture réalise un tonneau complet avant de se poser en douceur. Une scène surréaliste où la science-fiction devient réalité sous les yeux des spectateurs. « Les ingénieurs de SpaceX et Tesla ont travaillé ensemble pour créer quelque chose que vous n’avez vu dans aucun film », a commenté Musk, et personne dans la salle n’a songé à le contredire. Ces propulseurs, qui constituaient l’option la plus spectaculaire du cahier des charges initial, sont bien présents sur la version de série.

    Des performances qui écrasent la concurrence

    Au-delà du spectacle, le Tesla Roadster se pose en candidat sérieux au titre de voiture la plus rapide jamais produite en série. Les chiffres annoncés dès 2017 ont été confirmés et même améliorés : un 0 à 100 km/h en moins d’une seconde, une vitesse de pointe supérieure à 400 km/h et une autonomie dépassant les 1 000 kilomètres en cycle mixte. La plateforme technique combine un groupe motopropulseur tri-moteur dernier cri avec le système de contrôle d’appui aérodynamique actif mis en lumière lors de la démonstration. Tesla promet une expérience de conduite radicalement différente de tout ce qui existe, capable de passer du mode supercar sur circuit au mode grand tourisme sur autoroute, le tout en quelques instants.

    Un symbole industriel autant qu’une voiture

    Le Tesla Roadster dépasse largement le cadre de l’automobile. Il incarne la convergence de deux empires construits par Elon Musk : Tesla, pionnier de l’électrique de masse, et SpaceX, leader mondial du spatial privé. Leur collaboration donne naissance à un objet hybride, à mi-chemin entre la voiture de sport et l’engin spatial, qui repousse les frontières de ce que l’on pensait techniquement possible sur route. La France fait partie des premiers marchés où les réservations sont ouvertes, avec des acomptes de 250 000 euros pour les éditions Founders Series. Un signal fort envoyé à une industrie automobile européenne en pleine mutation, alors que les constructeurs traditionnels peinent encore à trouver leur équilibre dans la transition électrique.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Sydney Sweeney : reine du buzz

    Sydney Sweeney : reine du buzz

    L’actrice récidive avec une publicité Novig osée : seins nus, ballons de football américain et réponse provocante aux critiques.

    Un mois après la polémique, une nouvelle provocation

    En septembre 2026, Sydney Sweeney avait mis le feu aux poudres avec une publicité pour Novig, plateforme américaine de paris sportifs dont elle est actionnaire, dans laquelle elle apparaissait entièrement nue, dissimulée derrière des accessoires de sport. Clubs de golf, gants, ballons : la campagne avait immédiatement déclenché une vague de réactions. Des sportives de haut niveau, dont certaines figures du tennis et du football féminin américain, avaient dénoncé une mise en scène « immonde », un « affront pour toutes les femmes » dans un sport qui peine encore à obtenir la même reconnaissance que celui des hommes. Sydney Sweeney avait répondu indirectement en partageant une série de photos de nus artistiques avec Serena Williams et Megan Rapinoe. Mais sa vraie réponse, elle vient de la livrer.

    La deuxième pub : même code, même audace

    Le 12 octobre 2026, l’actrice de 29 ans a posté sur son compte Instagram un nouveau clip publicitaire de 30 secondes pour Novig. Le principe est identique : Sydney Sweeney apparaît vêtue d’une simple culotte blanche aux couleurs de la marque, poitrine nue, cachée cette fois derrière deux ballons de football américain. Le ton est assumé, l’image calculée. Elle fixe la caméra avec un mélange d’ironie et de défi, brouillant toujours la frontière entre sensualité et nudité. En moins de 24 heures, la vidéo totalisait déjà plus de 600 000 vues sur Instagram et des dizaines de milliers de commentaires.

    Instagram / @sydney_sweeney

    Voir la publication sur Instagram

    Sa réplique aux parieurs et aux détracteurs

    Dans la vidéo, Sydney Sweeney s’adresse directement à ceux qui font des paris sur sa personne. « Il y a des hommes adultes qui font des tableaux Excel pour parier sur la couleur de mes sous-vêtements. Est-ce que je suis flattée ? », lance-t-elle avec un sourire en coin. Elle enchaîne avec une comparaison qui sert de punchline commerciale : « Il y a des gens assis dans des toilettes qui parient leur plan d’épargne-retraite 401k, et puis il y a ceux qui font simplement des paris sur le sport. Novig, c’est… juste du sport. » Une ironie maîtrisée, un brin d’autodérision, et un message publicitaire qui s’appuie sur la polémique elle-même pour amplifier la visibilité de la marque.

