Auteur/autrice : Rédaction ICONIQ. Business

  • Coupe du monde 2026 : la FIFA empoche 15 milliards de dollars, un record historique

    Coupe du monde 2026 : la FIFA empoche 15 milliards de dollars, un record historique

    La Coupe du monde 2026 restera dans les annales. Pas seulement pour la victoire de l’Espagne sur l’Argentine en finale, mais pour ce qu’elle a rapporté à la FIFA : plus de 15 milliards de dollars. Le double de l’édition qatarie de 2022. Un record absolu dans l’histoire du football mondial.

    Un jackpot que personne n’avait anticipé

    Gianni Infantino l’a annoncé lui-même à ses membres dirigeants la veille de la finale : les recettes du cycle 2023-2026 dépasseront les 15 milliards de dollars, soit environ 13,1 milliards d’euros. La FIFA elle-même ne s’y attendait pas à ce niveau. Ses propres projections révisées tablaient sur 11 milliards, déjà considérées comme ambitieuses. Pour mémoire, le cycle 2019-2022 avait généré 7,57 milliards de dollars, lui-même en hausse de 18% par rapport à 2015-2018. En dix ans, l’organisation suisse a plus que doublé ses revenus. Un tournant structurel, pas un simple coup de chance.

    La billetterie dynamique : le grand pari gagnant

    Le principal levier de cette explosion financière ? Les billets. La FIFA a adopté une tarification dynamique, courante aux États-Unis mais interdite en France : le prix des places fluctue en temps réel selon la demande, comme pour les vols d’avion. Sur les matchs les plus chauds, les chiffres ont été vertigineux. Le billet le moins cher pour Mexique-Angleterre à l’Azteca n’est jamais descendu sous les 3 340 euros. À l’opposé, le match le plus accessible de la compétition, Tchéquie-Afrique du Sud, affichait des entrées à 270 euros. En moyenne, un ticket pour cette Coupe du monde s’est négocié à 801 euros.

    Prix billets FIFA©

    Double commission sur la revente

    La FIFA ne s’est pas contentée de la vente primaire. Sur le marché secondaire, l’organisation a prélevé une commission de 15% à l’acheteur ET une autre de 15% au vendeur. 39 matchs ont vu leurs prix de revente grimper de plus de 50% après le coup d’envoi. Une manne considérable à l’échelle de 104 rencontres.

    48 équipes, 104 matchs : le format change tout

    L’extension à 48 équipes est l’autre grande explication structurelle. En passant de 64 à 104 matchs, la FIFA a créé 42 nouvelles occasions de vendre des billets, des droits TV, des espaces publicitaires et des hospitality packages. Les offres premium et VIP, développées en masse pour le marché américain, ont achevé de gonfler les caisses. Un billet VIP pour la finale au MetLife Stadium de New York s’arrachait à partir de 35 000 dollars. Et le prix de 20 secondes de publicité lors de la finale a frôlé les standards du Super Bowl.

    Infantino en position de force, Trump déjà partant

    Ces revenus records tombent à pic pour Gianni Infantino, dont le mandat arrive à élection en mars 2027. Les fédérations membres vont toucher des distributions massives, et 200 d’entre elles lui auraient déjà promis leur soutien. Lors de la conférence de presse de clôture, Donald Trump a déclaré vouloir organiser une nouvelle Coupe du monde aux États-Unis. Cette fois sans le Canada ni le Mexique. Les chiffres de 2026 plaident pour lui.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Air France rouvre son salon La Première à CDG, un écrin palace pour ses clients les plus exclusifs

    Air France rouvre son salon La Première à CDG, un écrin palace pour ses clients les plus exclusifs

    Air France rouvre son salon La Première à Paris-Charles de Gaulle dans un écrin totalement repensé, plus intime, plus luxueux, au niveau des grands palaces parisiens.

    Un espace de 1 000 m² entièrement repensé

    Situé au terminal 2E de Roissy, le salon La Première d’Air France vient d’achever une transformation profonde pilotée par les équipes internes en collaboration avec l’agence MARKS Brandimage. Sur plus de 1 000 m², le lieu a été entièrement retravaillé pour offrir davantage d’intimité et de confort à ses hôtes les plus exigeants. Volumes enveloppants, matières nobles et chaudes, lumière soigneusement dosée : chaque détail a été pensé pour créer une atmosphère feutrée, presque domestique. Ce relooking s’inscrit dans la continuité du parcours La Première inauguré à l’été 2024, et répond à la même exigence que les nouvelles suites embarquées à bord des Boeing 777-300ER. Dès l’entrée, les clients sont accueillis par AF001, un parfum d’intérieur imaginé par Francis Kurkdjian, directeur artistique de la Maison Francis Kurkdjian. Une signature olfactive subtile qui pose d’emblée le niveau de l’expérience.

