Auteur/autrice : Rédaction ICONIQ. Business

  • Powerball : un gagnant décroche 1 milliard

    Powerball : un gagnant décroche 1 milliard

    Aux États-Unis, un joueur remporte 1,040 milliard de dollars au Powerball. Le gagnant peut toucher 450,5 millions immédiatement ou étaler ses gains sur 29 ans. Découvrez ce qu’une telle somme permet de s’offrir.

    Le jackpot qui change une vie en une nuit

    Les numéros gagnants du tirage du mercredi 12 août étaient 4, 26, 66, 67, 69 et le Powerball 9. Un seul ticket, vendu en Illinois, a tout raflé. Avec les ventes finales comptabilisées, le jackpot a atteint 1,040 milliard de dollars, devenant le plus grand gain Powerball de l’année 2026 et le huitième plus important de toute l’histoire du jeu.

    C’était le 44e tirage consécutif sans gagnant du jackpot depuis la dernière victoire, le 2 mai dernier. Onze semaines d’accumulation. Et en une nuit, tout bascule.

    Un milliard de dollars : ce que ça représente vraiment

    Pour saisir l’échelle de cette somme, quelques repères s’imposent. Avec 450 millions de dollars en cash, le gagnant pourrait acheter environ 1 500 appartements à Paris au prix du marché actuel. Il pourrait aussi financer intégralement le budget annuel d’une ville de 100 000 habitants. Ou encore acquérir un club de football de Ligue 1 avec les infrastructures.

    À titre de comparaison, le budget moyen d’un blockbuster hollywoodien tourne autour de 200 millions de dollars. Avec ce jackpot, on finance deux films à gros budget et il reste de la monnaie.

    Immeuble haussmannien à paris – © Dale Cruse
    Creative Commons Attribution 2.0

    Investir, créer, bâtir un empire

    Du côté des stratégies d’investissement, les options sont vertigineuses. Placer 450 millions à un rendement annuel conservateur de 4% génère environ 18 millions de dollars de revenus passifs chaque année, soit 1,5 million par mois, à vie. Sans toucher au capital.

    Un tel montant permettrait également de lancer un fonds de capital-risque sérieux, capable de financer des dizaines de startups technologiques sur plusieurs cycles. Ou de bâtir un portefeuille immobilier diversifié entre New York, Miami, Paris et Dubaï. Les ultra-riches savent une chose que les autres ignorent : à ce niveau, l’argent travaille seul.

    Placement financier – © Faismeen Creative Commons Zero, Public Domain Dedication

    Le luxe, le mégayacht, la villa… et après?

    Pour les amateurs de grand train de vie, le calcul est rapide. Un mégayacht de 80 mètres coûte entre 80 et 150 millions de dollars à l’achat, plus 10% par an en frais d’entretien. Une villa à Bel Air ou sur la Côte d’Azur se négocie entre 20 et 80 millions. Un jet privé long-courrier, autour de 70 millions.

    Autrement dit, même en dépensant sans compter dans les standards les plus extravagants du luxe mondial, il serait difficile de tout claquer avant plusieurs décennies. Le vrai problème du milliardaire soudain, c’est de savoir quoi faire du reste.

    Yacht – © Filip Frącz
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    Annuité ou cash : un choix qui peut tout changer

    Le choix entre les deux options de versement est loin d’être anodin. L’option annuité garantit 1,040 milliard sur 29 ans, avec des paiements qui augmentent progressivement chaque année. Avantage : l’impôt est étalé, et les versements sont protégés contre les mauvaises décisions financières à chaud.

    L’option cash, elle, donne accès immédiatement à 450,5 millions de dollars bruts. Après impôts fédéraux et locaux américains, il en reste environ 270 à 300 millions nets selon l’État. Une somme considérable, mais bien inférieure à ce que l’annuité rapporte sur la durée. Tout dépend d’une seule question : est-ce qu’on fait confiance à sa propre discipline financière sur 30 ans?

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Bugatti Destrier : un seul exemplaire, 1 600 chevaux et un prix inimaginable

    Bugatti Destrier : un seul exemplaire, 1 600 chevaux et un prix inimaginable

    Bugatti lève le voile sur la Destrier, une création unique au monde qui réinvente la Bolide. Avec ses 1 600 chevaux, cette hypercar d’exception mêle performances extrêmes et élégance dans un exemplaire réservé à un seul propriétaire.

    Le Programme Solitaire, la haute couture sur roues

    Lancé à l’été 2025, le Programme Solitaire autorise Bugatti à concevoir jusqu’à deux créations totalement uniques chaque année, bâties sur une base technique existante mais entièrement réinventées dans leur carrosserie et leur habitacle pour un client unique. La démarche renoue avec la tradition du carrossage sur mesure qui a forgé la réputation de la maison alsacienne dans l’entre-deux-guerres, quand Jean Bugatti dessinait des automobiles avec la même exigence qu’un sculpteur. La Destrier succède à la Brouillard, dévoilée à la Monterey Car Week 2025, puis à la F.K.P. Hommage, présentée à Rétromobile en janvier 2026. Trois pièces, trois propriétaires, trois récits, une seule philosophie : repousser la personnalisation jusqu’à ses limites absolues.