    Actionnaire, stratège et provocatrice assumée

    Ce qui distingue Sydney Sweeney de nombreuses célébrités utilisées comme égéries, c’est qu’elle est actionnaire de Novig. Elle n’est pas simplement le visage d’une campagne, elle a une part dans le succès commercial de la plateforme. Cette position lui confère une liberté totale dans son rapport à la controverse : chaque polémique est, pour elle, une opportunité de visibilité. L’actrice révélée dans Euphoria et primée aux Emmy Awards joue un rôle qui dépasse la fiction : elle est devenue, dans le paysage médiatique américain, une figure de la provocation réfléchie, où chaque sortie publique est calibrée pour maximiser l’impact.

    Un débat qui ne s’arrêtera pas

    La sortie de cette deuxième publicité ravive le débat sur la sexualisation des femmes dans l’univers du sport et de la publicité. D’un côté, ses défenseurs y voient l’expression d’une liberté assumée, d’une femme qui utilise son image à sa propre guise et en retire un bénéfice financier direct. De l’autre, ses détracteurs, souvent issus du monde sportif féminin, estiment que cette mise en scène renforce des stéréotypes que des générations d’athlètes ont tenté de déconstruire. Sydney Sweeney, elle, semble avoir décidé que le meilleur moyen de répondre à la polémique, c’est d’en faire une nouvelle.

    La rédaction ICONIQ. People

  • Primaire de la gauche : Glucksmann vainqueur

    Primaire de la gauche : Glucksmann vainqueur

    Raphaël Glucksmann remporte la primaire sociale-démocrate dès le premier tour avec 66,13 % des voix pour la présidentielle 2027.

    Une victoire nette et sans appel dès le premier tour

    Dimanche 11 octobre 2026, Raphaël Glucksmann a remporté la primaire organisée conjointement par le Parti socialiste et Place publique, en vue de désigner le candidat de la gauche sociale-démocrate pour la présidentielle 2027. Le résultat est sans ambiguïté : 66,13 % des suffrages exprimés dès le premier tour, soit 79 613 voix sur les 120 307 bulletins déposés lors de ce scrutin ouvert à tous les citoyens majeurs. Ce score élevé lui évite tout second tour et marque une victoire claire face à ses concurrents. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, arrive en deuxième position avec 14,43 % des voix, soit 17 398 suffrages. Ségolène Royal récolte 7,62 % (9 165 voix), Emmanuel Maurel 5,92 % (7 119 voix) et Jérôme Guedj 5,83 % (7 012 voix). Un écart considérable qui traduit la domination de Glucksmann au sein de cet espace politique.

    Plus de 120 000 participants à cette primaire inédite

    Le chiffre de participation est l’un des enseignements majeurs de cette journée. Patrick Mennucci, président de la commission d’organisation de la primaire PS/Place publique, a annoncé que 120 307 personnes avaient pris part au vote. Un niveau de mobilisation significatif pour une primaire de gauche qui n’avait pas d’équivalent depuis plusieurs années dans cet espace politique. Pour les organisateurs, ce chiffre témoigne d’un regain d’intérêt pour une offre politique social-démocrate clairement identifiée, à la croisée de la tradition socialiste et du renouveau incarné par Place publique. Fondé par Glucksmann en 2018, ce mouvement a réussi à s’imposer comme une force incontournable à gauche, notamment grâce à son score aux élections européennes de 2024, où la liste qu’il menait avait créé la surprise en arrivant en tête de la gauche française.

     

    La réaction du vainqueur : « Rien n’est gagné »

    Raphaël Glucksmann a réagi à sa victoire sur le réseau social X avec des mots à la fois ambitieux et mesurés. « Ce résultat dit quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner. Elle peut parler de justice, d’écologie et de République sans renoncer à rien », a-t-il écrit. Il a assuré être « là pour gagner l’élection présidentielle », pour « tourner la page du macronisme, empêcher l’extrême droite et changer la vie ». Mais il a tenu à tempérer l’enthousiasme de ses soutiens : « Cette première place ne me donne aucun droit. Rien n’est gagné. Elle m’oblige à écouter, convaincre et rassembler davantage. » Des mots qui donnent le ton d’une campagne qui ne fait que commencer et qui devra s’adresser bien au-delà du seul électorat social-démocrate. Retrouvez sa réaction en intégralité sur son compte Instagram @raphaelglucksmann.