    Salon La Première Air France CDG - espace lounge avec grandes fenêtres
    Salon La Première à Paris-Charles de Gaulle – Air France ©

    La gastronomie française au sommet

    Au cœur du salon, la table a été entièrement réinventée. Plus de places, un décor entre salle à manger raffinée et cabinet intimiste, un service à table systématique. C’est Alain Ducasse et ses équipes qui signent la carte, avec des plats emblématiques : les célèbres coquillettes jambon-truffe noire, des créations végétariennes de saison, le baba au rhum ou à l’Armagnac hérité de Monte-Carlo. Une cave soigneusement constituée par Xavier Thuizat, Chef Sommelier d’Air France, complète le tableau avec grands crus et champagnes de prestige. Ce positionnement gastronomique n’est pas anodin : en 2025, le salon a décroché le premier prix Skytrax pour son offre en salon de première classe mondiale. La barre est donc haute, et Air France entend la maintenir.

    Salon La Première Air France CDG - salle de restaurant
    Salon La Première à Paris-Charles de Gaulle – Air France ©

    Un lounge digne des plus grands hôtels

    L’espace lounge a lui aussi bénéficié d’une attention particulière. Le mobilier a été entièrement renouvelé avec des pièces de caractère, dont le fauteuil Ribbon de Pierre Paulin, figure iconique du design français. Fauteuils généreux, canapés profonds, alcôves et claustras créent autant de bulles d’isolement dans un espace pensé pour la tranquillité. L’espace Sisley s’agrandit avec une seconde cabine de soins, permettant aux clients de profiter de traitements personnalisés avant le départ. Un espace de travail avec cabine acoustique permet également des appels confidentiels. Et tous les six mois, une œuvre d’artiste vient prendre place dans le salon : pour cette réouverture, c’est un Wonder Block signé Jean-Michel Othoniel, aux tonalités ambre et rose indien, qui accueille les voyageurs.

    Salon La Première Air France CDG - fauteuils Ribbon Pierre Paulin
    Salon La Première à Paris-Charles de Gaulle – Air France ©

    Des suites privatives attenantes, niveau palace

    Pour ceux qui veulent pousser l’expérience encore plus loin, trois suites de 45 m² chacune sont disponibles en option, directement attenantes au salon. Inaugurées à l’été 2024, elles comprennent un vaste salon, une chambre avec lit double, une salle de bain et un patio extérieur. Deux d’entre elles peuvent être réunies sur demande. À l’arrivée, champagne et caviar Sturia attendent les clients. Le menu d’Alain Ducasse peut être servi dans la suite, en toute intimité. Des œuvres d’art sont également exposées dans chaque espace. Ce niveau d’attention, habituellement réservé aux palaces parisiens, place Air France dans une catégorie à part dans le luxe aérien mondial.

    Salon La Première Air France CDG - espace repos et relaxation
    Salon La Première à Paris-Charles de Gaulle – Air France ©

    Un signal fort pour le luxe aérien français

    Cette réouverture intervient dans un contexte de forte concurrence sur le segment ultra-premium des grandes compagnies mondiales. Emirates, Singapore Airlines ou Qatar Airways investissent massivement dans leurs lounges de première classe. Air France répond avec une stratégie claire : faire de l’escale parisienne une expérience à part entière, pas seulement un transit. En s’appuyant sur les codes du luxe français, du parfum à la haute cuisine en passant par le design et les arts, la compagnie cherche à transformer Roissy en destination de confort. Le message est simple : avant même de décoller, le voyage La Première a déjà commencé.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Lionel Messi milliardaire : comment l’Argentin a bâti un empire à 1,1 milliard de dollars

    Lionel Messi milliardaire : comment l’Argentin a bâti un empire à 1,1 milliard de dollars

    Lionel Messi vient de franchir une étape que peu d’athlètes atteignent dans leur vie : le milliard de dollars. Selon Forbes, l’Argentin affiche désormais une fortune estimée à 1,1 milliard de dollars, construite bien au-delà des terrains de football. Un empire discret, méthodique, et redoutablement efficace.

