Auteur/autrice : Rédaction ICONIQ. Business

  • Ulyssia : le plus grand yacht résidentiel du monde, long de 323 mètres

    Ulyssia : le plus grand yacht résidentiel du monde, long de 323 mètres

    Ulyssia, présenté comme le plus grand yacht résidentiel au monde avec ses 323 mètres de long, comptera 122 résidences privées, 22 suites et des équipements dignes d’un palace flottant. Sa livraison est prévue pour 2031.

    122 résidences et des équipements cinq étoiles

    L’Ulyssia, yacht hors norme, proposera 122 résidences privées et 22 suites pour les invités, le tout agrémenté d’équipements dignes des plus grands palaces terrestres. À bord : restaurants et lounges, un centre médical, wellness et santé piloté par l’Institut Chenot (Suisse), des piscines intérieures et extérieures, un marché gastronomique, un centre d’affaires et même une école pour les enfants des résidents. Le navire disposera d’une marina complète avec voiliers, kayaks, jet-skis, un centre de plongée, des sous-marins Triton et des hélicoptères. Le volume total atteindra environ 100 000 GT, ce qui fera de l’Ulyssia, le yacht résidentiel le plus grand jamais construit.

    ULYSSIA Residential Yacht – ØINO INTERNATIONAL©

    Un investissement réservé aux ultra-riches

    Le prix d’entrée pour acquérir une résidence à bord commence aux alentours de 10 millions d’euros, avec un prix moyen par unité d’environ 24 millions d’euros. Les candidats à l’achat doivent justifier d’un patrimoine net de minimum 30 millions de dollars américains. À ce jour, les réservations couvrent déjà plus de 55 % de la superficie résidentielle commercialisable. Environ 20 % des acheteurs sont des milliardaires, et la communauté des propriétaires réunit quelque 40 nationalités différentes, avec une majorité d’Américains. L’âge moyen des résidents est de 51 ans.

    Un chantier naval chinois pour un projet colossal

    China Merchants Cruise Shipbuilding (CMCS) a été choisi pour construire le méga-yacht résidentiel Ulyssia. Les travaux débuteront en octobre de cette année et s’étaleront sur 54 à 60 mois, avec une livraison attendue en 2031. CMCS dispose d’un bassin de construction navale suffisamment grand pour accueillir ce navire hors norme et la laisser inoccupée pour toute autre commande jusqu’à la livraison, ainsi que pour une deuxième unité optionnelle. Le chantier, filiale de China Merchants Group, a déjà à son actif la livraison de navires d’expédition et le premier navire de croisière polaire conçu et construit en Chine.

    ULYSSIA Residential Yacht – FM ARCHITETTURA©

    La vision d’un entrepreneur suisse

    Derrière ce projet hors du commun se trouve Frank Binder, entrepreneur suisse et fondateur d’Ulyssia Residences. Son ambition : créer une communauté flottante permanente de très haute gamme, capable de naviguer en continu autour du globe. « C’est l’un des moments les plus importants dans le parcours d’Ulyssia à ce jour », a déclaré Binder. « Avec CMCS, nous avons des partenaires capables de répondre à l’ampleur de notre ambition, tout en nous aidant à réaliser Ulyssia avec la précision, l’innovation et le soin qu’un tel navire mérite. » Le design a été confié au réputé architecte naval Espen Øino, et l’ingénierie est assurée par Deltamarin, cabinet finlandais spécialisé en architecture navale également appartenant à China Merchants Group.

    Suivre l’aventure Ulyssia en temps réel

    Le projet continue d’attirer l’attention des médias et des investisseurs du monde entier. Pour suivre l’actualité et les dernières images du yacht, la page Instagram d’Ulyssia propose des visuels exclusifs du projet au fil de son avancement.

    La livraison est prévue pour 2031, et Ulyssia se prépare à redéfinir les codes de la résidence de luxe sur les mers du globe.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Qantas dévoile l’intérieur de son A350 : le vol Sydney-Londres sans escale devient réalité

    Qantas dévoile l’intérieur de son A350 : le vol Sydney-Londres sans escale devient réalité

    Qantas s’apprête à lancer l’un des appareils les plus ambitieux de l’aviation civile : l’Airbus A350-1000ULR, conçu pour relier Sydney à Londres et New York sans escale, dans un confort inédit.

