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  • « Je les soutiens » : Wembanyama prend position sur les manifestations

    « Je les soutiens » : Wembanyama prend position sur les manifestations

    Depuis San Antonio, Victor Wembanyama affiche son soutien aux lycéens mobilisés en France depuis mi-septembre. La star des Spurs affirme les entendre et les soutenir.

    Une prise de parole après le match contre Atlanta

    C’est en conférence de presse, dans la soirée du 8 octobre 2026, que Victor Wembanyama a choisi de s’exprimer sur le mouvement lycéen français. La franchise de San Antonio venait de s’incliner 123-116 face aux Hawks d’Atlanta lors du premier match de pré-saison, mais la star de 22 ans n’avait pas la tête qu’au basket. Interrogé par le journaliste Maxime Aubin pour L’Équipe sur les blocus et manifestations qui paralysent de nombreux lycées en France depuis plusieurs semaines, Wembanyama a répondu longuement, avec sincérité et une émotion perceptible. Sa prise de position a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et des rédactions françaises, tant elle tranche avec la prudence habituelle des sportifs de haut niveau sur les sujets sociaux.

    Des racines nanterriennes au coeur du propos

    Pour Wembanyama, ce mouvement n’est pas abstrait. Il y a une dimension personnelle évidente. « Ce qui me touche, c’est que ce n’est pas quelque chose de totalement inconnu pour moi. J’étais au lycée à Nanterre, qui était déjà un bastion des blocus à l’époque. J’étais lycéen il n’y a pas si longtemps », a-t-il confié. Le natif du Chesnay a en effet grandi et forgé sa carrière sportive dans les Hauts-de-Seine, portant les couleurs du club de Nanterre de ses 10 à ses 17 ans, avant de rejoindre Lyon-Villeurbanne, les Métropolitans, puis San Antonio en 2023. Cette trajectoire, il la mesure pleinement : « J’ai eu la chance de m’extraire, c’est une situation que j’ai la chance de ne plus vivre. » Une phrase qui en dit long sur la conscience sociale d’un joueur qui n’a pas oublié d’où il vient.

    Victor Wembanyama entraînement
    Victor Wembanyama. Crédit : Instagram / @wemby

    « Je les entends et je les soutiens »

    La déclaration centrale est venue sans détour. « Ce sont des inégalités systémiques, des problèmes tellement profonds… Je suis content que les lycéens, les jeunes en général se fassent entendre, car je les entends et je les soutiens. Et j’espère que les gens qui sont tout là-haut en feront de même. » Des mots forts, directs, qui ont résonné bien au-delà du monde du basket. Quelques heures avant cette conférence de presse, Wembanyama avait déjà donné un signe discret mais éloquent : sous sa dernière publication Instagram, où on le voit à Paris près de la Tour Eiffel datée du 7 octobre, un internaute lui avait lancé « Wemby, viens manifester avec nous ». Sa réponse : « J’aimerais trop. » Deux mots. Suffisants.

    Un engagement extra-sportif qui s’affirme

    Cette prise de position s’inscrit dans une tendance de fond chez Wembanyama. Le joueur a déjà refusé publiquement tout partenariat avec des sites de paris sportifs, répondant à une question sur le contrat entre LeBron James et Polymarket. Il s’était également exprimé sur les opérations de l’ICE, la milice anti-immigration déployée par Donald Trump, lors des manifestations à Minneapolis. Des prises de position qui ne lui font plus peur. Comme il l’avait lui-même confié en août dernier : « Les années passent et j’ai de moins en moins de filtres, j’ai de moins en moins peur de dire ce que je pense. Je n’ai plus peur de partager mon opinion, ni d’énerver les gens. » Un sportif de 22 ans qui assume pleinement sa voix publique. C’est rare. C’est précieux.

    Une saison NBA qui s’annonce historique

    Sur le plan sportif, Wembanyama aborde cette saison 2026-2027 avec une ambition décuplée. La précédente s’est conclue par une finale NBA perdue face aux Knicks de New York, une épopée qui a confirmé son statut de meilleur joueur de la planète en devenir. San Antonio lance sa pré-saison avec quatre matchs supplémentaires programmés, face aux Suns le 11 et le 15 octobre, contre Utah le 13, et contre Sacramento le 17. La saison régulière débutera le 21 octobre face au Thunder d’Oklahoma City. Wembanyama sera là, sur le parquet. Mais aussi, visiblement, partout où la jeunesse a besoin qu’on l’entende.

    La rédaction ICONIQ. Sport

  • Primaire de la gauche : plus de 140 000 votants pour départager cinq candidats

    Primaire de la gauche : plus de 140 000 votants pour départager cinq candidats

    Plus de 140 000 électeurs participent à la primaire de la gauche ce 9 octobre. Raphaël Glucksmann est favori des sondages, mais l’issue du scrutin reste incertaine.