    Le milliard confirmé par Forbes

    En juin 2026, Forbes a officiellement classé Lionel Messi parmi les milliardaires, avec une fortune nette estimée à 1,1 milliard de dollars. Le magazine américain précise que cette richesse provient principalement de l’accumulation progressive de cash tout au long de sa carrière, complétée par une option d’actionnariat dans l’Inter Miami à l’issue de sa retraite sportive. Messi devient ainsi le cinquième Argentin le plus riche selon le classement mondial Forbes, et l’un des quatre seuls athlètes encore en activité à avoir rejoint ce cercle très fermé.

    Logo Forbes

    Il y a rejoint LeBron James, Tiger Woods et son éternel rival Cristiano Ronaldo, ce dernier ayant atteint ce seuil trois ans plus tôt. Avec 130 millions de dollars de revenus totaux en 2026, dont 70 millions issus de ses contrats commerciaux, Messi se classe au deuxième rang des sportifs les mieux payés de l’année, juste derrière Ronaldo. Fait marquant : plus de la moitié de ses revenus annuels proviennent désormais de sources sans lien direct avec son salaire de joueur.

    Limecu España 2010 : la holding au cœur de tout

    Derrière la gloire sportive se cache une structure financière solide. Limecu España 2010 est la holding personnelle de Messi, dont le nom reprend les initiales de son nom complet, Lionel Messi Cuccittini. Cette entité centralise ses droits à l’image, ses contrats avec Adidas et Pepsi, ainsi que l’ensemble de ses licences de marque à l’international. En 2023, la société a facturé 109 millions d’euros, soit une hausse de près de 50% par rapport à l’exercice précédent. Un chiffre qui témoigne de la montée en puissance accélérée de son empire commercial à mesure que sa notoriété aux États-Unis explose depuis son arrivée à l’Inter Miami.

    Immobilier, hôtellerie et propriété de clubs

    L’Argentin a diversifié massivement ses actifs dans la pierre. Rostower SOCIMI regroupe ses investissements immobiliers européens : hôtels, bureaux, commerces et résidences. Introduite en bourse en 2023 avec le statut de REIT, la société affichait une capitalisation de 223 millions d’euros.

    Dans l’hôtellerie, la chaîne MiM Hotels, dont le nom associe « Majestic » et « Messi », a longtemps fonctionné en partenariat avec Meliá Hotels International. Des établissements à Ibiza, Majorque, Andorre, Baqueira et Sotogrande, chacun doté d’une Suite Messi. En 2024, cette activité a dégagé un bénéfice net de 5,7 millions d’euros. Le partenariat avec Majestic s’est depuis terminé, et Messi a déjà trouvé un nouvel exploitant pour ses hôtels. Côté clubs de football, il a acquis en avril 2026 la totalité du UE Cornellà, club catalan de cinquième division, avec l’ambition de former les prochaines générations de talents. Il est également cofondateur du Deportivo LSM en Uruguay et impliqué dans les Leones de Rosario FC en Argentine.

    Tech, gastronomie et contenus : un portefeuille éclectique

    Messi a aussi misé sur la tech et la gastronomie. Sa société Play Time Sports-Tech HoldCo, basée à San Francisco, opère comme un fonds de capital-risque spécialisé dans l’intersection entre sport et technologie. En restauration, il a investi dans une chaîne de restaurants argentins, prolongeant son identité culturelle en produit de marque. Ces investissements reflètent une stratégie cohérente : s’ancrer dans des secteurs liés à son image et à son style de vie, pour que chaque dollar investi raconte encore l’histoire Messi.

    Miami comme accélérateur d’un empire global

    Le choix de l’Inter Miami en 2023, plutôt que le lucratif contrat saoudien, s’avère rétrospectivement un pari gagnant sur le long terme. En renonçant à un salaire estimé à 400 millions de dollars par an en Arabie saoudite, Messi a choisi la visibilité américaine et la perspective d’une participation dans le club à l’issue de sa carrière. Un modèle directement inspiré de David Beckham, qui avait emprunté le même chemin à la fin de sa carrière de joueur et vient lui-même de rejoindre le club des milliardaires en mai 2026. Sur le terrain financier comme sur les pelouses, Messi joue toujours la longue durée.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Tibo InShape : sa marque s’impose face à des géants comme Red Bull et Nutella

    Tibo InShape : sa marque s’impose face à des géants comme Red Bull et Nutella

    Selon une étude Reech SocialVox publiée pour 2025-2026, les marques lancées par des créateurs de contenu trustent désormais le haut du classement des conversations sur les réseaux sociaux, devant des géants comme Red Bull ou Nutella. Un phénomène qui bouscule les codes du marketing traditionnel et installe une nouvelle génération de patrons.