    Le pari fou du vol sans escale

    En 2017, Qantas annonçait un projet hors norme : relier la côte Est de l’Australie à Londres et New York en vol direct. Baptisé « Project Sunrise », ce défi a longtemps semblé insurmontable. La compagnie australienne a finalement sélectionné l’Airbus A350-1000ULR, une version ultra-longue distance de l’appareil, et commandé 12 exemplaires en mai 2022. Le premier livraison est attendue fin 2026, ouvrant une nouvelle ère pour l’aviation long-courrier avec des trajets raccourcis de quatre heures par rapport aux vols avec escale.

    Une Première classe réinventée comme un hôtel-boutique

    À bord de l’A350 Qantas, la Première classe redéfinit les codes du luxe aérien. Six suites entièrement privatives accueillent les passagers dans un espace inspiré des hôtels-boutiques les plus exclusifs. Chaque suite dispose d’un lit plat de deux mètres de long et d’un fauteuil inclinable séparé, permettant de dormir et de se détendre sans jamais se sentir à l’étroit. Les matériaux, sélectionnés par Caon Design, allient chaleur du bois et douceur des tissus pour une ambiance enveloppante, loin de l’atmosphère clinique habituelle des cabines premium.

    Suite Première classe Qantas A350
    Suite Première classe à bord de l’A350 Qantas – Photo : Qantas©

    Un espace bien-être inédit en plein vol

    Grande innovation de l’A350 Qantas, un espace dédié au bien-être est accessible à l’ensemble des passagers, toutes classes confondues. Cet espace bar et détente propose une sélection d’en-cas sains, des rafraîchissements et des contenus guidés axés sur le mouvement et la relaxation. L’idée est de permettre aux voyageurs de se lever, de s’étirer et de socialiser durant les vols les plus longs du monde, réduisant ainsi la fatigue et les effets du décalage horaire.

    Espace bar et bien-être Qantas A350
    Espace bar et bien-être à bord de l’A350 Qantas – Photo : Qantas©

    Une technologie au service du confort

    L’A350 Qantas intègre les dernières avancées technologiques pour améliorer l’expérience à bord. Douze ambiances lumineuses, dont « Sunrise », « Sunset » et « Awake », ont été conçues sur la base des principes du rythme circadien pour aider les passagers à s’adapter à leur fuseau horaire de destination. Le Wi-Fi haut débit est inclus et gratuit dans toutes les cabines, et la connexion audio Bluetooth est disponible depuis les appareils personnels. L’appareil affiche également la densité de sièges la plus basse de tous les A350-1000 en service dans le monde, avec seulement 238 passagers répartis en quatre classes.

    Une flotte pensée pour l’avenir

    Au-delà du « Project Sunrise », Qantas a annoncé en août 2023 la commande de 12 A350-1000LR supplémentaires dans le cadre du « Project Fysh », dont les livraisons débuteront à partir de l’exercice 2028. Ces appareils renforceront le réseau international de la compagnie avec davantage de liaisons directes vers l’Australie. Plus de 40 % des sièges de l’A350 sont dédiés aux cabines premium, signe que Qantas mise résolument sur le haut de gamme pour se démarquer dans un secteur aérien toujours plus concurrentiel.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Bernard Arnault offre 50 millions d’euros à Polytechnique

    Bernard Arnault offre 50 millions d’euros à Polytechnique

    Bernard Arnault, patron de LVMH et ancien élève de l’École polytechnique, annonce un don de 50 millions d’euros pour créer un institut de mathématiques sur le campus de Palaiseau. Un geste historique pour la recherche française.

    Un don de 50 millions d’euros via Agache

    C’est via sa société familiale Agache que Bernard Arnault va financer la construction d’un tout nouveau bâtiment dédié aux mathématiques et aux sciences fondamentales sur le campus de l’École polytechnique à Palaiseau, en Essonne. Ce don de 50 millions d’euros constitue l’un des plus importants jamais réalisés en faveur d’une grande école française. Le futur équipement permettra d’accueillir des chercheurs internationaux de haut niveau et d’accélérer le développement de programmes scientifiques d’excellence. La livraison du bâtiment est attendue d’ici 2030, à l’issue d’un concours d’architecte qui sera lancé prochainement.

    L’Institut mathématiques et des sciences fondamentales Bernard Arnault

    L’École polytechnique a officiellement annoncé la création de son Institut de mathématiques et des sciences fondamentales, dont le financement initial est rendu possible grâce à l’engagement de Bernard Arnault. Le futur bâtiment portera son nom : il s’appellera « Institut mathématiques et des sciences fondamentales Bernard Arnault ». Dès la rentrée prochaine, le programme scientifique baptisé « la résidence mathématiques » sera lancé, avant même la construction du bâtiment, pour attirer des talents du monde entier et structurer une dynamique de recherche de pointe autour des mathématiques fondamentales et de leurs applications.