    Bugatti Destrier – © Bugatti

    Une silhouette née du dépouillement radical

    La question de départ tient en une phrase : que resterait-il du package technique le plus extrême de Molsheim si on le débarrassait de tous ses artifices aérodynamiques ? La réponse prend la forme d’une silhouette haute d’à peine un mètre, la plus basse jamais réalisée par Bugatti, taillée dans le monocoque en fibre de carbone de la Bolide. Là où celle-ci multipliait ailerons, prises d’air et appendices pour dompter l’air à pleine vitesse, la Destrier fait le choix inverse. Elle chausse des jantes de 20 pouces à l’avant et 21 pouces à l’arrière, contre 18 pouces sur la Bolide, ce qui lui confère une stature presque démesurée. La ligne en C, signature graphique de la maison, s’interrompt volontairement avant le passage de roue avant pour dévoiler la carrosserie nue. Un exercice de proportion pure, avant d’être un récit.

    Bugatti Destrier – © Bugatti

    1 600 chevaux sous une robe Sapphire Celeste

    Sous cette carrosserie sculpturale se cachent des performances vertigineuses héritées de la Bolide. Le moteur W16 de 7 993 cm³, assisté de quatre turbocompresseurs, développe 1 600 chevaux pour un couple identique de 1 600 Nm. Le poids à sec est contenu à 1 450 kg, ce qui porte le rapport poids/puissance à 0,91 kg par cheval. Le 0 à 100 km/h s’abat en 2,2 secondes, le 0 à 200 en 5,4 secondes, le 0 à 300 en 11,5 secondes. La vitesse de pointe est fixée à 380 km/h. La décélération, elle, ramène le véhicule de 100 à 0 km/h en 30 mètres seulement, avec une capacité à générer 2,5 g d’accélération latérale. La teinte extérieure, baptisée Sapphire Celeste, est inédite dans le catalogue Bugatti et a été développée spécifiquement pour cet unique exemplaire.

    Bugatti Destrier – © Bugatti

    Un habitacle façonné comme un vêtement de haute couture

    À l’intérieur, la Destrier s’inscrit dans la même logique d’exclusivité absolue. L’habitacle a été façonné sur mesure pour son propriétaire, comme un vêtement de haute couture. Les cuirs cognac inondent chaque surface, relevés par des inserts en fibre de carbone tissée visible et des détails en bois précieux. Le volant à écran transparent, signature des créations récentes de la marque, dialogue avec un tableau de bord entièrement dédié à la conduite. Les sièges baquets sport, habillés de cuir et de daim, portent le nom « Destrier » brodé en cursive sur les appuie-têtes. Chaque détail a été pensé pour que ce cockpit soit aussi singulier que la silhouette extérieure.

    Bugatti Destrier – © Bugatti

    Une future légende des concours d’élégance

    La Destrier sera dévoilée au grand public en amont de la Monterey Car Week 2026, avec un point d’orgue au Pebble Beach Concours d’Elegance le 16 août. Ce rendez-vous n’est pas anodin : c’est dans ce cadre que Bugatti avait présenté la Brouillard l’an dernier, posant les bases d’une tradition naissante. La Destrier, conçue comme une œuvre destinée à traverser les générations, s’annonce déjà comme une pièce centrale des futures enchères de prestige et des grandes collections privées. Sous la présidence de Christophe Piochon, Bugatti confirme sa stratégie de production one-of-one et s’impose comme le laboratoire ultime de la personnalisation automobile, là où l’automobile cesse d’être un objet pour devenir un patrimoine.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Revolut obtient sa licence bancaire en France

    Revolut obtient sa licence bancaire en France

    Revolut Bank S.A. a décroché son agrément bancaire de plein exercice en France. Une validation conjointe de l’ACPR et de la Banque centrale européenne qui propulse la néobanque dans une nouvelle dimension pour ses 8 millions d’utilisateurs français.

    De la Lituanie à Paris : un changement de statut fondamental

    Jusqu’à présent, Revolut opérait en France via un agrément lituanien, s’appuyant sur le mécanisme de libre prestation de services au sein de l’Union européenne. Ce montage lui permettait de proposer un IBAN français et de séduire des millions d’utilisateurs, mais plaçait la supervision prudentielle sous l’autorité de Vilnius plutôt que de Paris. Une situation jugée insuffisante par les régulateurs français, qui réclamaient depuis plusieurs années un ancrage juridique solide sur le territoire national. C’est désormais chose faite. L’ACPR, en coordination étroite avec la Banque centrale européenne, a validé l’agrément de Revolut Bank S.A. comme établissement bancaire à part entière en France. Le régulateur français reprend ainsi la main sur le contrôle de l’une des néobanques les plus utilisées dans le pays.

    Du crédit et de l’épargne garantie en vue

    Ce changement de statut n’est pas qu’administratif. Concrètement, Revolut peut désormais proposer en France des produits jusqu’ici hors de portée : crédits à la consommation, livrets d’épargne garantis par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) jusqu’à 100 000 euros, et potentiellement des prêts immobiliers à terme. Une offre qui la place en concurrence directe avec les banques traditionnelles, mais aussi avec d’autres néobanques comme Boursorama ou Hello bank.

    8 millions de Français déjà convaincus

    Le timing est remarquable. La France est le deuxième marché de Revolut en Europe, derrière le Royaume-Uni. Avec 8 millions de clients locaux, la néobanque a largement prouvé sa capacité à s’imposer face aux acteurs historiques, souvent sur le terrain des frais réduits à l’étranger et des transferts internationaux instantanés.