    Un candidat entre ambition nationale et défis internes

    La victoire à la primaire n’est qu’une première étape. Raphaël Glucksmann devra désormais fédérer au-delà de son électorat naturel pour espérer peser dans la course à l’Élysée. L’équation est complexe. À gauche, le paysage reste fragmenté entre le bloc insoumis de Jean-Luc Mélenchon, les écologistes, les communistes et cet espace social-démocrate dont Glucksmann prend la tête. Les tentatives d’union à gauche ont jusqu’ici échoué à produire une dynamique durable pour la présidentielle. Le candidat de Place publique et du PS devra également convaincre une partie de l’électorat centriste déçu par le macronisme, sans pour autant brouiller son positionnement. Un exercice d’équilibriste qui sera au cœur de sa stratégie dans les mois à venir, à moins d’un an du premier tour de la présidentielle.

    La gauche sociale-démocrate face au défi de 2027

    Au-delà de la personnalité de Glucksmann, cette primaire soulève une question de fond : la gauche social-démocrate est-elle en mesure de rassembler suffisamment pour franchir le premier tour de la présidentielle ? Les sondages actuels placent Raphaël Glucksmann entre 10 et 15 % des intentions de vote, loin des scores nécessaires pour accéder au second tour. Mais la dynamique générée par cette primaire, combinée à un contexte politique marqué par l’impopularité record d’Emmanuel Macron et une poussée de l’extrême droite, pourrait modifier les rapports de force. La campagne qui s’ouvre sera longue, incertaine, et décisive pour l’avenir d’une gauche qui cherche depuis 2017 à retrouver le chemin du pouvoir.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Cyberattaque sur la primaire de gauche

    Cyberattaque sur la primaire de gauche

    Frappée par une cyberattaque vendredi, la primaire de la gauche sociale-démocrate voit son scrutin en ligne perturbé et prolongé jusqu’à dimanche 18 h.

    Une attaque dès 8h du matin

    Le premier tour de la primaire s’est ouvert vendredi 9 octobre à 8h sur la plateforme e-votez.net. Quelques minutes après l’ouverture, les serveurs ont commencé à flancher. Les organisateurs ont rapidement identifié une cyberattaque visant à saturer la plateforme par un afflux massif et fictif de connexions. En temps normal, le site peut absorber jusqu’à 10 000 connexions simultanées. Les robots, eux, ont poussé ce chiffre à 20 000, provoquant un ralentissement sévère qui a empêché des milliers d’électeurs d’accéder au vote. À 19h vendredi soir, seules 20 000 personnes avaient pu voter, sur les quelque 140 000 inscrits.

    Un mode opératoire classique mais efficace

    L’attaque relève d’une technique bien connue des experts en cybersécurité : le déni de service distribué, ou DDoS. Des milliers de robots informatiques ont bombardé les serveurs simultanément, saturant leur capacité et rendant le service quasi inaccessible pour les vrais électeurs. Le Parisien, qui a tenté d’accéder à la plateforme vers 15h vendredi, a constaté que le site restait très difficile d’accès. Malgré cela, les organisateurs ont assuré que la plateforme n’avait jamais été totalement interrompue et que l’intégrité des votes enregistrés n’était pas compromise. Il ne s’agit pas d’une intrusion dans les données, mais d’un blocage de flux.

    La justice saisie, l’Anssi mobilisée

    Face à l’ampleur de l’attaque, les organisations politiques parties prenantes ont annoncé qu’elles saisissaient la justice, dénonçant une tentative de perturbation du processus démocratique. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour sa part mandaté l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) pour analyser l’attaque. À l’heure actuelle, ni l’origine ni les auteurs de l’attaque n’ont été identifiés. Les candidats ont réagi sur les réseaux sociaux. Jérôme Guedj, l’un des cinq prétendants, a ironisé sur X : « Cette primaire intéresse plus qu’on ne pense ! Même les hackers. »

    Le scrutin prolongé jusqu’à dimanche

    À 19h vendredi, la commission d’organisation a annoncé la prolongation du vote jusqu’au dimanche 10 octobre à 18h. Une décision unanime prise pour permettre aux 140 000 inscrits de voter dans des conditions sereines. Le vote a repris normalement à 18h45, selon la même commission. Les cinq candidats en lice sont Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. Le vainqueur sera désigné pour incarner la gauche sociale-démocrate face aux autres blocs politiques à la présidentielle de 2027.