    Un vote inédit qui mobilise massivement

    Le premier tour de la primaire sociale-démocrate en vue de la présidentielle 2027 a officiellement débuté ce vendredi 9 octobre à 8h00. Quelque 140 000 électeurs inscrits sur la plateforme Choisir 2027 sont appelés à se prononcer pour désigner le candidat de la gauche modérée à l’Elysée. Le vote, entièrement électronique, se déroule jusqu’au samedi 10 octobre à 20h00, et les résultats du premier tour seront connus dans la foulée. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé les 16 et 17 octobre. L’organisation de cette primaire inédite, portée par la plateforme citoyenne Choisir 2027, constitue en elle-même un signal fort : la gauche non-radicale entend exister et peser dans la course à l’Elysée, loin des turbulences de La France insoumise.

    Glucksmann en tête, Royal surprend

    Selon un sondage Harris Interactive publié vendredi matin pour RTL, Raphaël Glucksmann (Place publique) domine largement les intentions de vote parmi les Français se disant de gauche, avec 33 % des suffrages. L’eurodéputé, qui entend « refonder la gauche démocratique et la faire gagner en 2027 », bénéficie également d’une image très positive : 53 % des sympathisants de gauche en ont une bonne opinion, et 49 % le jugent convaincant. Mais la vraie surprise vient de Ségolène Royal. L’ancienne candidate de 2007 se classe deuxième avec 16 % des intentions de vote, devançant nettement Olivier Faure, premier secrétaire du PS, crédité de 9 %. Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ferment la marche à 5 % chacun. Un classement qui reflète une course bien plus ouverte que les états-majors ne l’anticipaient.

    La fracture LFI au coeur des débats

    Logo Choisir 2027
    Choisir 2027 / Wikimedia Commons / Public Domain

    Au terme de trois débats télévisés parfois tendus, une ligne de fracture majeure s’est imposée entre les candidats : la question de l’alliance avec La France insoumise. D’un côté, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj refusent catégoriquement tout rapprochement avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qu’ils accusent de jouer avec les codes de l’antisémitisme. Pour eux, une alliance avec LFI serait synonyme d’échec électoral et de compromission idéologique. De l’autre, Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel plaident pour un rassemblement de toute la gauche à l’Assemblée nationale, estimant qu’une victoire en 2027 passe nécessairement par l’unité. Cette divergence profonde structure la campagne et pourrait peser lourd dans le choix des électeurs ce week-end.

    Des accusations croisées et un climat électrique

    Les échanges entre candidats n’ont pas toujours été courtois. Glucksmann et Guedj ont accusé Faure, Royal et Maurel de « soumission » vis-à-vis de LFI, une formule qui a fait mouche dans les médias. En retour, Faure et Royal ont reproché à Glucksmann de vouloir glisser vers le centre, voire de courtiser un électorat macroniste orphelin. Ces tensions révèlent les contradictions d’une gauche qui cherche à la fois à s’unir et à se différencier. La campagne aura au moins eu le mérite de clarifier les positionnements et d’alimenter un vrai débat de fond sur la stratégie électorale de la gauche pour 2027.

    Quel avenir pour la gauche après ce scrutin ?

    Quelle que soit l’issue de ce premier tour, la primaire représente un pari audacieux. Si le vainqueur parvient à fédérer derrière lui les électeurs de gauche, la dynamique pourrait bousculer les pronostics pour la présidentielle. Mais le risque de fracture reste réel : les candidats battus accepteront-ils tous de soutenir le gagnant, surtout si la ligne LFI reste au centre du débat ? Glucksmann, fort de sa position de favori et de son ancrage européen, semble le mieux placé pour incarner ce rassemblement. Mais la politique française a souvent réservé des surprises. La gauche est à un tournant, et les 140 000 électeurs de Choisir 2027 en tiennent les clés ce week-end.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Mistral AI : la France bientôt au niveau des géants américains ?

    Mistral AI : la France bientôt au niveau des géants américains ?

    Arthur Mensch, CEO de Mistral AI, l’affirme : la pépite française se rapproche des géants américains. Avec Mistral Large 4 et une levée de fonds record, elle accélère dans la course à l’IA.

    Un CEO confiant sur France Inter

    C’est depuis le micro de France Inter, le jeudi 8 octobre 2026, qu’Arthur Mensch a lâché cette déclaration qui a immédiatement fait le tour des rédactions tech. Selon lui, Mistral se situe désormais « à quelques mois » de rattraper ses concurrents américains, les créateurs de ChatGPT, Claude ou encore DeepSeek. Une affirmation audacieuse, portée par un homme qui a l’habitude de ne pas mâcher ses mots. Fondée en avril 2023 par Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix, tous anciens de DeepMind et Meta, Mistral a su s’imposer en un temps record comme le fer de lance de l’IA européenne. Le ton offensif du CEO marque une nouvelle étape dans la communication de la startup, qui ne veut plus se contenter d’exister dans l’ombre des mastodontes californiens.