    L’obtention de la licence française renforce sa légitimité auprès des consommateurs plus prudents, ceux qui hésitaient encore à confier l’intégralité de leurs finances à un acteur sous supervision étrangère.

    Carte Revolut – © Filippos Fragkogiannis Creative Commons

    Un agrément obtenu plus vite que prévu

    Dans le milieu financier, on s’attendait à une procédure longue et complexe. L’évaluation conjointe ACPR-BCE a pourtant abouti en un délai relativement court, signe que Revolut a su répondre aux exigences réglementaires avec sérieux. La néobanque avait anticipé cette démarche depuis 2023, structurant progressivement ses équipes françaises et renforçant sa gouvernance locale pour cocher toutes les cases imposées par les autorités.

    La bataille des banques en ligne s’intensifie

    L’officialisation de Revolut comme banque française rebat les cartes du secteur. Boursorama, Fortuneo et Hello bank vont devoir faire face à un concurrent mieux armé réglementairement, capable d’adresser des clients qui jusqu’ici se méfiaient du cadre juridique. Pour les banques traditionnelles, la pression s’accentue encore sur les frais et la qualité de service numérique. Le marché bancaire français entre dans une nouvelle phase de son histoire.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Le fondateur de Revolut négocie une rémunération XXL inspirée d’Elon Musk

    Le fondateur de Revolut négocie une rémunération XXL inspirée d’Elon Musk

    Nikolay Storonsky, fondateur de Revolut, négocie une rémunération XXL inspirée du modèle Elon Musk. Si les objectifs sont atteints, il deviendrait l’homme le plus riche du Royaume-Uni.

    Un plan de rémunération calqué sur celui d’Elon Musk à Tesla

    Le Financial Times révèle que Nikolay Storonsky, PDG et fondateur de Revolut, mène des discussions avancées avec les investisseurs de la fintech pour mettre en place un nouveau mécanisme de rémunération variable. Le modèle s’inspire directement du plan adopté par Elon Musk chez Tesla, où la rémunération du dirigeant est indexée sur la performance boursière et la valorisation de l’entreprise. Concrètement, la participation de Storonsky dans Revolut augmenterait automatiquement si certains paliers de valorisation sont franchis. Une structure pensée pour aligner les intérêts du fondateur avec ceux des actionnaires, mais qui soulève déjà des questions sur l’ampleur des montants en jeu.

    Des chiffres vertigineux : de 33 à 80 milliards de dollars

    Aujourd’hui, Storonsky détient environ 29% du capital de Revolut. Avec une valorisation actuelle de 115 milliards de dollars, sa participation est estimée à 33 milliards de dollars, ce qui le place déjà à la septième place des personnalités les plus riches du Royaume-Uni. Mais si Revolut atteignait une valorisation de 200 milliards de dollars, sa part grimperait à 40% du capital, soit une fortune personnelle de 80 milliards de dollars. Un bond spectaculaire qui ferait mécaniquement de lui l’homme le plus riche du pays, devançant les grandes fortunes historiques britanniques.

    Revolut – © Alerove Creative Commons

    L’IPO à 200 milliards, une hypothèse crédible

    Cette perspective n’a rien d’une chimère. Revolut, qui revendique 75 millions d’utilisateurs dans le monde, envisage sérieusement une introduction en bourse. Des sources proches du dossier évoquent une valorisation cible de 200 milliards de dollars lors de l’IPO, soit 1,7 fois sa dernière valorisation officielle. La fintech londonienne est d’ores et déjà la startup la plus valorisée d’Europe. Sa croissance continue, portée par l’expansion géographique et le développement de nouveaux services financiers, rend ce scénario plausible à horizon deux à trois ans.

    Un deuxième palier à 500 milliards déjà en discussion

    Mais Storonsky ne s’arrête pas là. Des discussions préliminaires sont en cours pour une attribution d’actions supplémentaire qui se déclencherait si Revolut atteignait une valorisation de 500 milliards de dollars. Un chiffre qui paraît astronomique, mais que certains analystes n’excluent pas dans un scénario de croissance soutenue. À ce niveau, la richesse du fondateur atteindrait des proportions comparables aux plus grandes fortunes mondiales. Ces négociations sont encore à un stade exploratoire, mais elles illustrent l’ambition débordante de Storonsky pour sa création.

    Revolut : une fintech devenue géant mondial

    Fondée en 2014 à Londres, Revolut a révolutionné les services bancaires mobiles en proposant des comptes sans frais, des transferts internationaux à faible coût et une multitude de fonctionnalités financières intégrées. Dix ans après sa création, l’entreprise est devenue un mastodonte de la fintech mondiale. Elle opère dans plus de 35 pays, propose des produits allant du trading d’actions aux cryptomonnaies, en passant par les assurances et les prêts. La valorisation de 115 milliards de dollars obtenue lors de sa dernière levée de fonds en 2024 avait déjà marqué un tournant. Le projet d’IPO représente l’étape suivante dans la trajectoire d’une entreprise qui entend redéfinir la banque de demain.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Elon Musk investit 16,8 milliards de dollars dans Terafab, la plus grande usine de puces jamais construite

    Elon Musk investit 16,8 milliards de dollars dans Terafab, la plus grande usine de puces jamais construite

    SpaceX et Tesla vont investir 16,8 milliards de dollars dans Terafab, une gigafactory de puces conçue pour alimenter l’intelligence artificielle sur Terre et dans l’espace. Un pari titanesque qui pourrait transformer l’industrie mondiale des semi-conducteurs.