    Un signal d’alarme pour la démocratie numérique

    Cet incident met en lumière la vulnérabilité des processus électoraux dématérialisés face aux attaques informatiques. Alors que le vote en ligne est présenté comme une solution moderne et accessible, cette cyberattaque rappelle que sa robustesse technique est une condition non négociable. Les partisans comme les adversaires du vote électronique y trouveront de nouveaux arguments. Pour l’heure, la priorité est de permettre à chaque inscrit de se prononcer. La démocratie, même numérique, ne s’accommode pas de l’abstention forcée.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Sophie Adenot : le retour sur Terre

    Sophie Adenot : le retour sur Terre

    Après 235 jours dans l’espace, Sophie Adenot a amerri au large de la Californie, marquant un retour historique pour la spationaute française.

    Un amerrissage réussi dans le Pacifique

    Le « splashdown » a eu lieu à 17h34 heure de Paris, au large des côtes californiennes dans l’océan Pacifique. Vingt-sept heures s’étaient écoulées depuis le désamarrage de la capsule Dragon de la Station spatiale internationale, mercredi 7 octobre à 14h05. À bord avec Sophie Adenot, trois coéquipiers : les Américains Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que le Russe Andreï Fediaïev. Tous quatre ont été récupérés par les équipes de SpaceX avant d’être examinés par des médecins sur le navire de récupération. Ils ont ensuite été transportés par hélicoptère sur la côte, avant de prendre un avion pour Houston, au Texas, où se trouve le centre de la NASA en charge des astronautes.

    235 jours et un record européen absolu

    Avec 235 jours en orbite, Sophie Adenot bat le record du plus long séjour orbital en continu pour un astronaute européen, homme ou femme confondu. Une performance qui marque durablement l’histoire de l’Agence spatiale européenne. La mission Crew-12 aura été, à bien des égards, exceptionnelle. À l’intérieur de l’ISS, l’ancienne colonelle de l’Armée de l’air, qui a fêté ses 44 ans en juillet en orbite, a mené plus de 200 expériences scientifiques, contribuant à faire avancer la recherche médicale, physique et biologique pour des applications directes sur Terre et en vue des futures missions spatiales.

    La première Française à sortir dans le vide spatial

    Au-delà du record de durée, Sophie Adenot s’est illustrée par trois sorties extravéhiculaires d’une portée historique. Les 18 et 25 août, puis le 1er septembre, elle s’est aventurée dans le vide spatial, devenant ainsi la première femme française à réaliser une sortie extravéhiculaire. Des images qui ont ému la France entière et suscité une vague d’enthousiasme pour l’exploration spatiale, notamment parmi la jeunesse. Chacune de ces sorties a duré plusieurs heures et a permis de réaliser des opérations de maintenance sur la station, dans des conditions extrêmes de température et de pression.

    Un retour physiquement éprouvant

    Après huit mois en apesanteur, le retour sur Terre est loin d’être anodin. Le corps des astronautes subit des transformations profondes lors d’un séjour prolongé dans l’espace : perte de masse musculaire, fragilisation osseuse, redistribution des fluides corporels. Sophie Adenot et ses coéquipiers vont devoir traverser une période de réadaptation intensive à la gravité terrestre, encadrée par les équipes médicales de la NASA à Houston. Marcher, tenir debout, retrouver ses repères sensoriels : tout est à réapprendre, progressivement, après plus de sept mois en orbite.

    Une icône pour l’Europe spatiale

    Sophie Adenot rentre sur Terre auréolée d’une mission hors normes qui la place parmi les grandes figures de l’exploration spatiale européenne. Sélectionnée par l’ESA en 2022, formée à Houston, elle incarne une nouvelle génération de spationautes européens capables de rivaliser avec les meilleures agences mondiales. Sa mission Crew-12 restera dans les annales, non seulement pour ses records, mais aussi pour l’inspiration qu’elle aura suscitée. Dans les écoles, les laboratoires, les rédactions, son retour est célébré comme une victoire collective, celle d’une France qui regarde encore vers les étoiles.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Messi : les adieux d’une légende

    Messi : les adieux d’une légende

    Le 7 octobre 2026, Lionel Messi a joué son 208e et dernier match sous le maillot de l’Albiceleste, face au Bénin (3-0), au Monumental de Buenos Aires.