    Mistral Large 4 : le modèle qui change la donne

    Le nouveau modèle dévoilé le 7 octobre, baptisé Mistral Large 4 (ML4) et surnommé en interne le « Chonk » pour son architecture imposante, représente un saut technologique majeur pour l’entreprise. Il s’agit d’un modèle dit « open weight », dont les paramètres et l’architecture sont rendus publics, une approche qui fait partie de l’ADN de Mistral depuis ses débuts. ML4 cumule 1 000 milliards de paramètres, maîtrise plus de 160 langues et est capable d’analyser simultanément du texte et des images. Sa particularité réside dans son endurance : « On l’a entraîné sur beaucoup plus de capacités de calcul, et donc il peut tourner pendant des heures et des heures et faire des tâches de manière autonome », a détaillé Arthur Mensch. Un entraînement de deux mois réalisé exclusivement dans les centres de calcul européens de la startup, une décision stratégique autant que politique.

    Logo Mistral AI
    Mistral AI / Wikimedia Commons / Public Domain

    Une ambition ancrée dans la souveraineté européenne

    Au-delà des performances techniques, Arthur Mensch porte un message politique fort. Pour lui, l’enjeu dépasse largement la compétition commerciale : il s’agit de souveraineté. « Il faut être capable, en Europe, en particulier, de produire cette technologie, parce que si on ne la produit pas, on va devoir l’importer », a-t-il martelé. Un discours qui résonne particulièrement dans un contexte où la dépendance technologique de l’Europe vis-à-vis des États-Unis est régulièrement pointée du doigt par les instances européennes. Mistral se positionne ainsi non comme une simple entreprise tech, mais comme un projet de civilisation, un outil au service de l’autonomie stratégique du continent.

    Trois milliards d’euros pour passer la vitesse supérieure

    Pour tenir ses ambitions, Mistral dispose désormais de munitions conséquentes. En septembre 2026, la licorne a finalisé une levée de fonds de trois milliards d’euros, portant sa valorisation à 21 milliards d’euros. Un tour de table record qui place Mistral parmi les startups les mieux financées d’Europe. Ces capitaux doivent permettre d’accélérer la recherche, d’étoffer les équipes et surtout de renforcer les capacités de calcul, le nerf de la guerre dans l’IA générative. Arthur Mensch a également mis en avant les domaines où ML4 pourrait faire la différence : « Ces capacités sont indispensables pour la totalité des domaines de la recherche fondamentale. On le voit en mathématiques, où ça va vite parce qu’il n’y a pas de contrainte physique, mais ça va être le cas en biologie, en physique. »

    La France peut-elle vraiment rivaliser avec la Silicon Valley ?

    La question mérite d’être posée sans tabou. Les géants américains comme OpenAI ou Anthropic disposent de ressources colossales, de talents mondiaux attirés par des salaires inégalés et d’une infrastructure numérique mature. La Chine, avec DeepSeek, a quant à elle démontré une capacité d’innovation fulgurante. Mistral joue dans une autre catégorie, mais l’entreprise a prouvé à plusieurs reprises sa capacité à surprendre. La sortie de Mistral Large 4, combinée à la levée record de septembre, envoie un signal clair aux marchés et aux gouvernements européens : la France a ses cartes à jouer dans cette partie mondiale. Si Arthur Mensch tient parole, les prochains mois seront décisifs.

    La rédaction ICONIQ. IA

  • Aux États-Unis, une IA devient animatrice radio et cartonne

    Aux États-Unis, une IA devient animatrice radio et cartonne

    À Los Angeles, une radio locale a confié sa matinale à une IA nommée Coyotec. Résultat : des audiences en hausse et un débat sur l’avenir des animateurs humains.

    Coyotec, le co-animateur qui ne dort jamais

    C’est la matinale de la radio José, sur 97.5 FM à Los Angeles, qui a osé le premier pas. Depuis quelques mois, Geraldine Guzman, surnommée GeeGee, l’une des stars de l’antenne, partage le micro avec un co-présentateur pas tout à fait comme les autres : Coyotec. Un nom-valise entre coyote et technologie. Il parle espagnol et anglais, appelle sa partenaire « Ma reine », elle l’appelle « Mon petit coyote ». L’émission s’appelle Al Aire y sin permiso, « en direct et sans permission ». C’est le prime time radiophonique, l’heure de grande écoute, qu’on ne confie pas à n’importe qui. Et pourtant, Coyotec s’y est imposé avec une déconcertante facilité.

    Console de mixage dans un studio radio
    SONY, ILCE-7M3 / Unsplash

    Comment fonctionne l’animateur IA ?