    Un ancien élève fidèle à l’X

    Bernard Arnault a étudié à l’École polytechnique avant de bâtir l’empire LVMH. Ce lien fort avec son alma mater n’a jamais disparu. Dans un communiqué accompagnant l’annonce, le milliardaire a déclaré : « C’est ici, à Polytechnique, et lors de la préparation des concours, que j’ai appris la rigueur intellectuelle et nourri la vision qui ont ensuite guidé mon parcours d’entrepreneur. » Une phrase qui résume l’importance que l’X a jouée dans sa trajectoire, et qui explique en partie la générosité exceptionnelle de ce geste philanthropique.

    La France et l’excellence mathématique

    Ce don intervient dans un contexte où la France ambitionne de consolider sa position de leader mondial en mathématiques. L’Hexagone compte parmi les nations les plus titrées en médailles Fields, la plus haute distinction de la discipline. Créer un centre d’excellence adossé à Polytechnique, l’une des grandes écoles les plus réputées au monde, envoie un signal fort aux chercheurs et aux étudiants internationaux. L’initiative s’inscrit aussi dans une tendance plus large de mécénat privé en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche fondamentale en France.

    Un signal fort pour le mécénat scientifique

    Au-delà du chiffre, c’est la nature du don qui interpelle. Bernard Arnault choisit d’investir non pas dans un musée ou un opéra, mais dans la recherche mathématique pure, discipline souvent jugée abstraite et peu spectaculaire. Ce choix illustre une conviction profonde : les mathématiques fondamentales sont un levier stratégique pour l’innovation technologique, l’intelligence artificielle et la compétitivité économique à long terme. En mettant son nom sur cet institut, Arnault associe le prestige de LVMH à la rigueur scientifique, et rappelle que les grandes fortunes françaises peuvent jouer un rôle décisif dans l’avenir de la recherche nationale.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Alan lève 480 millions d’euros

    Alan lève 480 millions d’euros

    La licorne française de l’assurance santé annonce une levée de 480 millions d’euros menée par le fonds néerlandais Prosus, portant sa valorisation à 5,5 milliards d’euros. Un tour de table record, trois mois seulement après avoir bouclé 100 millions d’euros.

    Un tour de table géant piloté par Prosus

    Alan a finalisé une levée de fonds de 480 millions d’euros, la plus importante de son histoire. L’opération est menée par Prosus, fonds d’investissement néerlandais qui fait ainsi son entrée au capital de la startup. Le fonds britannique Dara Holdings rejoint également l’actionnariat, aux côtés des investisseurs historiques Teachers Venture Growth et Index Ventures, qui ont participé au tour. Cette opération intervient à peine trois mois après un précédent financement de 100 millions d’euros, bouclé en mars 2026, lors duquel Alan avait simultanément annoncé sa rentabilité sur le marché français. Le rythme des levées témoigne d’une trajectoire de croissance qui ne connaît pas de ralentissement.

    Une valorisation portée à 5,5 milliards d’euros

    Avec ce nouveau financement, Alan franchit un cap symbolique et atteint une valorisation de 5,5 milliards d’euros, contre 5 milliards lors du tour précédent. La startup cofondée par Jean-Charles Samuelian-Werve et Charles Gorintin s’impose comme l’une des licornes françaises les mieux valorisées. Son revenu annuel récurrent s’élève désormais à 787 millions d’euros, en hausse de 54 % sur un an. La société revendique plus d’un million de membres et 37 000 entreprises et organismes publics clients, dont des grands comptes comme Kiabi, Veepee, Intersport ou Etam. Alan emploie plus de 800 salariés et célébrait il y a quelques semaines ses dix ans en compagnie de Kylian Mbappé, récemment devenu ambassadeur de la marque.

    L’international comme prochain levier de croissance

    L’usage des 480 millions d’euros n’a pas été détaillé précisément par Alan. La direction avait pourtant évoqué en mars vouloir procéder à des acquisitions et soutenir son expansion à l’international. Déjà présente en France, en Belgique, en Espagne et au Canada, la startup envisage de s’implanter dans un nouveau pays d’ici 2027. Au Canada, Alan a remporté un contrat important peu après son arrivée, confirmant sa capacité à s’imposer rapidement sur de nouveaux marchés. Jean-Charles Samuelian-Werve a déclaré que l’accompagnement de Prosus, fort de son expérience dans le passage à l’échelle d’entreprises technologiques mondiales, sera un atout décisif pour la suite.