    Une dernière nuit au Monumental

    Buenos Aires ne dort pas. Le stade Monumental, le plus grand d’Amérique du Sud avec ses 85 000 spectateurs, affichait complet bien avant le coup d’envoi. Les supporters avaient payé leurs places à prix d’or pour vivre ce moment qu’ils savaient unique. Depuis plusieurs semaines, l’annonce de la retraite internationale de Lionel Messi avait plongé tout un pays dans une douce mélancolie. Ce mardi soir, la fête et la tristesse se mêlaient dans les travées du stade, comme si l’Argentine cherchait à retenir encore quelques heures son enfant prodige. Les chants s’élevaient, les drapeaux ondulaient, et au milieu de tout cela, un homme de 39 ans enfilait pour la dernière fois le célèbre maillot bleu et blanc rayé, le numéro 10 dans le dos.

    Buteur et passeur jusqu’au dernier souffle

    Fidèle à lui-même jusqu’au bout, Messi n’a pas raté ses adieux sur le terrain. Impliqué sur les trois buts de la victoire argentine, il a transformé un penalty avec le calme et la précision qui ont fait sa légende, avant de délivrer deux passes décisives pour ses coéquipiers. Le score final de 3-0 face au Bénin traduit une domination totale, portée par un homme qui ne semblait pas décidé à partir sur une prestation ordinaire. Les statistiques de la rencontre parlent d’elles-mêmes : 65 % de possession, 12 tirs cadrés contre 2 et 666 passes réussies. Messi a quitté la pelouse sous une ovation debout, adressant un discret geste de la main aux médias avant de regagner les vestiaires pour la dernière fois sous ce maillot.

    Un discours d’adieu qui restera dans les mémoires

    Après le coup de sifflet final, Messi a pris le micro devant un stade Monumental en larmes. Sa voix légèrement brisée, il a d’abord pensé à son père, avant d’exprimer une gratitude immense pour tout ce que la sélection lui avait offert. « C’est difficile de dire quelque chose aujourd’hui, il y a beaucoup d’émotions, beaucoup de pensées qui se bousculent », a-t-il commencé. Il a ensuite confié que défendre le maillot de l’Argentine pendant plus de vingt ans avait été une immense fierté, même dans les moments les plus difficiles. « Ne plus venir ici sera une très grande douleur », a-t-il glissé, provoquant des larmes dans les travées. La phrase qui restera dans les mémoires : « La sélection a été la plus belle chose qui puisse m’arriver. » Une déclaration d’amour simple et absolue, digne d’un homme qui a toujours laissé parler ses actes avant ses mots.

    Vingt et un ans d’une épopée inégalée

    Messi avait disputé son premier match avec l’Albiceleste en 2005. Il avait alors 17 ans, et le monde entier commençait à deviner l’immensité du talent qui se présentait. Vingt et un ans plus tard, 208 sélections au compteur, il tire sa révérence avec un palmarès international qui force le respect : champion du monde en 2022 au Qatar, triple vainqueur de la Copa América dont la dernière en 2021. Sa relation avec la sélection n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Les années de défaites en finales, les critiques acerbes d’un public qui lui reprochait parfois de ne pas être assez présent, tout cela appartient désormais à un passé dissous dans la gloire. Le sacre mondial de 2022 avait tout effacé, offrant à Messi la consécration suprême qu’il méritait et que son peuple réclamait.

    La presse mondiale salue l’entrée dans l’éternité

    Dès le lendemain matin, les unes des journaux argentins et internationaux se ressemblaient toutes. « A la porte de l’éternité », titrait l’un d’eux. « Le meilleur joueur de tous les temps dit adieu », reprenait un autre. La presse française, espagnole, anglaise et brésilienne saluait unanimement la fin d’une carrière internationale hors norme. Pour Lionel Messi, le chapitre argentin est clos. Il continuera sans doute à évoluer en club, à l’Inter Miami, mais le bleu et blanc ne sera plus de la partie. Buenos Aires a pleuré cette nuit. Le monde du football a pleuré avec elle. Et quelque part, dans les rues de Rosario où tout a commencé, une ville entière a levé les yeux vers le ciel en sachant qu’une époque venait de se terminer.