    InShape Nutrition s’impose en numéro un

    Le constat est sans appel. Dans le classement 2025 des marques de grande consommation par parts de voix sur les principaux réseaux sociaux, InShape Nutrition, fondée par le youtubeur fitness Tibo InShape, termine en première position, loin devant deux mastodontes de l’agroalimentaire mondial, Red Bull et Nutella. La marque a été mentionnée dans 4 704 publications au cours de l’année 2025, un volume qui lui confère une présence organique exceptionnelle. Sur ces 4 704 publications, seulement 0,3 % étaient sponsorisées. Les 99,7 % restants relèvent de la conversation spontanée, portée par des fans qui parlent de la marque parce qu’ils font confiance à son fondateur, pas parce qu’une agence les y a incités. Une performance que n’importe quel directeur marketing d’une grande maison regarderait avec envie.

    Ciao Energy, le phénomène des créateurs réunis

    Si InShape Nutrition illustre la puissance d’un créateur solo, Ciao Energy représente une autre logique, celle de l’alliance. Lancée par Squeezie, Lena Situations et Inoxtag, trois des plus grandes personnalités du web francophone, la boisson énergisante a généré un bouche-à-oreille massif dès ses débuts, mêlant stratégie d’influence à grande échelle et ancrage communautaire très fort. Leur slogan « Zero Bullshit » résume l’état d’esprit d’une génération qui rejette le marketing aseptisé pour lui préférer la transparence brute. La force du projet réside dans la complémentarité des trois univers réunis, gaming, lifestyle et sport, qui multiplient les audiences touchées sans jamais se diluer.

    Ciao Energy Squeezie Lena Situations Inoxtag
    Lena Situations, Squeezie et Inoxtag – Instagram @ciaoenergy ©

    TikTok, le multiplicateur d’audience

    L’étude Reech SocialVox met en lumière un paradoxe révélateur. Sur TikTok, deux fois moins de créateurs prennent la parole que sur Instagram. Pourtant, la plateforme génère 1,9 fois plus d’impressions. Un écart qui s’explique par la nature virale des formats courts et par l’algorithme de recommandation de TikTok, qui expose les contenus bien au-delà des abonnés existants. Pour les marques de créateurs, dont la notoriété repose sur la fréquence d’exposition et la répétition, cet effet de levier change tout. Les géants traditionnels peinent souvent à maîtriser les codes de cette plateforme, trop perçus comme déconnectés des tendances organiques qui y émergent chaque semaine.

    Un modèle à double tranchant

    Sur les 20 marques les plus visibles du classement, citées dans 101 000 contenus analysés, seulement 12 % relèvent d’une collaboration commerciale. Le reste est porté par la notoriété naturelle des fondateurs. Ce modèle comporte néanmoins ses propres fragilités. L’évolution du classement début 2026 en donne un aperçu concret : Ciao Kombucha, la première marque boissons de Squeezie, quitte le Top 10, quand Philadelphia bondit de la 18e à la 7e place et que Monster gagne trois rangs. La part de voix se construit vite, mais elle peut s’éroder tout aussi rapidement, au rythme des publications du créateur, d’un bad buzz ou d’un désintérêt de la communauté. Là où Red Bull entretient sa présence via l’événementiel et l’innovation produit sur le long terme, une marque de créateur vit au rythme de son fondateur.

    La fin du monopole des vieilles maisons

    Ce que révèle cette étude dépasse le simple classement. En quelques années, des créateurs sans formation marketing ni budgets publicitaires traditionnels sont parvenus à rivaliser, puis à surpasser, des groupes qui investissent des centaines de millions d’euros en communication chaque année. « Grâce aux créateurs, un nouvel entrant peut générer autant de visibilité qu’un leader installé », résume Claire Decommer, coordinatrice de l’étude chez Reech SocialVox. Le modèle du fondateur-créateur redessine les règles du jeu dans la grande consommation. La communauté devient le média, le créateur incarne la marque, et la frontière entre influence et entrepreneuriat s’efface progressivement. Une transformation profonde, dont les chiffres parlent désormais d’eux-mêmes.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Xavier Niel s’offre Vodafone pour 5,1 milliards d’euros et devient premier actionnaire

    Xavier Niel s’offre Vodafone pour 5,1 milliards d’euros et devient premier actionnaire

    Xavier Niel frappe un grand coup. Le fondateur de Free va racheter 16,2 % du capital de Vodafone pour 5,1 milliards d’euros, devenant ainsi le premier actionnaire du géant britannique des télécoms.