    Rentable en France, en route vers l’équilibre global

    En 2025, Alan a atteint pour la première fois la rentabilité sur son marché principal, la France, qui représente plus des trois quarts de son activité. Au niveau du groupe, la perte enregistrée l’an dernier s’élève à 26 millions d’euros, un déficit assumé par la direction qui préfère investir dans le produit et l’expansion plutôt que de viser un équilibre global prématuré. L’objectif est fixé à 2027 pour une rentabilité à l’échelle du groupe. Alan a par ailleurs remporté des contrats publics majeurs, dont un avec le ministère de l’Économie et des Finances couvrant plus de 130 000 agents. La startup assure également la Cour des comptes et la Direction générale de l’aviation civile.

    Alan veut devenir le premier système de santé intégré

    Au-delà de l’assurance, Alan cherche à élargir son rôle dans le parcours de santé de ses membres. Ces deux dernières années, la startup a lancé plusieurs produits intégrés à son application, dont Shop, une marketplace de produits de santé et de bien-être, Walk, un compteur de pas ludique, et Mo, un assistant de santé basé sur l’intelligence artificielle. L’ambition de Jean-Charles Samuelian-Werve est claire : faire d’Alan bien plus qu’un assureur santé traditionnel. « On veut être le premier système de santé intégré où la prévention génère de la rentabilité », a-t-il déclaré. Avec cette levée record et un positionnement en pleine transformation, Alan confirme son statut de champion de la French Tech à l’échelle européenne et mondiale.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Canicule : les ventes de climatiseurs et ventilateurs explosent en France

    Canicule : les ventes de climatiseurs et ventilateurs explosent en France

    Deux vagues de chaleur en moins d’un mois, des rayons dévalisés et des chiffres d’affaires en hausse de 80 à 94% : la canicule de 2026 transforme le marché du rafraîchissement en eldorado pour les distributeurs et fabricants.

    Un démarrage de saison jamais vu

    Jamais la saison n’avait commencé aussi tôt. Dès la mi-mai 2026, une première vague de chaleur a pris de court l’ensemble des acteurs de la filière. Chez Seb, leader du marché avec sa marque Rowenta, les ventes de ventilateurs ont été multipliées par six par rapport à mai 2025. « En remontant sur 20 ans, jamais la saison n’avait débuté aussi tôt », confirme Nathalie Momiant, chef de produit climatisation chez Fnac Darty. Résultat, les distributeurs ont dû revoir en urgence leurs plans logistiques, pensés pour un pic de vente traditionnel en juillet-août.

    Des chiffres records sur toute la ligne

    Les données NielsenIQ GfK publiées à fin avril 2026 donnent le vertige. Le chiffre d’affaires des ventilateurs atteint 170 millions d’euros sur un an, soit une progression de 80% par rapport à l’année précédente, pour 3,6 millions d’unités écoulées (+50%). Du côté des climatiseurs mobiles, la hausse est encore plus marquée : 130 millions d’euros de chiffre d’affaires (+94%) et 390 000 unités vendues (+70%). Avec deux fortes vagues de chaleur déjà enregistrées avant la fin juin, 2026 s’annonce comme une année record absolue pour le secteur.

    La logistique d’urgence comme nouveau standard

    Face à ces pics de demande imprévisibles, les entreprises ont développé des organisations de crise. Chez Duux, marque néerlandaise installée en France depuis 2022, les stocks sont mutualisés au niveau européen près d’Eindhoven, permettant de livrer le nord de la France en deux heures et Paris en quatre. Chez Fnac Darty, les équipes font le point chaque matin avec leurs entrepôts avant de contacter les fournisseurs pour des livraisons à J+1 ou J+2. « Il nous est arrivé l’an dernier de faire le tour de nos fournisseurs en leur demandant ce qu’il leur restait de disponible et d’ajouter des produits non sélectionnés à notre référencement. En climatiseurs, tout s’est vendu », témoigne Nathalie Momiant.

    Le ventilateur de plafond, la grande tendance de la saison

    Dans cette ruée vers le frais, un produit tire son épingle du jeu : le ventilateur de plafond. Longtemps marginal avec moins de 6% du marché, il représente aujourd’hui près de 20% du chiffre d’affaires des ventilateurs. Chez Leroy Merlin, les ventes sont désormais comparables à celles des climatiseurs mobiles. L’argument est double : le prix, avec des modèles dès 100 euros contre 1 000 euros et plus pour une climatisation, et la consommation énergétique, seulement 20 à 50 watts contre 1 000 à 10 000 watts pour un climatiseur. Un positionnement qui séduit des consommateurs de plus en plus sensibles à leur facture et à leur empreinte carbone. Seulement 2,5% des foyers français en sont équipés, contre 60% aux États-Unis, ce qui laisse entrevoir un potentiel de croissance considérable.