    Terafab, le projet industriel le plus ambitieux de l’histoire

    Elon Musk franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de domination technologique. SpaceX et Tesla annoncent conjointement un investissement initial de 16,8 milliards de dollars dans Terafab, une usine de fabrication de puces d’une envergure inédite. Le projet, présenté comme « l’effort de construction de puces le plus épique jamais réalisé », vise à combler l’écart entre la production actuelle de semi-conducteurs et les besoins exponentiels de l’intelligence artificielle. Le site intégrera en un seul lieu la logique, la mémoire et l’assemblage avancé de composants, une configuration rare qui devrait offrir une flexibilité et une efficacité sans équivalent sur le marché mondial.

    Une vision interplanétaire portée par l’échelle de Kardashev

    Terafab ne se limite pas à une ambition industrielle terrestre. Le projet s’inscrit dans une philosophie beaucoup plus large, celle de l’échelle de Kardashev, qui mesure la capacité d’une civilisation à exploiter l’énergie à l’échelle planétaire, stellaire puis galactique. L’objectif affiché est de maximiser l’énergie solaire, de produire des puces d’IA en masse et de rendre possible le voyage interplanétaire. Pour cela, xAI, la société d’intelligence artificielle de Musk, sera également impliquée dans le projet, notamment pour développer un calcul orbital à grande échelle, seule solution jugée véritablement scalable pour répondre aux besoins futurs de l’IA.

    Des capacités industrielles hors normes déjà prouvées

    Tesla et SpaceX s’appuient sur un bilan industriel impressionnant pour crédibiliser ce projet colossal. Tesla a livré plus de 8 millions de véhicules à ce jour, déployé plus de 109 GWh de stockage d’énergie dans le monde, et construit des Gigafactories en un temps record. SpaceX, de son côté, assure 90 % de la masse lancée en orbite à l’échelle mondiale, opère le plus grand réseau internet spatial, et fait voler la fusée la plus puissante jamais construite. Ces deux entités réunies forment un écosystème industriel capable d’absorber les défis techniques et logistiques d’un chantier comme Terafab. Les robots humanoïdes Tesla Optimus, dont la production à un milliard d’unités est envisagée, joueront un rôle clé dans l’automatisation de la fabrication.

    Projet Terafab – © SpaceX

    Des puces pour l’IA, les robots et l’espace

    Terafab produira plusieurs générations de puces aux applications bien définies. La puce AI5 alimentera le système Full Self-Driving de Tesla et les robots Optimus. La puce AI6 sera dédiée aux Optimus de nouvelle génération. La puce D3 propulsera les systèmes embarqués dans l’espace. Au-delà de ces premières lignes de production, le projet prévoit d’étendre ses capacités à un calcul orbital, c’est-à-dire des supercalculateurs déployés directement en orbite terrestre, là où les contraintes de permis, de foncier et de refroidissement disparaissent. SpaceX et Starship V3 seront les vecteurs de cette transition vers l’espace.

    Un site officiel et une ambition à l’échelle de l’univers

    La présentation officielle du projet est consultable sur le site terafab.ai. Terafab se présente comme une infrastructure d’une taille comparable à un aéroport international, alimentée par plus d’un térawatt d’énergie solaire à terme. L’ensemble du dispositif vise à faire de l’humanité une civilisation de Type I sur l’échelle de Kardashev, capable de maîtriser toute l’énergie d’une planète, avant de viser les étoiles.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Ferrari Luce : un triomphe mondial

    Ferrari Luce : un triomphe mondial

    Moquée sur les réseaux, boudée par les puristes, la Ferrari Luce a pourtant réussi là où personne ne l’attendait. Deux mois après sa présentation, la première Ferrari 100 % électrique a déjà atteint son objectif annuel de ventes, pendant que Maranello affiche des résultats financiers record.

    Un design clivant signé Jony Ive

    Quand Ferrari a dévoilé la Luce au printemps 2026, les réseaux sociaux se sont enflammés. Le design de cette berline 100 % électrique, imaginé par Jony Ive, l’ancien designer star d’Apple, a immédiatement divisé. Certains l’ont comparée à une Nissan Leaf survitaminée. D’autres ont crié au sacrilège : une Ferrari électrique, sobre, sans le rugissement d’un V12, sans les lignes racées des modèles iconiques de Maranello ? La communauté de passionnés n’a pas mâché ses mots. Pourtant, la réalité du marché vient d’infliger un cinglant démenti à tous les sceptiques.

    Ferrari Luce 2026
    Ferrari Luce 2026 – © Ferrari

    Un carnet de commandes déjà rempli

    Deux mois seulement après sa présentation, la Ferrari Luce a déjà atteint son objectif annuel de ventes. Selon deux sources citées par le Financial Times, ce chiffre serait légèrement inférieur à 500 unités, soit un chiffre d’affaires potentiel de près de 275 millions d’euros, la Luce étant proposée à partir de 550 000 euros. Ferrari n’a pas communiqué officiellement sur ces données, mais l’information confirme ce que les analystes commençaient à percevoir : la Luce n’est pas un faux pas, c’est un nouveau marché. Le carnet de commandes global de Ferrari est désormais complet jusqu’en 2027, et les experts jugent crédible l’objectif de 2 500 Luce vendues d’ici 2030.