    Un chèque de 5,1 milliards

    C’est via son véhicule d’investissement Vega que Xavier Niel a conclu l’opération, en rachetant la participation que détenait le groupe émirati E& dans Vodafone. Le prix payé valorise chaque action à 112,5 pence, soit une prime de 15 % sur le dernier cours coté. L’action Vodafone a bondi de plus de 11 % à la Bourse de Londres dans la foulée de l’annonce. Avec cette prise de participation, Niel s’installe devant BlackRock, Vanguard et UBS au tableau des actionnaires. Précision importante : Vega n’a pas l’intention de prendre le contrôle de l’entreprise ni d’en devenir actionnaire majoritaire. Il s’agit d’un investissement stratégique, pas d’une OPA.

    Vodafone en plein redressement

    Le timing est calculé. Vodafone sort d’une restructuration en profondeur : cession de ses activités en Espagne et en Italie, fusion avec Three UK, cure d’amaigrissement générale. Résultat : 40,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur son dernier exercice fiscal, en hausse de 7 à 8 %, et des pertes ramenées à 397 millions d’euros. Niel parie sur un opérateur qui a fait le ménage et qui opère désormais sur deux marchés solides, l’Allemagne et le Royaume-Uni, avec 300 millions de clients dans le monde. Le moment d’entrer au capital semblait idéal.

    Free partout à la fois

    L’opération Vodafone s’ajoute à l’offre déjà déposée par Iliad sur une partie des actifs de SFR. Xavier Niel joue sur plusieurs tableaux simultanément, consolidant son empire télécoms à l’échelle européenne. La question qui agite désormais le secteur : jusqu’où ira-t-il ?

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Les 500 plus grandes fortunes de France

    Les 500 plus grandes fortunes de France

    Challenges publie son classement annuel 2026 des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France. Bernard Arnault et sa famille reprennent la tête avec 121,2 milliards d’euros, tandis que l’IA propulse de nouveaux milliardaires dans le top.

    Arnault de retour au sommet, Hermès détrôné

    Bernard Arnault et sa famille reprennent la première place du classement Challenges 2026 des fortunes professionnelles françaises, une position qu’ils avaient perdue l’an dernier au profit des héritiers d’Hermès. Le patron de LVMH, géant mondial du luxe, est crédité d’un patrimoine professionnel estimé à 121,2 milliards d’euros. Ce retour au sommet intervient malgré un contexte difficile pour le secteur du luxe, LVMH ayant mieux rebondi que ses concurrents après le ralentissement mondial de 2025. Challenges établit ce classement chaque année depuis 1996, en recensant l’ensemble des actifs professionnels cotés et non cotés, sans inclure les biens personnels comme l’immobilier privé ou les œuvres d’art.

    Bernard Arnault – Photo : Yoshi95100 / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

    Un patrimoine global en baisse à 1 076 milliards d’euros

    Malgré le retour d’Arnault en tête, le bilan d’ensemble est en retrait. Le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises s’établit à 1 076 milliards d’euros en 2026, en baisse par rapport à l’édition précédente. Le classement recense 153 familles milliardaires, et le seuil minimal pour y figurer est fixé à 250 millions d’euros de fortune professionnelle. Ce tassement global reflète les turbulences économiques mondiales, entre tensions commerciales, ralentissement du luxe et volatilité des marchés financiers en début d’année.

    L’intelligence artificielle, nouveau moteur de richesse

    L’une des tendances majeures de l’édition 2026 est la percée de nouveaux milliardaires issus de l’écosystème de l’intelligence artificielle. Parmi eux, Arthur Mensch et les cofondateurs de Mistral AI, la pépite française de l’IA générative, dont le patrimoine cumulé est estimé à 6 milliards d’euros. Yann LeCun, directeur scientifique de Meta IA et figure de proue de l’IA mondiale, fait également son entrée remarquée dans le classement. Ces nouvelles fortunes tech illustrent la montée en puissance de la French Tech dans un secteur désormais au cœur de toutes les valorisations.

    IA –
    Depositphotos©

    George Clooney et des surprises dans le classement

    Parmi les entrées inattendues, George Clooney intègre cette année le classement des fortunes professionnelles françaises, grâce notamment à ses intérêts dans des sociétés dont une partie des actifs est liée à la France. Sa présence illustre la dimension internationale que peut revêtir ce classement, qui s’intéresse aux fortunes professionnelles sans frontière de nationalité dès lors qu’elles disposent d’actifs significatifs en France. Plusieurs autres nouveaux entrants viennent enrichir un palmarès qui reflète les mutations profondes de l’économie française.