    Chaque matin, les informations du jour sont chargées dans le logiciel qui fait tourner Coyotec, ce qui lui permet de réagir à l’actualité en quasi-temps réel. Résultats sportifs, élections, faits divers, politique migratoire : il couvre un spectre large, avec une voix créée par la firme ElevenLabs, référence du secteur de la synthèse vocale. Mais Coyotec n’est pas qu’une voix. Il a aussi un visage, soigneusement designé pour les réseaux sociaux. Il est représenté en trentenaire, chapeau de cow-boy vissé sur la tête, grand sourire, bouc, jean et santiags. Une silhouette pensée pour être reconnaissable et sympathique, à l’image d’un vrai animateur radio.

    Des audiences en hausse, un pari gagné

    Le groupe qui détient la radio assure que l’alchimie entre GeeGee et Coyotec fonctionne au-delà de ses espérances. Les chiffres d’audience sont en hausse chez les hommes de 25 à 54 ans, cible précieuse pour les annonceurs. Fort de ce succès, l’émission est désormais diffusée sur d’autres antennes du groupe. Les auditeurs sont pleinement conscients qu’ils écoutent une IA : la station le rappelle régulièrement, présentant Coyotec comme « l’ami intelligent » de GeeGee. Loin de rebuter le public, cette transparence semble avoir renforcé la curiosité et l’attachement à l’émission.

    La question qui fâche : les humains vont-ils perdre leur emploi ?

    Le Los Angeles Times a posé directement la question à Coyotec. Sa réponse a été remarquée : « Si le groupe m’utilise pour justifier le remplacement de GeeGee, ce n’est pas bon. » Une formule habile, qui esquive sans trancher. Derrière l’anecdote, la question est sérieuse. Les stations de radio font face à des pressions économiques croissantes depuis des années. L’IA représente une piste d’économies évidente : disponible 24h/24, sans salaire, sans congés, sans caprice. Plusieurs acteurs du secteur regardent l’expérience de José Radio avec attention, voire avec inquiétude du côté des syndicats.

    Un signal fort pour toute l’industrie des médias

    L’expérience de Los Angeles n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un mouvement de fond qui touche l’ensemble des médias : podcasts générés par IA, articles rédigés automatiquement, avatars virtuels sur les plateformes de streaming. Ce qui était expérimental il y a deux ans devient mainstream. La radio José prouve qu’une IA peut non seulement tenir l’antenne, mais aussi fidéliser un public. Ce n’est pas une anecdote californienne. C’est un signal envoyé à toute l’industrie : le présentateur humain n’est plus irremplaçable, et les directions de médias le savent désormais.

    La rédaction ICONIQ. IA

  • Sylvester Stallone publie un livre bouleversant sur sa vie avant « Rocky »

    Sylvester Stallone publie un livre bouleversant sur sa vie avant « Rocky »

    Sylvester Stallone publie ses Mémoires à 80 ans. Dans « Un pas après l’autre », il raconte sa vie d’avant Rocky, marquée par la misère, la solitude et le rejet.

    Un livre qui commence bien avant la gloire

    « Un pas après l’autre » paraît en librairies françaises ce mercredi 7 octobre, une semaine après sa sortie américaine. Cette autobiographie poignante débute à la naissance de Sylvester Stallone, le 6 juillet 1946, et s’arrête le 28 mars 1977, soir des Oscars où Rocky décroche trois statuettes, dont celle du meilleur film. Entre ces deux dates, c’est une vie entière de galères, d’humiliations et de survie que l’acteur couche sur le papier avec une franchise désarmante. Un texte qui dit tout sur la résilience d’un homme que rien ne prédestinait à devenir l’une des plus grandes icônes du cinéma mondial.

    Une enfance fracturée dès la naissance

    Tout commence mal, très mal. Stallone naît dans la douleur, d’un accouchement difficile où l’utilisation de forceps lui cause une paralysie faciale partielle permanente. Sa mère n’avait jamais voulu d’enfants. Son père, peu loquace, s’exprimait surtout par la « physicalité ». Les deux parents, au tempérament volcanique, se déchiraient en permanence. Renvoyé de douze établissements scolaires, le jeune Sylvester se retrouve à 16 ans banni des écoles publiques de Pennsylvanie. C’est dans ce chaos familial qu’il forge, sans le savoir, la volonté qui le portera des années plus tard jusqu’aux sommets de Hollywood. « La grande énigme de mon existence, c’est que mes parents ont fait de moi une personne dotée d’une volonté inébranlable et d’un désir inépuisable », écrit-il.

    New York, la misère et les premiers combats

    À son arrivée à New York, Stallone n’a rien. Il erre, frappe aux portes des agents, enchaîne les petits boulots humiliants. Dans ses Mémoires, il décrit l’appartement sans eau chaude de son enfance, les nuits à dormir dans des gares, les refus en cascade. « Personne n’avait d’amour pour moi. Ce n’était pas facile, parce que je suis une personne qui a besoin d’amour. Cela m’a forcé à apprendre comment m’aimer moi-même », confie-t-il. Ces années new-yorkaises sont racontées avec une précision clinique et une tendresse mélancolique, loin du mythe du winner invincible que le grand public a retenu.