    Ferrari Luce 2026 vue arrière
    Ferrari Luce 2026 – © Ferrari

    Une nouvelle clientèle venue de Chine et de la Silicon Valley

    La Luce ne s’adresse pas aux collectionneurs qui rêvent d’un V12 atmosphérique. Ferrari le sait et l’assume. Ce sont des profils radicalement différents qui se précipitent chez les concessionnaires : entrepreneurs de la tech en Californie, acheteurs fortunés en Chine, une génération pour qui une Ferrari électrique représente un objet de prestige autant qu’une vitrine technologique. Ferrari a d’ailleurs pris soin de rassurer ses clients historiques : jamais ils ne seront contraints de passer à l’électrique pour accéder aux autres modèles de la gamme. Une stratégie d’équilibre qui semble porter ses fruits. La page officielle de la Ferrari Luce est consultable directement sur le site Ferrari.

    Des résultats financiers qui confirment la stratégie de Maranello

    Derrière le succès commercial de la Luce, une philosophie d’entreprise que Ferrari incarne depuis des années : gagner plus sans vendre davantage. Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires net du constructeur a grimpé de 8 % sur un an, à 1,938 milliard d’euros (11 % à taux de change constants), alors que les livraisons sont restées quasi stables, à seulement 3 366 voitures. La montée en gamme, la personnalisation accrue et le succès de séries spéciales comme la 12Cilindri, la F80 ou encore la Purosangue expliquent cette rentabilité exceptionnelle. Pendant que la 296 GTS et la Roma Spider approchent de la fin de leur cycle de vie, la gamme monte en exclusivité et en valeur ajoutée.

    Ferrari Luce 2026 intérieur
    Ferrari Luce 2026 – © Ferrari

    La leçon Ferrari : l’opinion publique ne dépense pas 550 000 euros

    Le cas de la Ferrari Luce est une leçon de business autant qu’une leçon sur les réseaux sociaux. Des milliers de posts moqueurs, des comparaisons humiliantes, des hashtags en tendance : rien de tout cela ne prédit les intentions d’achat de ceux qui peuvent réellement se payer une Ferrari. La tempête médiatique de mai 2026 n’aura duré que quelques semaines. Le carnet de commandes, lui, est plein jusqu’en 2027. Maranello a misé sur la rareté, l’exclusivité et l’innovation, et une fois de plus, la formule fonctionne. La « plus moche Ferrari de l’histoire » s’est transformée, en quelques mois, en l’un des lancements automobiles les plus réussis de la décennie.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • TotalEnergies rachète les renouvelables de Shell et cède 50 % à KKR pour 1,8 milliard d’euros

    TotalEnergies rachète les renouvelables de Shell et cède 50 % à KKR pour 1,8 milliard d’euros

    TotalEnergies annonce deux transactions majeures en Europe : l’acquisition des actifs renouvelables terrestres de Shell et la cession de 50 % d’un portefeuille d’1,2 GW à KKR pour une valeur d’entreprise de 1,8 milliard d’euros.

    TotalEnergies met la main sur 4 GW renouvelables de Shell en Europe

    La compagnie française a signé un accord avec Shell pour l’acquisition de l’ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe. Le portefeuille représente 4 GW au total, dont 500 MW d’actifs solaires et éoliens déjà en opération ou en construction, principalement situés en Italie et aux Pays-Bas. S’y ajoutent 3,5 GW de projets en développement couvrant le solaire, l’éolien et le stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne. TotalEnergies détiendra ces actifs à 100 %, la finalisation de l’opération étant attendue avant la fin de l’année 2026, sous réserve des approbations réglementaires.

    Une stratégie Integrated Power qui prend de l’ampleur

    Cette acquisition s’inscrit pleinement dans la stratégie « Integrated Power » de TotalEnergies, qui vise à renforcer ses positions dans les marchés européens dérégulés. Avec ce nouveau portefeuille, la compagnie consolide sa présence dans quatre marchés clés : l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Espagne. TotalEnergies dispose désormais de près de 10 GW de capacités brutes installées ou en construction en Europe, et de 27 GW en développement. Cette transaction vient notamment compléter la production flexible des centrales électriques à gaz de TTEP, la coentreprise formée avec EPH, annoncée récemment.

    50 % d’un portefeuille d’1,2 GW cédés à KKR pour 1,8 milliard d’euros

    En parallèle, TotalEnergies a signé un accord de cession avec un fonds d’assurance géré par KKR, l’un des principaux gestionnaires d’actifs mondiaux. La transaction porte sur 50 % d’un portefeuille de 1,2 GW d’actifs solaires et éoliens terrestres situés en Allemagne, en Espagne, en France et en Pologne. La valeur d’entreprise de ce portefeuille est fixée à 1,8 milliard d’euros. TotalEnergies conservera les 50 % restants et continuera d’opérer ces installations. L’électricité produite est d’ores et déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée directement par TotalEnergies.