    George Clooney- Raph_PH / CC BY 4.0

    Consulter le classement complet sur Challenges

    Le classement intégral des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est disponible en exclusivité sur le site de Challenges. Pour rappel, la méthodologie repose sur une estimation rigoureuse des actifs cotés, valorisés courant juin, et des actifs non cotés, évalués à partir des comptes d’entreprises et de la santé des secteurs concernés. L’édition 2026 confirme que si les grandes dynasties industrielles françaises restent au sommet, l’économie numérique et l’intelligence artificielle dessinent déjà les fortunes de demain. Retrouvez le classement complet sur challenges.fr.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • 35 000 nouveaux millionnaires en France en un an : un record historique

    35 000 nouveaux millionnaires en France en un an : un record historique

    Selon le rapport annuel sur la richesse mondiale publié par la banque suisse UBS le 30 juin 2026, la France compte près de 35 000 millionnaires supplémentaires en un an. Un record qui place l’Hexagone en tête de la progression en valeur absolue au sein de l’Union européenne.

    Un nouveau millionnaire toutes les 30 secondes dans le monde

    En 2025, près d’un million de personnes dans le monde ont rejoint le club des millionnaires en dollars, soit l’équivalent de 2 600 nouveaux riches par jour, ou encore un toutes les 30 secondes. Ce rythme est le plus élevé depuis des années selon UBS, qui publie chaque année son « Global Wealth Report », référence mondiale en matière de patrimoine des ménages. L’étude porte sur les actifs financiers et non financiers des particuliers, principalement l’immobilier, dont on soustrait les dettes. Pour permettre des comparaisons internationales, tout est converti en dollars.

    La France, championne européenne de la création de millionnaires

    Avec 34 600 nouveaux millionnaires sur un an, la France affiche la plus forte progression en valeur absolue parmi les pays de l’Union européenne. L’Hexagone compte désormais un peu plus de 2,3 millions de millionnaires au total. C’est l’équivalent de la population d’une ville comme Lens, Mâcon ou Nevers qui bascule dans la catégorie des ultrariches en l’espace d’une seule année. Derrière les États-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne, la France se classe dans les pays qui ont le plus contribué à la croissance mondiale du nombre de millionnaires.

    Les marchés financiers, moteur principal de cette envolée

    Ce boom de la richesse s’explique avant tout par la vigueur des marchés financiers. Malgré les tensions géopolitiques persistantes, les Bourses mondiales sont restées à des niveaux particulièrement élevés en 2025, portées notamment par les valeurs liées à l’intelligence artificielle, aux technologies et à l’industrie de l’armement. UBS note que la richesse personnelle mondiale a progressé de 10,8 % en 2025, soit « à son rythme le plus rapide depuis 2017 ». Les gains ont cependant été inégaux selon les régions et les segments de patrimoine. « La croissance a été particulièrement forte dans les segments de richesse supérieurs à 5 millions de dollars », souligne la banque. L’immobilier reste par ailleurs le premier actif des ménages, y compris pour beaucoup de nouveaux millionnaires dont la fortune repose sur leur résidence principale.

    La France à la 15e place du patrimoine moyen mondial

    Si la France brille par le nombre de ses nouveaux riches, elle reste modeste en termes de patrimoine moyen par adulte. L’Hexagone se classe au 15e rang mondial avec 341 359 dollars de patrimoine moyen, derrière l’Allemagne (346 613 dollars) et loin derrière la Suisse, qui trône au sommet avec 910 382 dollars par adulte. Les États-Unis arrivent en deuxième position avec 696 277 dollars, suivis par le Luxembourg. Au niveau global, les États-Unis restent hors catégorie avec plus de 23 millions de millionnaires, soit près de 40 % du total mondial.

    Une fiscalité des riches qui revient dans le débat politique

    À l’approche de l’élection présidentielle française, ces chiffres tombent au plus mauvais moment pour certains. Le rapport UBS va inévitablement relancer les discussions sur la taxation des plus riches, la fiscalité des actions et les inégalités de patrimoine. D’autant que la progression du nombre de millionnaires en France contraste avec la situation de nombreux ménages qui peinent à faire face à l’inflation et à la hausse des loyers. Entre ceux qui voient dans ces chiffres le signe d’une économie dynamique et ceux qui y lisent une aggravation des inégalités, le débat promet d’être vif dans les mois à venir.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • La CMA CGM lance le plus grand porte-conteneurs du monde

    La CMA CGM lance le plus grand porte-conteneurs du monde

    Le géant français du transport maritime CMA CGM a baptisé ce jeudi au Havre le « Notre-Dame », un porte-conteneurs de 400 mètres qui devient officiellement le plus grand du monde. Une démonstration de force pour l’armateur marseillais, qui accélère son expansion mondiale.