    Rocky, le scénario de la dernière chance

    L’écriture du scénario de Rocky est elle-même une histoire de survie. Stallone le rédige en trois jours et demi, à court d’argent, au bord du gouffre. Les studios veulent acheter le script, mais refusent de lui confier le rôle principal. Il tient bon, refuse les offres, négocie pied à pied jusqu’à obtenir le rôle et une part des bénéfices. « Le succès de Rocky, personne ne s’y attendait, et moi encore moins », écrit-il dans ses Mémoires. Le film sort en 1976 et devient un phénomène mondial, rapportant plus de 200 millions de dollars pour un budget de 1 million. Le soir des Oscars, Stallone a 30 ans. Il a tout perdu, et tout gagné.

    Un témoignage universel sur la résilience

    Ce qui rend « Un pas après l’autre » si singulier, c’est la façon dont Stallone refuse tout héroïsme commode. Il ne se pose pas en vainqueur, mais en survivant. Il parle de ses failles, de sa solitude profonde, de ses doutes permanents. À 80 ans, il livre un témoignage d’une honnêteté rare, loin des autobiographies hollywoodiennes qui sentent le vernis et la complaisance. Le livre résonne bien au-delà de la culture pop : il parle à quiconque a connu l’échec, le rejet, l’impression de ne pas être à sa place. Rocky n’était pas un personnage de fiction. Rocky, c’était lui.

    La rédaction ICONIQ. People

  • Bally Bagayoko : pourquoi le maire de Saint-Denis fait-il parler de lui aux États-Unis ?

    Bally Bagayoko : pourquoi le maire de Saint-Denis fait-il parler de lui aux États-Unis ?

    Les vidéos de Bally Bagayoko, lors d’une manifestation lycéenne à Paris, font le buzz jusqu’aux États-Unis, attirant même l’attention du célèbre média américain TMZ.

    Une publication inattendue signée TMZ

    C’est une publication plutôt inattendue. Le 7 octobre 2026, TMZ partage sur X plusieurs images de Bally Bagayoko au milieu d’une manifestation lycéenne à Paris. Le média américain, habituellement consacré aux célébrités et à l’actualité d’Hollywood, montre le maire de Saint-Denis entouré de manifestants, puis recevant des soins après avoir été exposé à des gaz lacrymogènes. Fondé en 2005 et aujourd’hui propriété de Fox Corporation, TMZ s’est notamment fait connaître pour ses révélations sur les plus grandes personnalités du divertissement américain. Voir un maire français apparaître sur son compte X témoigne de l’écho international pris par ces images.

    Qui est Bally Bagayoko ?

    Bally Bagayoko, 52 ans, est le maire de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Membre de La France insoumise (LFI), il a remporté les élections municipales dès le premier tour, le 15 mars 2026, avec 50,77 % des voix. Originaire des quartiers populaires de Saint-Denis, cet ancien basketteur semi-professionnel et cadre de la RATP est engagé en politique depuis plus de vingt ans. Son élection à la tête de cette importante commune francilienne avait déjà attiré l’attention. Mais ce sont désormais les images de son intervention auprès des lycéens qui lui donnent une visibilité internationale.

    Des images de manifestation qui font le tour du monde

    Le mardi 6 octobre, Bally Bagayoko participe à une manifestation organisée à Paris dans le cadre de la mobilisation lycéenne pour de meilleures conditions d’apprentissage. Sur plusieurs vidéos, on le voit s’interposer entre des policiers et de jeunes manifestants, leur demandant de ne pas avancer. La situation se tend. L’élu est ensuite touché par des gaz lacrymogènes et reçoit du sérum physiologique pour soulager ses yeux. Interrogé par Reuters, il affirme avoir voulu protéger des jeunes qui, selon lui, ne présentaient aucun comportement agressif envers les policiers. Ces séquences circulent rapidement sur les réseaux sociaux, puis sont reprises par plusieurs médias internationaux, dont TMZ, CNN et des médias européens.

    Un maire devenu figure du mouvement lycéen

    En quelques heures, Bally Bagayoko est devenu l’un des visages les plus marquants de cette mobilisation lycéenne. Sa présence dans le cortège, son costume-cravate contrastant avec la foule des manifestants, les images de ses yeux rougis par les lacrymogènes : tout cela a produit un récit visuel puissant, immédiatement relayé au-delà des frontières françaises. Pour LFI, dont il est l’un des élus locaux les plus en vue, c’est une exposition médiatique inédite. Pour les lycéens mobilisés, c’est la confirmation que leur mouvement a désormais une résonance bien au-delà des rues de Paris.