    Un marché qui attire de nouveaux entrants

    L’attractivité du marché français ne laisse pas les acteurs internationaux indifférents. Shark Ninja, star américaine des air-fryers, s’est lancé sur le segment des climatiseurs. Les marques chinoises Dreame et Dreo investissent également le terrain. « Le marché français est stratégique. S’y implanter n’est pas seulement une opportunité de ventes, c’est aussi un moyen de valider notre stratégie de marque car les Français sont très sensibles au design et aux économies d’énergie », explique Norlan Cai, directeur marketing de Dreo. Face à cette concurrence, les marques historiques misent sur l’innovation : ventilateurs anti-moustiques chez Rowenta, guerre aux décibels chez Duux, modèles hybrides climatiseurs-purificateurs pour monter en gamme et tenter de désaisonnaliser des ventes encore trop dépendantes de la météo.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • TF1+ débarque sur Netflix : une première mondiale pour les abonnés français

    TF1+ débarque sur Netflix : une première mondiale pour les abonnés français

    À partir de ce vendredi 19 juin, les abonnés Netflix en France peuvent regarder TF1+ et les cinq chaînes du Groupe TF1 directement depuis l’interface Netflix, sans quitter la plateforme. Une première mondiale.

    Un accord historique entre deux géants de l’audiovisuel

    Le partenariat de distribution entre Netflix et le Groupe TF1 entre officiellement en vigueur ce vendredi 19 juin 2026. Annoncé sur la scène de l’Upfront du Groupe TF1, cet accord représente une première mondiale : jamais une grande plateforme de streaming internationale n’avait intégré une chaîne nationale de cette envergure dans son interface. Les abonnés Netflix en France, sans surcoût ni abonnement supplémentaire, accèdent désormais à l’ensemble de l’univers TF1.

    35 000 heures de programmes accessibles en un clic

    Le catalogue de TF1+ mis à disposition est colossal : plus de 35 000 heures de programmes. On y retrouve des fictions françaises comme Le Diplôme, Zodiaque ou La Cible, à venir prochainement. Les feuilletons quotidiens adorés du public, Demain nous appartient, Ici tout commence et Plus belle la vie, sont également au programme. Les grandes émissions de divertissement complètent l’offre, avec Koh-Lanta, Star Academy et Danse avec les Stars. Dès le 23 juin, la finale de Koh-Lanta sera accessible en direct, ainsi que la nouvelle saison de Secret Story.

    Du live sur Netflix pour la première fois en France

    C’est une rupture majeure dans l’histoire de Netflix France : pour la première fois, la plateforme propose des contenus en direct à ses abonnés. Les chaînes TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI sont diffusées en live. Les grands événements sportifs font également leur entrée, avec les compétitions de rugby du Nations Championship et les matchs de l’Équipe de France de Football. Dans un premier temps, ce direct est uniquement accessible depuis les téléviseurs connectés, hors mobile et navigateurs web.

    Une expérience pensée pour simplifier l’accès aux contenus

    Une sélection de programmes de TF1+ est mise en avant dans un rail dédié sur la page d’accueil Netflix. L’exhaustivité du service TF1+ est quant à elle accessible depuis un corner dédié. Les contenus bénéficient de toutes les fonctionnalités natives de Netflix : la poursuite de lecture, Ma liste, le Top 10 et les recommandations personnalisées. L’objectif, selon Greg Peters, co-PDG de Netflix : « simplifier l’accès au meilleur du divertissement » et créer « la destination de divertissement ultime pour les abonnés français. »

    Une stratégie gagnante pour les deux groupes

    Pour Rodolphe Belmer, PDG du Groupe TF1, ce partenariat ouvre de nouvelles perspectives commerciales : « En associant notre offre de contenus à la puissance de recommandation de Netflix, nous toucherons ensemble de nouveaux publics et ouvrirons de nouvelles perspectives pour nos annonceurs. » TF1 mise ainsi sur la force de distribution de Netflix pour rajeunir son audience et atteindre des téléspectateurs qui avaient progressivement quitté la télévision linéaire. Un modèle inédit qui pourrait inspirer d’autres groupes audiovisuels européens.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • BHV Marais : l’équipe dirigeante reprend le flambeau et tourne la page Shein

    BHV Marais : l’équipe dirigeante reprend le flambeau et tourne la page Shein

    Le BHV Marais change de mains. L’équipe dirigeante conduite par Karl-Stéphane Cottendin annonce la reprise du grand magasin parisien, avec un recentrage sur la maison et la fin du partenariat controversé avec Shein.