    Un navire aux dimensions hors normes

    Avec ses 400 mètres de long, 62 mètres de large et 75 mètres de haut, le « CMA CGM Notre-Dame » dépasse de 6 mètres la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il surpasse ainsi l’Emma Maersk du groupe danois, qui mesurait jusqu’ici 397 mètres de long et 56 mètres de large et détenait le titre de plus grand porte-conteneurs en service. Le navire peut accueillir 24 212 conteneurs de 20 pieds, soit l’équivalent d’une file continue de camions sur 210 kilomètres. Il est également 35 mètres plus long que le plus gros paquebot de croisière au monde.

    Un baptême au Havre sous pavillon français

    La cérémonie de baptême s’est tenue au port du Havre, ville qui accueillait quelques semaines plus tôt l’annonce du naming du stade local en « stade CMA CGM Océane ». Le choix du Havre est symbolique pour CMA CGM, dont l’ancrage maritime en France reste fort malgré une implantation internationale croissante. Le « Notre-Dame » est le premier d’une série de dix navires nouvelle génération. Il sera immatriculé sous pavillon français, une décision politique forte, même si les neuf suivants, actuellement en construction en Chine, devraient naviguer essentiellement sous pavillon maltais à leur livraison d’ici fin 2028.

    Propulsion au gaz naturel liquéfié

    Le « CMA CGM Notre-Dame » est propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL), une énergie que l’armateur marseillais présente comme moins polluante que le fioul lourd traditionnel utilisé dans le transport maritime. Le GNL réduit significativement les émissions de soufre et de particules fines, même si son bilan carbone global reste débattu par les experts. Ce choix s’inscrit dans la stratégie de CMA CGM, qui cherche à réduire l’empreinte environnementale de sa flotte tout en maintenant une compétitivité maximale sur la ligne Asie-Europe, à laquelle sera affecté le navire.

    Une flotte qui passe de 350 à 475 navires d’ici 2030

    Le lancement du « Notre-Dame » illustre l’ambition sans limite de CMA CGM. L’armateur fondé par la famille Saadé prévoit de faire passer sa flotte de 350 navires actuellement à 475 unités d’ici 2030, soit une croissance de plus de 35 % en moins de cinq ans. Pour accompagner cette expansion, le groupe prévoit de recruter 1 000 marins par an, majoritairement étrangers. CMA CGM emploie déjà 20 000 personnes en France, dont 1 200 marins. Ce plan de développement massif positionne l’armateur comme l’un des acteurs maritimes les plus agressifs de la décennie.

    La France comme symbole, le monde comme terrain de jeu

    En baptisant son navire amiral « Notre-Dame », CMA CGM envoie un signal fort sur son identité française. L’armateur, dont le siège est à Marseille, consolide son image de champion national tout en jouant dans la cour des géants mondiaux du fret maritime. Dans un contexte de tensions commerciales internationales et de recomposition des routes logistiques mondiales, ce lancement marque une étape décisive pour un groupe qui ne cache plus ses ambitions de leadership planétaire dans le transport de conteneurs.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Donald Trump a gagné 1,2 milliard de dollars dans les cryptomonnaies

    Donald Trump a gagné 1,2 milliard de dollars dans les cryptomonnaies

    En 2025, Donald Trump a engrangé 1,2 milliard de dollars grâce aux cryptomonnaies, selon des documents officiels publiés par le Bureau d’éthique gouvernementale américain.

    Un milliard généré par World Liberty Financial

    La start-up World Liberty Financial (WLF), lancée en septembre 2024 avec le soutien du clan Trump, est à l’origine d’une large part de ces revenus. La vente initiale du token WLFI a rapporté près de 550 millions de dollars. En parallèle, Donald Trump et ses trois fils ont récupéré, via une société intermédiaire baptisée DT Marks Defi, 22,5 milliards de WLFI supplémentaires, dont la valeur actuelle avoisine 1,3 milliard de dollars.