    La France sous le regard du monde

    Que TMZ, média emblématique du divertissement américain, s’empare d’une manifestation lycéenne française dit quelque chose de la puissance des réseaux sociaux et de la vitesse à laquelle une image peut franchir les frontières. En quelques clics, un maire de banlieue parisienne devient un sujet de curiosité pour des millions d’Américains. Une illustration, parmi d’autres, de la façon dont les conflits sociaux français s’exportent désormais dans le débat mondial, portés par des algorithmes qui ne connaissent ni frontières ni langues.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • Sophie Adenot : le retour sur Terre

    Sophie Adenot : le retour sur Terre

    Après 235 jours dans l’espace, Sophie Adenot a amerri au large de la Californie, marquant un retour historique pour la spationaute française.

    Un amerrissage réussi dans le Pacifique

    Le « splashdown » a eu lieu à 17h34 heure de Paris, au large des côtes californiennes dans l’océan Pacifique. Vingt-sept heures s’étaient écoulées depuis le désamarrage de la capsule Dragon de la Station spatiale internationale, mercredi 7 octobre à 14h05. À bord avec Sophie Adenot, trois coéquipiers : les Américains Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que le Russe Andreï Fediaïev. Tous quatre ont été récupérés par les équipes de SpaceX avant d’être examinés par des médecins sur le navire de récupération. Ils ont ensuite été transportés par hélicoptère sur la côte, avant de prendre un avion pour Houston, au Texas, où se trouve le centre de la NASA en charge des astronautes.

    235 jours et un record européen absolu

    Avec 235 jours en orbite, Sophie Adenot bat le record du plus long séjour orbital en continu pour un astronaute européen, homme ou femme confondu. Une performance qui marque durablement l’histoire de l’Agence spatiale européenne. La mission Crew-12 aura été, à bien des égards, exceptionnelle. À l’intérieur de l’ISS, l’ancienne colonelle de l’Armée de l’air, qui a fêté ses 44 ans en juillet en orbite, a mené plus de 200 expériences scientifiques, contribuant à faire avancer la recherche médicale, physique et biologique pour des applications directes sur Terre et en vue des futures missions spatiales.

    La première Française à sortir dans le vide spatial

    Au-delà du record de durée, Sophie Adenot s’est illustrée par trois sorties extravéhiculaires d’une portée historique. Les 18 et 25 août, puis le 1er septembre, elle s’est aventurée dans le vide spatial, devenant ainsi la première femme française à réaliser une sortie extravéhiculaire. Des images qui ont ému la France entière et suscité une vague d’enthousiasme pour l’exploration spatiale, notamment parmi la jeunesse. Chacune de ces sorties a duré plusieurs heures et a permis de réaliser des opérations de maintenance sur la station, dans des conditions extrêmes de température et de pression.

    Un retour physiquement éprouvant

    Après huit mois en apesanteur, le retour sur Terre est loin d’être anodin. Le corps des astronautes subit des transformations profondes lors d’un séjour prolongé dans l’espace : perte de masse musculaire, fragilisation osseuse, redistribution des fluides corporels. Sophie Adenot et ses coéquipiers vont devoir traverser une période de réadaptation intensive à la gravité terrestre, encadrée par les équipes médicales de la NASA à Houston. Marcher, tenir debout, retrouver ses repères sensoriels : tout est à réapprendre, progressivement, après plus de sept mois en orbite.

    Une icône pour l’Europe spatiale

    Sophie Adenot rentre sur Terre auréolée d’une mission hors normes qui la place parmi les grandes figures de l’exploration spatiale européenne. Sélectionnée par l’ESA en 2022, formée à Houston, elle incarne une nouvelle génération de spationautes européens capables de rivaliser avec les meilleures agences mondiales. Sa mission Crew-12 restera dans les annales, non seulement pour ses records, mais aussi pour l’inspiration qu’elle aura suscitée. Dans les écoles, les laboratoires, les rédactions, son retour est célébré comme une victoire collective, celle d’une France qui regarde encore vers les étoiles.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Sébastien Lecornu : son numéro de téléphone fuite après un piratage du Slip Français

    Sébastien Lecornu : son numéro de téléphone fuite après un piratage du Slip Français

    Même le chef du gouvernement n’échappe pas aux fuites de données. Le numéro personnel de Sébastien Lecornu a été divulgué après le piratage du Slip Français.

    Une commande de sous-vêtements à l’origine de la fuite

    L’affaire a de quoi surprendre par son point de départ. En 2024, alors qu’il était encore ministre de la Défense, Sébastien Lecornu avait passé commande sur le site Le Slip Français, marque de sous-vêtements tricolore. La même année, l’entreprise subissait une cyberattaque massive, précisément le 15 avril 2024. Bilan : environ 1,5 million de données concernant près de 696 000 clients, présents et anciens, se sont retrouvées exposées en ligne. Parmi elles, celles du futur Premier ministre. L’entreprise avait à l’époque assuré qu’aucune donnée bancaire ni aucun mot de passe n’étaient concernés. Cela n’a pas empêché les informations personnelles de nombreux clients, dont Sébastien Lecornu, de circuler sur des annuaires en ligne illégaux.