    La rédaction ICONIQ. Sport

  • iPhone Duo

    iPhone Duo

    Apple a officiellement lancé l’iPhone Duo ce 9 septembre 2026 lors de sa keynote de rentrée. Son tout premier smartphone pliable arrive en octobre à partir de 2 339 euros, avec un écran intérieur de 7,6 pouces et une puce A20 Pro.

    Le grand saut : Apple entre dans l’ère du pliable

    Sept ans après le premier Galaxy Fold de Samsung, Apple a franchi le cap que tout le monde attendait. C’est John Ternus, le nouveau PDG qui succède à Tim Cook, qui a dévoilé l’iPhone Duo en fin de keynote avec un « One more thing » soigneusement mis en scène depuis le Steve Jobs Theater. Le nom lui-même est une surprise : on attendait « iPhone Ultra ». Apple a préféré « Duo », positionnant ce modèle comme une catégorie à part entière plutôt que comme le summum absolu de sa gamme. Une façon d’assumer ses concessions tout en ouvrant un nouveau chapitre. Ternus a décrit l’appareil comme « entièrement nouveau et, en même temps, étonnamment familier », insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple portage d’iPadOS sur un grand écran, mais d’une expérience iOS réinventée de fond en comble.

    iPhone Duo Apple pliable 2026 écran ouvert 7.6 pouces
    iPhone Duo ouvert — écran intérieur Super Retina XDR 7,6 pouces. ©Apple

    Un design passeport aux finitions titanium

    L’iPhone Duo adopte un format dit « passeport » : compact et discret fermé, spectaculaire une fois ouvert. L’écran externe mesure 5,4 pouces. Déplié, l’écran intérieur Super Retina XDR atteint 7,6 pouces, soit une surface 50 % supérieure à l’iPhone 18 Pro Max. Apple a doté l’appareil d’un cadre en titane de grade 5 et d’une charnière composée de plus de cent pièces, conçue pour garantir durabilité et précision. L’ensemble est certifié IP68 contre l’eau et la poussière. Autre rupture majeure : la reconnaissance faciale Face ID disparaît au profit d’un Touch ID intégré au bouton d’alimentation latéral. Faute de place pour loger le module TrueDepth dans le châssis pliant, Apple a mis fin à près de dix ans de dogme. L’écran intérieur accueille également une caméra FaceTime dissimulée sous la dalle, sans encoche ni Dynamic Island, une première pour la marque.

    iPhone Duo Apple plié en main
    iPhone Duo fermé — format passeport, titane grade 5. ©Apple

    Puce A20 Pro, caméras 48 MP et Apple Pencil au programme

    Sous le capot, l’iPhone Duo embarque la puce A20 Pro, la même que celle des iPhone 18 Pro, garantissant des performances au sommet. Du côté des capteurs photo, Apple a fait le choix de deux modules arrière de 48 mégapixels : un grand-angle avec zoom 2x (identique au 18 Pro) et un ultra grand-angle. Pas de téléobjectif, une concession assumée au format pliable. L’IA est pleinement intégrée avec les mêmes fonctionnalités Apple Intelligence que les modèles Pro. L’iPhone Duo devient aussi le premier iPhone compatible Apple Pencil, le stylet de la marque jusqu’ici réservé aux iPad, ouvrant de nouvelles possibilités créatives sur grand écran déplié. Les applications peuvent être utilisées en mode multitâche côte à côte, liées entre elles pour être retrouvées ensemble, ou encore exploiter le pliage partiel de l’écran pour des usages mains-libres.

    Prix et disponibilité : un positionnement premium assumé

    Le prix est à la hauteur des ambitions. L’iPhone Duo démarre à 2 339 euros pour la version 256 Go et grimpe jusqu’à 3 839 euros pour le modèle 2 To. Deux coloris sont proposés au lancement : blanc stellaire et ciel nocturne. Les précommandes ouvriront le 16 octobre pour une commercialisation le 23 octobre. Un positionnement résolument haut de gamme qui cible un public prêt à payer le prix fort pour être parmi les premiers à tenir le premier iPhone pliable entre les mains.