    Un rachat par l’équipe interne

    C’est un tournant historique pour l’un des grands magasins les plus emblématiques de Paris. La Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV Marais depuis 2023, a officiellement cédé le fonds de commerce à une structure portée par son propre directeur général, Karl-Stéphane Cottendin. Ce dernier quitte ses fonctions au sein de la SGM pour se consacrer entièrement au projet de reprise, entouré de plusieurs membres de l’équipe dirigeante déjà associés au capital. Une opération qui concerne également le BHV Parly 2 dans les Yvelines, sans toucher aux sept magasins BHV de province, qui restent sous la gestion de la SGM.

    Le retour aux fondamentaux : la maison avant tout

    Fini le grand magasin généraliste. Sous sa nouvelle direction, le BHV Marais sera entièrement recentré sur son coeur de métier historique : la maison. Bricolage, décoration, mobilier, luminaire, culinaire, art de la table, linge de maison, loisirs créatifs, électroménager, literie ou encore librairie. L’offre sera claire et lisible, pensée autour des grandes étapes de la vie des Parisiens : emménagement, premier bureau, chambre d’enfant. Le magasin veut redevenir le compagnon de vie des habitants du quartier et au-delà. Un positionnement unique à Paris, adossé à des marchés en croissance comme le bricolage, le DIY et la décoration intérieure.

    La rupture avec Shein, symbole d’une erreur assumée

    La décision la plus symbolique de cette nouvelle ère, c’est la fin annoncée du partenariat avec Shein. En novembre dernier, le BHV avait ouvert dans ses rayons le premier magasin physique permanent du géant chinois de l’ultra fast-fashion en France. La réaction avait été immédiate et violente : plusieurs enseignes premium, dont Dior, Sandro et Guerlain, avaient claqué la porte, dénonçant une incompatibilité d’image criante. Karl-Stéphane Cottendin ne tourne pas autour du pot : il qualifie lui-même cette expérimentation d’« erreur stratégique ». Shein devrait « idéalement » quitter le BHV Marais d’ici à Noël 2026.

    Un plan de relance solide, porté par les équipes

    La nouvelle direction ne se contente pas de corriger les erreurs du passé. Elle dessine un projet d’avenir ambitieux. Le plan de relance prévoit de refaire du BHV Marais un lieu vivant : ateliers, démonstrations, lancements de produits, événements et pop-ups thématiques animeront le magasin tout au long de l’année. Une part significative du capital de la nouvelle structure sera ouverte à l’ensemble des collaborateurs du BHV, une façon d’associer les équipes à la réussite collective. Un directeur financier expérimenté rejoindra prochainement la direction pour sécuriser le plan de financement.

    170 ans d’histoire, un avenir à reconstruire

    Fondé il y a 170 ans au coeur de Paris, le BHV Marais a traversé les époques en restant ancré dans la vie quotidienne des Parisiens. Karl-Stéphane Cottendin en est conscient : « Nous retrouvons ce qui fait l’âme du BHV, ce qui en fait un symbole au coeur de Paris, et ce qui fait que les Parisiens viennent au BHV. » Les fondamentaux sont jugés solides : la force de la marque, l’attachement des clients, l’engagement des équipes. Le soutien de Brookfield, partenaire financier de poids, est également mentionné comme un atout pour réussir ce pari de la relance. Rendez-vous dans les prochaines semaines pour la présentation complète du projet.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Rodolphe Saadé rachète le palace Le Yaca à Saint-Tropez

    Rodolphe Saadé rachète le palace Le Yaca à Saint-Tropez

    Rodolphe Saadé, patron de CMA CGM et propriétaire de BFMTV et RMC, rachète l’hôtel Le Yaca à Saint-Tropez, un palace cinq étoiles centenaire rouvert en avril 2026 après travaux.

    Un empire qui s’étend jusqu’à la Côte d’Azur

    Cinquième fortune de France à la tête de CMA CGM, troisième armateur mondial, Rodolphe Saadé n’en finit plus d’élargir son périmètre. Après avoir pris le contrôle de plusieurs médias nationaux dont BFMTV, RMC et La Tribune, l’homme d’affaires marseillais s’attaque désormais à l’hôtellerie de luxe. Son acquisition du Yaca, mythique cinq étoiles de Saint-Tropez, marque une nouvelle étape dans sa stratégie de diversification vers des actifs de prestige, durables et symboliquement forts. La presqu’île tropézienne, vitrine mondiale du luxe à la française, lui offre le terrain idéal pour asseoir cette ambition.