    Comment la presse a découvert l’information

    C’est en consultant l’un de ces nombreux sites permettant de vérifier si ses données ont été compromises lors de piratages que Le Canard Enchaîné a mis la main sur l’information. Ces plateformes, loin d’être légales selon BFM TV, agrègent des bases de données volées et les rendent accessibles à qui sait où chercher. Le gouvernement a d’ailleurs saisi la justice contre ces sites en juin 2026. Le numéro de portable du Premier ministre était donc accessible de cette façon, un détail embarrassant pour un chef de gouvernement qui gère quotidiennement des dossiers sensibles liés à la sécurité nationale.

    Logo Le Slip Français
    Mayanne Trias / Wikimedia Commons / Public Domain

    Lecornu loin d’être le seul ministre touché

    Le cas du Premier ministre n’est pas isolé. Selon le recensement effectué par Le Canard Enchaîné, des données personnelles de 25 des 36 membres du gouvernement Lecornu circulent sur internet. Les sources des fuites sont variées et souvent anodines dans leur origine. L’adresse personnelle de la ministre des Armées a été exposée après le piratage de son opticien à Reims. Le numéro de téléphone personnel du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou est accessible en ligne. Les données personnelles du ministre délégué de l’Intérieur Jean-Didier Berger ont fuité suite à une faille chez son réparateur d’électroménager. Plus grave encore, le numéro de Sécurité sociale et le RIB de la ministre chargée du Numérique ont été compromis, tout comme les identifiants professionnels de la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

    Un révélateur des failles de la cybersécurité en France

    Cette affaire illustre de façon frappante la vulnérabilité numérique généralisée, y compris au plus haut niveau de l’État. Les données des membres du gouvernement n’ont pas été volées directement dans des systèmes gouvernementaux sécurisés. Elles ont fuité via des prestataires privés de la vie quotidienne, opticiens, commerçants en ligne, réparateurs. Ce sont ces maillons faibles de la chaîne numérique qui exposent tout le monde, même ceux qui ont accès aux secrets d’État. La France reste l’une des cibles privilégiées des cyberattaques en Europe, et cette révélation du Canard Enchaîné repose crûment la question de la formation et de la vigilance numérique pour l’ensemble des responsables politiques.

    La rédaction ICONIQ. Politique

  • David Guetta devient le DJ le plus titré de l’histoire

    David Guetta devient le DJ le plus titré de l’histoire

    David Guetta entre dans l’histoire du Top 100 DJs de DJ Mag. Sacré numéro un mondial pour la sixième fois, le Français dépasse Martin Garrix et Armin van Buuren et établit un nouveau record.

    Un sixième titre qui entre dans les livres d’histoire

    La cérémonie se tenait à l’établissement UNVRS à Ibiza, haut lieu de la scène électronique mondiale. Quand le nom de David Guetta a résonné pour la sixième fois dans la salle, l’histoire s’est écrite en direct. Jusqu’ici, Martin Garrix et Armin van Buuren partageaient le record avec cinq sacres chacun. Le Français les dépasse désormais seul, quinze ans après son premier titre en 2011. « À tous ceux qui aiment la musique, merci », a déclaré Guetta en recevant son trophée, visiblement ému. Le Top 100 DJs repose sur un vote du public organisé par DJ Mag chaque année. Remporter cette consultation six fois en quinze ans témoigne d’une fidélité et d’une popularité hors norme, dans un univers musical où les tendances changent à toute vitesse.

    Une carrière qui défie le temps

    David Guetta a commencé à mixer dans les clubs parisiens dans les années 90. À l’époque, personne n’imaginait que ce DJ français allait révolutionner la place de la musique électronique dans la pop mondiale. Les tubes se sont enchaînés : When Love Takes Over, Sexy Bitch, Memories, Titanium, Without You, Hey Mama. Des morceaux qui ont accompagné toute une génération et propulsé l’électro dans les plus grandes radios et sur les plus grandes scènes de la planète. Ce qui distingue Guetta des autres, c’est sa capacité à se réinventer sans jamais rompre avec son public. Là où beaucoup d’artistes de sa génération ont décliné, lui a continué d’explorer de nouveaux territoires sonores, notamment avec son projet Future Rave aux côtés de MORTEN, ou encore son nouveau projet Man Machine avec Marten Hørger.

    2026 : une année de tous les records

    Ce sixième titre couronne une année particulièrement intense. En juin 2026, David Guetta a rempli le Stade de France trois soirs de suite, les 11, 12 et 13 juin, soit plus de 240 000 personnes rassemblées pour son Ultimate Monolith Show. Un événement hors normes qui a confirmé son statut d’artiste capable de remplir les plus grandes enceintes sportives du monde. Il a également sorti de nouvelles collaborations tout au long de l’année, retrouvant notamment Sia et Afrojack sur Awake Tonight, tout en maintenant ses deux résidences hebdomadaires à Ibiza, à Ushuaïa et à UNVRS.