    Un modèle économique éprouvé dans les renouvelables

    Cette double opération illustre le modèle d’affaires que TotalEnergies applique année après année dans les énergies renouvelables : développer des actifs, puis en céder 50 % à des investisseurs institutionnels une fois le développement abouti, afin d’optimiser l’allocation du capital. Stéphane Michel, Directeur général Gas, Renewables & Power chez TotalEnergies, a souligné que cet accord avec KKR démontre « une nouvelle fois la capacité à mettre en œuvre ce business model pour qu’Integrated Power atteigne un ROACE de 12 % à horizon 2030 ».

    Cap sur 100 TWh de production nette d’électricité d’ici 2030

    À fin juin 2026, TotalEnergies dispose de plus de 37 GW de capacité brute de production d’électricité renouvelable dans le monde. La compagnie affiche l’ambition d’atteindre une production nette d’électricité de plus de 100 TWh à l’horizon 2030, en combinant des actifs renouvelables (solaire, éolien terrestre, éolien offshore) et des actifs flexibles (centrales à cycle combiné gaz, stockage). Ces deux nouvelles transactions constituent une étape décisive dans la construction de ce portefeuille intégré bas carbone à l’échelle européenne.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Bernard Arnault répond au Monde : « Je vous soupçonne d’avoir puni la transparence »

    Bernard Arnault répond au Monde : « Je vous soupçonne d’avoir puni la transparence »

    Après six mois d’enquête et six épisodes du Monde sur la famille Arnault, le PDG de LVMH sort du silence. Une réponse cinglante, signée de sa main, entre ironie élégante et défense méthodique d’un empire.

    « La dernière famille royale » : un titre qu’il préfère à The Terminator

    Le texte s’ouvre sur une pirouette. Bernard Arnault apprend qu’il est désigné par Le Monde comme « le chef de la dernière famille royale de France ». Il raconte l’avoir découvert entre deux tasses de thé, ses enfants prévenus par WhatsApp lui demandant s’ils devaient désormais lui faire la révérence. « Je leur ai répondu qu’un simple bonjour Monsieur suffirait, comme d’habitude. Ils ont éclaté de rire. » La formule lui plaît mieux que « The Terminator », surnom qui lui valait en 1984 lors de la reprise de Boussac. Plus élégant, affirme-t-il, et meilleur pour les ventes chez Dior. En répondant, il sait qu’il offre au feuilleton le projecteur qu’il espérait. Il l’assume. Et il écrit pour épargner de l’énergie à tous ceux qui parlent de « la fissure d’une famille pour vendre du papier ». Ceux-là, précise-t-il, attendront longtemps.

    Lettre de Bernard Arnault – LVMH Presse (X)

    Reprenons, point par point

    Arnault passe en revue les éléments de l’enquête avec un mélange d’ironie et de précision. Sur les cravates Hermès confisquées aux visiteurs : « C’est faux. Nous la leur laissons. Nous leur en proposons simplement une seconde, plus discrète, pour l’ascenseur. » Sur ses fréquentations présidentielles, il plaide coupable de Mitterrand à Macron, mais s’étonne qu’on lui reproche uniquement ses murmures français alors qu’il a également murmuré à trois premiers ministres britanniques, deux chanceliers allemands et un empereur du Japon. Pas une ligne sur ces murmures-là. Pour un groupe dont 75 % du chiffre d’affaires se réalise hors d’Europe, la hiérarchie éditoriale lui échappe. Sur la stratégie du « business first », sa réponse est mordante : « J’attends les suivants : L’Oréal vend des produits de beauté, Danone s’intéresse à l’alimentation, Renault fabrique des voitures. On tiendra jusqu’à Noël. »

    Lettre de Bernard Arnault – LVMH Presse (X)

    La pression sur les médias et l’accusation de défiscalisation

    Le passage sur la presse est le plus attendu. Arnault répond à l’accusation de faire pression sur ses médias. Il relève que l’un des actionnaires individuels du Monde est, « dans la vie civile », son gendre. « Il faudra qu’on m’explique un jour, calmement et sans ironie, la géométrie exacte de l’indépendance éditoriale française. Je la trouve fascinante. Je paierais volontiers la formation. » Sur la défiscalisation des arts, il détaille ses contributions : 200 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame, 50 millions pour un institut de recherche en mathématiques à Polytechnique, la Fondation Louis Vuitton et ses 1,5 million de visiteurs annuels. Il rappelle que ce cadre a été voté en 2003 par le Parlement, sur proposition du ministre de la Culture. « J’ai donné, et cela paraît suspect. Si le dispositif blesse à ce point, il reste à convaincre le législateur de l’abroger. En attendant, j’assume. Personne ne m’y a obligé. »

    La famille Arnault : une question de vocabulaire

    Sur la famille, Arnault est direct. Il reconnaît que l’enquête a reconstitué la sienne, en pensée, autour d’une table. Mais il refuse le cadre narratif imposé. « Chez les Arnault, apparemment, on ne discute pas, on complote ; on ne délibère pas, on rivalise. C’est romanesque. » Dans le monde réel, ses enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s’appellent le dimanche. Ce qui, dans une famille ordinaire, s’appelle un dimanche, chez les Arnault devient une intrigue. « C’est une affaire de vocabulaire. Nous préférons les dimanches. » Il adresse ensuite une pique directe aux autrices de l’enquête : elles avaient décrit les Wertheimer, propriétaires de Chanel, comme discrets, mécènes, loin des projecteurs. Les Arnault, eux, ont accepté de les recevoir six mois durant. « Je vous soupçonne, très clairement, d’avoir puni la transparence. »