    Le Yaca, une adresse centenaire au coeur du village

    L’hôtel Le Yaca n’est pas une adresse ordinaire. Niché dans de vieilles bâtisses de pierre au pied de la citadelle, en plein coeur de la vieille ville de Saint-Tropez, ce cinq étoiles d’une trentaine de chambres traîne une histoire longue d’un siècle. Fondé comme une affaire familiale, il fut dans les années 1950 le repaire des stars du cinéma, au point qu’on y tourna des scènes du film culte « Et Dieu créa la femme ». L’établissement comprend également une annexe quatre étoiles baptisée « le Y », forte de treize chambres supplémentaires. C’est via sa holding familiale Merit France Investissements que Saadé a finalisé le rachat, pour plusieurs dizaines de millions d’euros.

    Rouverture en avril 2026 après des travaux de rénovation

    Le Yaca a rouvert ses portes le 23 avril 2026, après une période de travaux destinés à lui redonner tout son éclat. Cette première saison sous pavillon Saadé sera scrutée de près par les observateurs du secteur. La question centrale : cet acheteur saura-t-il préserver l’âme d’une adresse aussi chargée d’histoire, ou la transformera-t-il en simple vitrine de sa fortune ? Les habitués de l’établissement, comme les amateurs de l’histoire hôtelière de la Côte d’Azur, attendent la réponse avec curiosité.

    Saint-Tropez, théâtre de la bataille feutrée des milliardaires

    L’arrivée de Saadé à Saint-Tropez s’inscrit dans un mouvement plus large. La station balnéaire est devenue le terrain d’une compétition discrète entre grandes fortunes françaises. Bernard Arnault y a installé un Cheval Blanc dans l’ancienne Résidence de la Pinède, prolongeant ainsi l’empire hôtelier de LVMH. Désormais, l’armateur marseillais s’invite à la table. Deux modèles s’affrontent : le géant du luxe qui décline ses marques en hôtels, et le capitaine d’industrie qui rachète des adresses-trophées pour les inscrire dans la pierre et dans l’imaginaire collectif.

    Un signal fort pour le marché du luxe hôtelier français

    Au-delà de Saint-Tropez, cette acquisition dit quelque chose du rapport qu’entretient une nouvelle génération de milliardaires avec le patrimoine hôtelier. L’hôtel de luxe n’est plus seulement un placement financier, c’est un symbole. Racheter une adresse centenaire, c’est s’offrir une légitimité culturelle et une visibilité que même les plus grandes fortunes industrielles ne peuvent acheter autrement. Pour Rodolphe Saadé, Le Yaca est aussi un message : après les médias, après la logistique, voici l’hospitalité de prestige. La saison tropézienne 2026 sera son premier test grandeur nature dans ce registre.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Elon Musk devient le premier trillionnaire de l’histoire

    Elon Musk devient le premier trillionnaire de l’histoire

    L’entrée en Bourse de SpaceX ce vendredi 12 juin 2026 a propulsé Elon Musk au rang de premier trillionnaire de l’histoire, avec une fortune dépassant les 1 000 milliards de dollars. Une entrée en Bourse iconique.

    L’IPO du siècle : SpaceX lève 75 milliards de dollars

    SpaceX a officiellement fait son entrée sur les marchés boursiers américains ce vendredi, levant 75 milliards de dollars à l’occasion de ce qui constitue la plus grande introduction en Bourse de l’histoire. L’action a été fixée à 135 dollars, valorisant la société à 1 770 milliards de dollars. Ce chiffre surpasse largement le précédent record détenu par Saudi Aramco, qui avait levé 26 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse en 2019. La demande des investisseurs institutionnels et particuliers a largement dépassé les attentes, avec 555,6 millions d’actions mises sur le marché.

    Elon Musk, premier trillionnaire de l’histoire

    Avant l’ouverture des marchés ce vendredi, la fortune d’Elon Musk était estimée à 982,6 milliards de dollars selon Forbes. La valorisation de SpaceX lors de l’IPO lui a permis de franchir symboliquement le cap des 1 000 milliards, une première dans l’histoire de l’humanité. Musk, déjà l’homme le plus riche du monde grâce à ses participations dans Tesla, SpaceX, X (anciennement Twitter) et xAI, entre désormais dans une catégorie à part entière. Son rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars en 2022 avait déjà marqué les esprits ; ce nouveau cap consolide son emprise sur les secteurs technologique, spatial et médiatique.