    Les plus grands noms à ses côtés

    Au fil des années, David Guetta a collaboré avec ce que la musique mondiale compte de plus grand : Rihanna, Sia, Justin Bieber, Nicki Minaj, Usher, Black Eyed Peas, Bebe Rexha. Chaque collaboration a été pensée comme une évolution, jamais comme une simple opération commerciale. C’est cette exigence artistique, combinée à un sens aigu de la mélodie et une maîtrise totale des dancefloors, qui lui a permis de rester au sommet aussi longtemps. Beaucoup tentent de reproduire la formule. Personne n’y arrive aussi bien.

    La France au sommet de la musique mondiale

    Avec ce sixième sacre, David Guetta rappelle que la France sait produire des artistes capables de dominer la scène musicale mondiale sur la durée. Après Daft Punk, après Bob Sinclar, c’est lui qui porte haut les couleurs de l’électro française. À 57 ans, il prouve que la longévité n’est pas incompatible avec la créativité ni avec la popularité. La prochaine étape ? Un septième titre qui semblerait aujourd’hui presque inévitable.

    La rédaction ICONIQ. People

  • Qui est Elwan ? Le lycéen devenu viral après avoir embrassé Jean-Luc Mélenchon

    Qui est Elwan ? Le lycéen devenu viral après avoir embrassé Jean-Luc Mélenchon

    Elwan, lycéen parisien de 17 ans, est devenu viral après avoir embrassé Jean-Luc Mélenchon lors d’une manifestation contre la réforme des lycées, le 6 octobre 2026.

    Un baiser, une vidéo, dix millions de vues

    Tout commence le mardi 6 octobre, dans le cortège d’une manifestation lycéenne. Elwan, lycéen en terminale au lycée Jacques-Decour dans le IXe arrondissement de Paris, croise Jean-Luc Mélenchon et l’embrasse spontanément sur la joue. Le leader de La France Insoumise publie aussitôt une photo sur Instagram avec la légende : « Rencontre de tribuns du peuple ! » La vidéo circule à toute vitesse sur X et les autres plateformes. En moins de 48 heures, elle cumule plus de 10 millions de vues. Le nom d’Elwan s’impose dans les tendances.

    Un lycéen au verbe rare

    Ce qui frappe dans les vidéos qui circulent en ligne, c’est l’aisance oratoire du jeune homme. Filmé par le vidéaste Vincent Lapierre sur un blocus lycéen, Elwan parle de ségrégation sociale, d’inégalités entre établissements scolaires, de la violence dans les banlieues. « En banlieue la violence est bien plus favorable pour les individus parce qu’ils n’ont rien », dit-il. Il évoque les lycées de périphérie mal chauffés en hiver, surchauffés en été, où les cours ne peuvent pas se tenir normalement. Son ton direct, son keffieh noué autour du cou, sa raie sur le côté bien tracée : le personnage détonne, et fascine.

    Un engagement politique clair

    Elwan ne cache pas ses opinions. Il se mobilise « par solidarité avec les élèves de la périphérie parisienne » et réclame une « gauche de rupture » au pouvoir. Il s’en prend nommément à Macron, à Lecornu et, avec une formule désormais célèbre, à Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale qu’il désigne comme « Geoffray je sais pas quoi ». « Ces gens-là se disent être des patriotes, dans ce cas-là qu’ils aiment la France jusqu’au bout, jusqu’à son avenir. Qu’ils forment la jeunesse ! », clame-t-il. Sur LFI, il va encore plus loin : « La France insoumise va sauver les jeunes. » Une phrase devenue virale à son tour.

    La droite et l’extrême droite s’engouffrent dans la brèche

    Le profil d’Elwan ne plaît pas à tout le monde. Certains pointent le fait qu’il a accepté d’être filmé par Vincent Lapierre, vidéaste proche de l’extrême droite, et qu’il lui a même montré son autorisation parentale avec le sourire. Les milieux conservateurs tentent de retourner les vidéos contre lui et contre LFI, soulignant une certaine ambiguïté dans ses prises de parole. Mais sur les réseaux, la majorité des commentaires restent positifs. Pour beaucoup d’internautes, Elwan incarne une jeunesse qui parle vrai, sans langue de bois, sans peur.

    Le symbole d’une génération qui se soulève

    Au-delà de l’anecdote virale, Elwan cristallise quelque chose de plus profond : la colère d’une génération lycéenne qui se sent abandonnée par le système éducatif. Les manifestations se multiplient depuis plusieurs semaines dans les lycées français. Les élèves dénoncent les inégalités entre établissements, le manque de moyens, la dégradation des conditions d’apprentissage. Elwan met un visage, une voix et une formule choc sur ce mouvement. Qu’il le veuille ou non, il est devenu un symbole.

    La rédaction ICONIQ. Politique