    Lettre de Bernard Arnault – LVMH Presse (X)

    Le luxe, une responsabilité qui se transmet sur des générations

    La lettre se clôt sur un registre plus grave. Bernard Arnault défend le modèle du luxe comme secteur de long terme, pensé en générations plutôt qu’en trimestres. « Un cognac dort entre 10 et 50 ans avant d’être vendu. Un vignoble se transmet sur quatre-vingts ans. Un savoir-faire de malletier ou de verrier se forme en vingt ans et se perd en trois. » Cette durée engendre une responsabilité qui ne lui appartient pas personnellement, mais aux 220 000 collaborateurs du groupe, aux 40 000 qui travaillent en France, aux familles qui en vivent, aux Maisons dont ils ne sont « que les dépositaires ». Il regrette que l’enquête n’ait pas consacré une phrase aux centaines d’ateliers de production sur le sol national ni aux milliers d’apprentis formés aux métiers d’art. « On a préféré inventorier les garde-robes et passer aux rayons X un dîner de famille. C’est un choix éditorial. » La lettre s’achève sur une invitation lancée avec le sourire : l’apéritif à la Fondation, les vins français. Et quant au Monde, il continuera à en pratiquer les mots croisés, qui, eux, « sont excellents ».

    MISE À JOUR : À la suite de cette lettre, le lundi 27 juillet, Bernard Arnault rejoint X : @BernardArnault

    La rédaction ICONIQ. Business

  • « Comment devenir milliardaire ? » : la promo iconique de Xavier Niel cartonne sur les réseaux

    « Comment devenir milliardaire ? » : la promo iconique de Xavier Niel cartonne sur les réseaux

    Pour promouvoir « Comment devenir milliardaire ? », son spectacle désormais disponible sur Canal+, Xavier Niel a sorti l’artillerie lourde : parodies virales, fausse messe noire et autodérision totale. Le résultat fait le tour du web.

    Un spectacle inclassable débarque sur Canal+

    En septembre 2024, Xavier Niel avait pris d’assaut la scène de l’Olympia pour une représentation unique de « Comment devenir milliardaire ? ». Un show de 56 minutes à mi-chemin entre la conférence de développement personnel et le one-man-show, où le fondateur de Free raconte son parcours atypique d’entrepreneur avec une autodérision assumée. Pizzas distribuées dans le public, guests vidéo avec Squeezie et Léna Situations, ego trip calibré et Nâdiya en clôture pour chanter « Et c’est parti » : ce cours magistral sur l’entrepreneuriat ne ressemblait à aucun autre. Le spectacle est désormais disponible sur Canal+ et en VOD sur la chaîne cryptée, et le milliardaire a décidé de ne pas lésiner sur la promotion.

    La fausse interview Brut qui affole les réseaux

    Premier format lancé pour promouvoir le show : une parodie de l’émission Brut, le média en ligne spécialisé dans les immersions chez les personnalités. Xavier Niel y incarne un suspect idéal des théories complotistes, notamment celle qui prête un côté sataniste au numéro de répondeur Free, le fameux « 666 ». Dans cette vidéo, il invite le journaliste dans son sous-sol avec accès direct aux catacombes, une de ses passions avouées. Il y retrouve un certain Fabrice, cataphile déclaré, qui lui aurait soufflé l’idée du numéro « 666 ». Entre une confidence du patron de Pfizer sur un Covid prétendument orchestré et des câbles Orange sabotés en direct, le ton oscille entre absurde et cringe assumé, et les internautes adorent.

    Canal+ parodie « Patron Incognito » avec lui

    Deuxième coup d’éclat : Canal+ a produit avec Xavier Niel une parodie de l’émission « Patron Incognito », le format culte de M6 où des dirigeants se glissent incognito parmi leurs salariés. Dans cette version, Niel se grime grossièrement en étudiant pour se fondre parmi les élèves de l’École 42, l’établissement qu’il a fondé pour former des développeurs informatiques. Le résultat est volontairement bancal, les références à l’argot de la Gen Z fusent, « chokbar », « banger », « ça me quoicoutouche dans mon quoicoucœur », et le milliardaire joue le jeu jusqu’au bout, visiblement à l’aise dans le registre du second degré.

    L’art de parler le langage du viral

    Xavier Niel n’en est pas à son coup d’essai sur les réseaux. Très présent sur X, il s’est déjà frotté au « Hot Ones » de Kyan Khojandi et a récemment participé au talk-show The Bridge aux côtés d’Inoxtag et Paul Mirabel. Il a aussi parodié les vidéos de motivation personnelle qui pullulent sur TikTok et Instagram, avec une citation devenue culte : « Les dinosaures n’avaient aucun mindset. Résultat : ils sont morts. » Le tout ponctué d’un appel à « investir sur soi-même », référence ironique aux formations en ligne bidon que son spectacle initial raillait déjà. Le message derrière le délire est clair : Niel veut être le plus sympa des milliardaires, aux antipodes de l’image lisse de son beau-père Bernard Arnault.