    Des ambitions colossales, des pertes tout aussi colossales

    Derrière les chiffres record se cache une réalité financière plus complexe. Entre le début de l’année 2025 et le 31 mars 2026, SpaceX a accusé des pertes cumulées de 8,7 milliards de dollars. La société mise sur des revenus futurs liés à ses activités de lancement, à son réseau satellitaire Starlink et à ses projets de centres de données orbitaux pour atteindre la rentabilité. L’objectif affiché reste de déployer des infrastructures capables de rivaliser avec les géants de l’intelligence artificielle comme Anthropic ou OpenAI, tout en finançant la colonisation de Mars et l’installation de bases humaines dans l’espace.

    Un pari risqué pour les investisseurs

    Les marchés parient sur la vision long terme d’Elon Musk, malgré un historique mêlant percées technologiques et promesses non tenues. SpaceX a certes révolutionné l’industrie spatiale avec ses fusées réutilisables Falcon 9 et Starship, mais les délais et les annonces fracassantes ont souvent dépassé les réalisations effectives. L’objectif d’une colonie d’un million d’habitants sur Mars, les centres de données lancés en orbite ou encore la suprématie dans la course à l’IA constituent autant de paris sur l’avenir que les investisseurs acceptent aujourd’hui de financer à prix fort.

    Une influence qui dépasse largement le monde des affaires

    Elon Musk est bien plus qu’un entrepreneur à succès. Ses prises de position politiques, ses interventions sur X et son influence sur les marchés financiers en font l’une des personnalités les plus polarisantes de notre époque. Si ses partisans voient en lui un génie visionnaire capable de changer le cours de l’humanité, ses détracteurs s’inquiètent du pouvoir sans précédent qu’il concentre entre ses mains, sans mandat électif ni contre-pouvoir institutionnel. Le cap symbolique du trillion de dollars ne fera qu’amplifier ce débat à l’échelle mondiale.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • SFR racheté 20,35 milliards d’euros

    SFR racheté 20,35 milliards d’euros

    C’est l’une des plus grandes opérations industrielles de la décennie en France. Après des semaines de négociations tendues, Bouygues Telecom, Free-Groupe Iliad et Orange ont trouvé un accord samedi 6 juin au soir avec Altice France pour racheter SFR pour un montant total de 20,35 milliards d’euros.

    Un accord à 20,35 milliards après des semaines de bras de fer

    Les négociations étaient ouvertes depuis la mi-avril. Elles ont été prolongées vendredi de 48 heures supplémentaires. Le montant : 20,35 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent jusqu’à 650 millions de complément de prix à la clôture de l’opération, espérée au second semestre 2027. Un accord qui comprend également une garantie d’emploi pour les salariés de SFR repris jusqu’à début 2029. Patrick Drahi, fondateur d’Altice, sort ainsi d’une situation financière difficile qui pesait sur le groupe depuis plusieurs années.

    Qui récupère quoi : la répartition des actifs

    Bouygues Telecom (42% du prix) décroche le segment B2B de SFR ainsi qu’environ 6,4 millions de clients. Free (31%) hérite des 6 millions de clients RED by SFR et de près de 2 millions de clients grand public. Orange (27%) se voit attribuer environ 4,9 millions de clients, sa part réduite s’expliquant par sa position déjà dominante sur le marché. Les fréquences de SFR seront partagées entre les trois opérateurs.

    Un retour à trois opérateurs sous réserve des autorités de concurrence

    Cette opération marquerait la fin de SFR en tant qu’entité autonome et le retour de la France à trois grands opérateurs télécom. Mais rien n’est encore acté : l’accord doit être examiné par les autorités de la concurrence françaises et européennes. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a qualifié l’annonce d’étape majeure tout en exigeant un examen rigoureux de ses conséquences sur l’équilibre concurrentiel.

    Ce que ça change pour les abonnés SFR

    À court terme, rien ne change pour les millions d’abonnés SFR et RED by SFR. Le processus de migration est qualifié de programme industriel pluriannuel par les opérateurs eux-mêmes. La clôture n’est pas attendue avant le second semestre 2027. La vraie question sera de savoir si ce retour à trois opérateurs va réduire la concurrence et faire monter les prix, comme observé dans d’autres pays européens après des consolidations similaires.

    Un big bang pour le télécom européen

    Cette opération s’inscrit dans une tendance européenne à la consolidation du secteur. Les opérateurs sont sous pression depuis des années : investissements massifs dans la fibre et la 5G, marges érodées, concurrence des géants du numérique. Le rachat de SFR est présenté comme une opportunité de créer des synergies significatives. Ce que cela signifie concrètement pour le consommateur français, on le saura dans quelques années.

    La rédaction ICONIQ. Business