    635 millions de royalties sur le $TRUMP

    Au-delà de WLF, la déclaration de revenus du président fait état de royalties liées à la cryptomonnaie qui porte son nom, le $TRUMP, lancée quelques heures seulement avant son investiture en janvier 2025. Ces royalties, perçues en vertu d’un accord de licence, ont atteint 635 millions de dollars en 2025 selon les documents officiels. Un chiffre qui illustre la monétisation directe de sa notoriété dans l’univers crypto.

    Un patrimoine presque triplé en deux ans

    L’ensemble de ces activités dans les cryptomonnaies constitue la principale explication du quasi-triplement du patrimoine personnel de Donald Trump. Selon Forbes, sa fortune est passée de 2,3 milliards de dollars en 2024 à 6,5 milliards en 2026. En avril 2025, WLF a également commercialisé un stablecoin adossé au dollar, élargissant encore davantage l’empreinte financière du président dans le secteur.

    Des conflits d’intérêts pointés du doigt

    Ces révélations alimentent les accusations de conflits d’intérêts qui pèsent sur Donald Trump. Depuis son retour à la Maison-Blanche, il a pris plusieurs mesures de dérégulation du secteur des cryptomonnaies, ce qui a fait bondir les prix des actifs numériques dont il est lui-même détenteur. Ses actifs sont placés dans un trust administré par son fils Donald Jr., mais les statuts prévoient que ce trust peut être dissous à tout moment, permettant au président d’en reprendre le contrôle à l’issue de son mandat.

    Un précédent sans équivalent dans l’histoire américaine

    Jamais un président américain en exercice n’avait affiché des revenus aussi directement liés à des actifs financiers qu’il régule lui-même. L’affaire soulève des questions fondamentales sur l’indépendance des décisions politiques vis-à-vis des intérêts personnels du chef de l’État. Le document de plus de 900 pages publié par l’OGE marque une étape inédite dans la transparence financière présidentielle, mais aussi dans les débats sur l’éthique au sommet du pouvoir américain.

    La rédaction ICONIQ. Business

  • Neymar lance sa marque de vin et cartonne déjà

    Neymar lance sa marque de vin et cartonne déjà

    Pas encore en rayon et déjà 300 000 bouteilles commandées. Neymar vient de lancer sa marque de vin, « Le Prince », et les chiffres donnent le tournis.

    Une marque née du surnom de ses débuts

    La famille Neymar a officialisé son entrée dans le monde du vin avec la marque « Le Prince », baptisée en référence au surnom « Príncipe da Vila » que le joueur avait décroché lors de ses années de formation au club de Santos. Le projet a été développé en partenariat avec la holding JLX, et la stratégie commerciale s’annonce aussi ambitieuse que le CV de son fondateur.

    300 000 précommandes avant même le lancement

    Selon le magazine brésilien Pequenas Empresas & Grandes Negócios, la marque a enregistré environ 300 000 unités en précommande avant toute commercialisation officielle. Le catalogue couvre large : des vins d’Espagne, de France et du Chili, avec des tarifs allant de 59,90 reais (environ 10 euros) à 50 000 reais (près de 85 euros) la bouteille. De quoi séduire aussi bien le consommateur curieux que l’amateur éclairé.

    Des projections à la hauteur du personnage

    Les ambitions ne s’arrêtent pas là. La première année vise un million de bouteilles vendues pour un chiffre d’affaires estimé à 25 millions de reais, soit environ 4 millions d’euros. L’objectif grimpe ensuite à plus de 4 millions d’unités et 100 millions de reais (17 M€) de revenus dès la fin de la première année d’exploitation complète. Et d’ici fin 2026, la famille Neymar lorgne les 10 millions de références écoulées.

    Un marché brésilien encore sous-exploité

    Derrière cette stratégie se cache une réalité de marché bien calculée. Le Brésil ne consomme que 2,5 litres de vin par habitant et par an, loin derrière le Chili et ses 20 litres. C’est précisément ce retard que « Le Prince » entend combler en adoptant une approche délibérément accessible, sans le côté élitiste qui freine souvent la démocratisation du vin dans le pays.

    Neymar, entrepreneur en série

    Ce lancement s’inscrit dans une trajectoire entrepreneuriale de plus en plus affirmée pour Neymar. Après des investissements dans le gaming, l’immobilier et la restauration, le footballeur brésilien pose désormais un pied dans l’univers des spiritueux. Une diversification qui témoigne d’une vision à long terme, bien au-delà des terrains de football. Rappelons toutefois que l’alcool reste une substance à consommer avec modération.

    La rédaction ICONIQ. Business