    Une campagne qui divise autant qu’elle séduit

    Si beaucoup saluent l’audace et l’humour de la démarche, certains internautes restent imperméables au charme. Ils rappellent que Canal+, diffuseur du spectacle, appartient au groupe de Vincent Bolloré, au cœur de vives polémiques dans le monde des médias et du cinéma français. D’autres pointent les démêlés judiciaires passés de Niel et refusent de laisser l’autodérision effacer les controverses. Peu importe : la campagne tourne, les vidéos cumulent des millions de vues, et « Comment devenir milliardaire ? » s’impose déjà comme l’un des événements médiatiques inattendus de l’été 2026.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Coca-Cola change de design : découvrez sa nouvelle identité visuelle mondiale

    Coca-Cola change de design : découvrez sa nouvelle identité visuelle mondiale

    Coca-Cola dévoile une nouvelle identité visuelle mondiale déployée dans plus de 200 pays. Logo agrandi, rouge renforcé, typographie Spencerian : la marque ne se réinvente pas, elle s’affirme.

    Naissance d’une légende : l’histoire Coca-Cola

    Tout commence en 1886, dans l’arrière-boutique d’un pharmacien d’Atlanta. John Stith Pemberton remue un liquide caramel parfumé, le porte à la pharmacie Jacob’s voisine, le dilue avec de l’eau gazeuse et le propose aux clients. Le verdict est unanime : c’est quelque chose de nouveau. Le verre se vend cinq cents. Neuf verres par jour la première année. L’aventure Coca-Cola venait de commencer. Moins de deux siècles plus tard, la boisson est présente dans plus de 200 pays, et son logo reste l’un des plus reconnaissables au monde. En décembre 1931, l’illustrateur Haddon Sundblom gravait pour la marque une autre icône : le Père Noël jovial en tunique rouge, réutilisé chaque année jusqu’en 1964. Coca-Cola ne vend pas seulement une boisson, il vend une image. Et c’est précisément cette image qu’il vient de moderniser.

    Le 20 juillet 2026 : le jour où Coca-Cola est devenu encore plus Coca-Cola

    C’est la formule choisie par la marque elle-même pour résumer sa nouvelle stratégie visuelle : « Make Coca-Cola More Coca-Cola. » Pas de révolution, pas de rupture. Une amplification. Lancé officiellement le 20 juillet 2026, le nouveau système d’identité visuelle mondiale mise sur ce que les consommateurs connaissent et aiment déjà. Le rouge iconique occupe désormais une place encore plus grande sur les emballages. Le logo gagne en taille. La vague dynamique, baptisée Dynamic Ribbon, devient plus présente et plus lisible. La typographie Spencerian, ce script manuscrit caractéristique, s’affirme avec plus d’impact. « Coca-Cola est l’une des marques les plus reconnues au monde, et cela implique une responsabilité : continuer à évoluer », explique Arnab Roy, Président de la catégorie globale Coca-Cola. « Ce rafraîchissement, c’est être plus clair et plus cohérent dans notre façon d’apparaître, où que les gens rencontrent notre marque. »

    Un système visuel unifié sur tous les supports

    Nouvelle gamme de canettes Coca-Cola 2026
    Nouveau design des canettes Coca-Cola – © 2026 The Coca‑Cola Company

    La refonte ne se limite pas aux canettes. Elle s’étend aux bouteilles, aux réfrigérateurs en magasin, aux distributeurs automatiques, aux points de vente et aux plateformes numériques. L’objectif est d’offrir une expérience de marque identique, quelle que soit la géographie. Pour coordonner ce déploiement à l’échelle planétaire, Coca-Cola a aussi lancé un Brand Center immersif et des outils de « Design Intelligence » propulsés par l’IA, mis à disposition des équipes internes et des agences partenaires. Rapha Abreu, Vice-Président mondial du Design, résume l’ambition : « Depuis plus d’un siècle, Coca-Cola est un symbole mondial d’optimisme. Avec une identité visuelle unifiée, nous pouvons offrir une expérience de marque reconnaissable à tous les consommateurs. »

    Coca-Cola Zero Sugar : un traitement à part, des codes distincts

    Canette Coca-Cola Zero Sugar nouvelle identité visuelle
    Nouveau design de la canette Coca-Cola Zéro Sucre – © 2026 The Coca‑Cola Company

    La variante Zero Sugar bénéficie d’un traitement visuel propre, pensé pour s’ancrer dans l’héritage iconique tout en se distinguant clairement. Sur les canettes, le Dynamic Ribbon passe au noir. Sur les bouteilles PET, le bouchon devient noir lui aussi. La mention « Zero Sugar » gagne en taille, plus visible en rayon. La logique est double : rester dans l’univers Coca-Cola, tout en permettant au consommateur de différencier les variantes au premier coup d’oeil. Une architecture graphique harmonisée qui touche l’ensemble de la gamme, de l’Original Taste à la Cherry en passant par la Vanille.

    Une marque qui ne change pas, mais qui s’impose

    Coca-Cola suit ici une tendance lourde chez les grandes marques internationales : évoluer sans effacer. Les refontes graphiques récentes des géants mondiaux privilégient la lisibilité et la cohérence sur la disruption. La marque capitalise sur ses actifs les plus puissants plutôt que de les remplacer. Avec ce déploiement progressif dans plus de 200 marchés, couvrant l’Amérique latine, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie, Coca-Cola envoie un signal clair aux investisseurs et aux distributeurs : la marque est plus solide que jamais, et elle compte bien le montrer.

    La rédaction ICONIQ. Business