    Keynote de rentrée : iPhone 18 Pro, Apple Watch Series 12 et nouveaux AirPods

    L’iPhone Duo n’était pas le seul temps fort de cette keynote chargée. Apple a également présenté les iPhone 18 Pro et Pro Max, avec de nouvelles améliorations photo et des performances renforcées, ainsi que l’Apple Watch Series 12, qui continue de s’imposer comme la référence des montres connectées. Les nouveaux AirPods ont également été dévoilés, avec des évolutions sur la qualité sonore et l’intégration avec l’écosystème Apple Intelligence. La keynote a marqué la première grande prise de parole publique de John Ternus en tant que PDG, succédant à Tim Cook dans un exercice de style réussi, entre hommage aux fondamentaux de la marque et affirmation d’une nouvelle ère.

    La rédaction ICONIQ. IA

  • Mistral AI lève 3 milliards d’euros

    Mistral AI lève 3 milliards d’euros

    Mistral AI boucle un tour de table record de 3 milliards d’euros, porté par le géant coréen Samsung. Sa valorisation bondit à 21,3 milliards, mais la question de l’indépendance européenne reste entière.

    Un record historique pour la tech européenne

    C’est un chiffre qui donne le vertige. Ce mardi 8 septembre, Arthur Mensch, cofondateur et directeur général de Mistral AI, a confirmé à France Inter la clôture d’un cinquième tour de table de 3 milliards d’euros. La levée constitue un record absolu pour une entreprise technologique européenne non cotée en Bourse. En quelques mois, la valorisation de la start-up parisienne est passée de 12 à 21,3 milliards d’euros, confirmant son statut de championne nationale de l’intelligence artificielle. L’opération, baptisée série D, a été menée tambour battant dans un secteur où les besoins en capital sont quasi illimités.

    Samsung en tête, l’Europe en soutien

    Le principal coup de théâtre de ce tour de table est l’entrée au capital du géant sud-coréen Samsung Electronics, qui signe le plus gros ticket individuel de la levée. À ses côtés, les fonds EQT et PSG Equity ont également participé. Ce qui frappe, malgré cette présence asiatique, c’est la part des investisseurs européens : ils représentent la moitié de cette levée de 3 milliards.

    Au total, l’Europe concentre désormais deux tiers du capital de Mistral AI et, fait notable, trois quarts des droits de vote au sein de son conseil d’administration. Un équilibre soigneusement construit pour préserver l’ancrage européen de la société, même si l’arrivée de Samsung interroge sur les arbitrages stratégiques à venir.

    Un argent frais aux ambitions concrètes

    Mistral ne compte pas laisser ces milliards dormir. Les usages sont déjà fléchés : achat de puces pour renforcer la capacité d’entraînement des modèles d’IA, construction de nouveaux data centers pour accueillir davantage de clients, et recrutement massif de commerciaux à l’international. L’Inde et les États-Unis sont les marchés prioritaires visés pour cette offensive de croissance.

    La start-up vient par ailleurs de s’installer dans de nouveaux locaux, bien plus vastes, dans le nord de Paris. Un signal que l’entreprise se prépare à une montée en puissance opérationnelle rapide, et pas seulement financière.

    La souveraineté, un mot qui résiste mal aux chiffres

    La question centrale reste celle de l’indépendance. Mistral AI s’est construite sur une promesse forte : offrir une alternative européenne souveraine aux géants américains et chinois de l’IA. Mais à mesure que les tours de table s’enchaînent et que les investisseurs étrangers s’invitent au capital, cette promesse devient plus complexe à tenir.

    L’entrée de Samsung, acteur industriel majeur mais étranger à l’Europe, pose la question des intérêts qui guideront demain les choix technologiques et commerciaux de Mistral. La gouvernance du conseil d’administration, avec une majorité de votes européens, constitue un garde-fou réel. Mais les partenariats industriels, eux, obéissent souvent à une logique qui dépasse les frontières géographiques.

    Un milliard d’euros de revenus visé en 2026

    Face à ces questions, Mistral aligne ses ambitions commerciales. L’objectif affiché pour 2026 est de dépasser le milliard d’euros de revenus. Un cap ambitieux, mais qui reste modeste face aux 25 milliards anticipés pour OpenAI sur la même période. L’écart illustre la réalité de la compétition : l’IA est un secteur qui exige des capitaux astronomiques, une base clients mondiale, et une capacité à innover en continu.

    Mistral a prouvé qu’elle pouvait lever des fonds et convaincre des partenaires de premier plan. Ce que la start-up doit maintenant démontrer, c’est que ses modèles s’imposeront dans les usages réels des entreprises européennes et mondiales, bien au-delà des tableaux de valorisation.

    La rédaction ICONIQ. IA